Objet : Budget 2025
Une source d'économie et d'égalité républicaine ? Une alternative à la pression fiscale.
Le budget de la culture, après cinq années de hausse, se trouve réduit cette année de 204 millions d'euros. Parmi les institutions qui en ont fait les frais, l'Opéra de Paris et la Comédie française ont perdu respectivement 6 et 5 millions d'euros. Mais d'autres économies sur les opérateurs de l'Etat, chiffrées cette fois non plus en millions mais en milliards, ne seraient pas pour autant impopulaires.
Le Centre national des arts plastiques coûte aujourd'hui 11.2 M€ et l'Académie de France à Rome pas moins de 10.9 M€.
Une suppression pure et simple de cette Académie, c’est-à-dire de la Villa Médicis, serait, non seulement logique mais également salutaire au budget. En effet, cette Institution uniquement prévue pour accueillir les lauréats des Prix de Rome perdure, alors que la distinction des Prix de Rome a été abandonnée depuis 1968.
La nomination de directeur de la Villa Médicis se fait par décret du chef de l’État, celle-ci offre des opportunités de reclassement, ce qui peut expliquer que même devenue depuis longtemps inutile et sans objet, la suppression de la Villa ne figure pas à l'ordre du jour, pas plus que sa vente ou sa restitution aux italiens.
Les Fonds Régionaux d'Art Contemporain constituent aussi une source de dépense anachronique tant au niveau des personnels, que du non-sens des collections qui génèrent incompréhension du public et, surtout, une grande injustice pour une écrasante majorité de créateurs.
Bien entendu, toutes décisions ne seraient pas sans conséquence pour des milliers de fonctionnaires réduits plus ou moins au reclassement, et pour les quelques collectionneurs spéculateurs ou les rares artistes vivant de subvention ou de commande d’Etat.
Mais à bien réfléchir, ces propositions de réforme rétabliraient justice et équité sociale, mais aussi et surtout impartialité du marché avec les indispensables économies recherchées par la France.
Budget de l'État - Financement de ses opérateurs
Sources : Rapports annuels de performances - comptes financiers des opérateurs en comptabilité générale
En 2020, le budget global des 22 Frac s'élevait à plus de 36 millions d'euros
Ecoles d'art en Région : 22-25 millions d'euros
ENSBA - Ecole nationale supérieure des beaux-arts : 20 millions d'euros
ENSAD - Ecole nationale supérieure des arts décoratifs : : 20 millions d'euros
CNAP - Centre national des arts plastiques : 11.2 millions d'euros
AFR - Académie de France à Rome : 11 millions d'euros
91 milliards d'euros de dépense ?
Les opérateurs de l’État sont des organismes distincts de l’État, au statut juridique public ou privé, auxquels est confiée une mission de service public. Placés sous le contrôle direct de l'État, ils sont financés en majorité par lui. On trouve parmi les opérateurs de grands établissements publics comme les universités, France compétences, Pôle emploi, Météo France, le Commissariat à l'énergie atomique...
Mais aussi des organismes inutiles ou aux compétences mal définies : Business France, Atout-France, Office français de la biodiversité, Etablissement pour l'insertion dans l'emploi, France éducation international. Des agences et instituts tout autant obscurs : Institut national de l'origine et de la qualité, Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail, Agence nationale de contrôle du logement social, Agence publique pour l'immobilier de la Justice...
Une première polémique pour le nouveau Premier ministre François Bayrou.
Au micro de BFMTV, lundi 16 décembre, le chef du futur gouvernement a répondu aux nombreuses critiques d'élus de la France insoumise après son déplacement à Pau, pour assister au conseil municipal de la ville dont il est maire.
"Je n'abuse jamais des moyens de l'État", s'est défendu François Bayrou. "Les ministres, Premiers ministres et présidents de la République sont accompagnés par des services de sécurité (...) c'est évidemment plus facile que de trouver des avions de ligne", a-t-il poursuivi en réponse à ses détracteurs, qui dénonçaient son vol de 50 minutes entre Paris et Pau.
Plusieurs parlementaires ont fustigé l'impact climatique généré par ce déplacement express en Dassault Falcon 7X de la République mais également son coût, estimé à plusieurs milliers d'euros. 12.000 euros, sans compter le coût de la sécurité et de l’équipe qui l’accompagnent.
L'opposition paloise dénonce une faute politique
Lors du conseil municipal, l'opposition paloise s'est également montrée très critique à l'égard de son maire. "Qu’est-ce que vous faites là monsieur Bayrou ? C’est une faute politique. Votre première mission, monsieur le Premier ministre, c’est de prendre l’avion et d’aller à Mayotte. Ne serait-ce que de façon symbolique", a lancé l’élu Tunday Cilgi à François Bayrou, cité par BFMTV.