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Je viens de faire un saut dans le passé !
Une amie de Josy, retrouvée par l'intermédiaire d'Internet, m'a envoyé une série de photos prises à l'époque où ma soeur fréquentait l'Ecole des Soeurs de Nevers à Tunis.
Revoir ce préau où, religieuses, éducateurs, élèves étaient si bien placés, le sérieux de toutes ces personnes, cette ambiance me rappelle l'importance que cette école donnait à l'éducation des enfants que les parents lui confiaient.
Tout ce que nous vivions était intense, le tout ponctué par les fêtes religieuses, la prière, la morale, le catéchisme qui nous préparait aux communions, tous les Saints Patrons, Anges et Archanges. Plus les cours et devoirs scolaires, les compositions ; bref, nous avions une formation qui touchait tous les domaines pour faire de nous des adultes responsables.
Les Sœurs de la charité et de l'instruction chrétienne de Nevers, en latin : Sororum Caritatis et Institutionis Christianae, forment une congrégation dédiée à l'enseignement et aux soins des malades.
1680 – Saint-Saulge - Nièvre
Jean-Baptiste Delaveyne invite des jeunes filles de Saint-Saulge et des paroisses voisines à se joindre à lui pour s'occuper des plus démunis : « N'ayez point d'autres affaires que celles de la charité, point d'autres intérêts que ceux des malheureux. »
C'est ainsi qu'en 1680 il fonde une congrégation religieuse de femmes pour servir et médicamenter les pauvres, enseigner et catéchiser les petites filles. Parmi les premières à le suivre en 1683, Anne Legeay, la première supérieure, Marie Marchangy et Marcelline Pauper.
Le couvent Saint-Gildard à Nevers en est la maison mère.