2019-07-26T07:22:54+02:00

Michel Philippart et l'Art contemporain

Publié par education-programme

*
Lors de l'accrochage des peintures de Michel Philippart sur les cimaises du Palais Ducal, celui-ci fit part de son souhait, notamment auprès du Journal du Centre, d'obtenir un article - critique - au sens plein du terme.

Alors, plutôt que de porter jugement sur une œuvre qui, incontestablement donne à voir et mérite attention, à défaut d'obtenir une improbable unanimité, il ne paraît pas inintéressant de se pencher sur la position de l'artiste par rapport à la création de son temps.

Et c'est sans doute là tout le paradoxe de Michel Philippart qui, à certains égards, semble endosser le costume du parfait candide.

En effet, si l'on s'en réfère à l’ensemble des peintures présentées au Palais Ducal, et puisqu'il s'agit effectivement de peintures de surcroît figuratives, on se situe pour le moins assez loin du concept « art contemporain » qui ne se contente plus d’une démarche classique de reproduction en privilégiant comme médium, Installations et autres Vidéos...

Ici réside l'ambiguïté puisque Michel, non seulement sollicite les institutions officielles (Michel Philippart, extraits du Fascicule numéro trois) ce qui, après tout, peut se comprendre mais, par le truchement de sa Chapelle Saint-Sylvain, il participe aussi à la promotion de cet art dit contemporain, pourtant si éloigné des représentations du Palais Ducal, en répétant à chaque occasion les mêmes noms d'artistes établis comme Morellet, Viallat ou encore Lévêque...

Mais les quelques artistes reconnus et permanents de la Chapelle Saint-Sylvain ne sont peut-être, après tout pour Michel, qu'un moyen d'essayer d'obtenir une forme de reconnaissance ? De montrer son ouverture d'esprit ?

 

Michel Philippart, extraits du Fascicule numéro trois

...Après avoir contacté plusieurs galeries parisiennes sans grand succès, je me suis tourné vers les institutions publiques.
Philippe Hardy, alors directeur du FRAC bourgogne, me fixa un rendez-vous dans son bureau à Dijon. Je me déplace donc de Nevers avec six tableaux. Après les avoir regardés attentivement et écouté mes explications monsieur Hardy me déclara dubitatif : "Je comprends très bien votre démarche, mais comment pouvez-vous prétendre à tant de messages ? Tant de signes et de complexité dans chaque pièce ! Les artistes contemporains épurent les lignes, les couleurs, simplifient pour ne garder que le trait essentiel et ils laissent parler les autres pour eux..."
Pour mon interlocuteur j'en avais trop fait. Aimable et imperméable, il reprit les anciennes théories sur l'art contemporain. Aucune évolution ne parviendrait de lui, confirmant que la recherche individuelle ne peut pas dépendre de ces "bureaucrates-spécialistes", habitués à ce que les jeunes artistes leur présentent des "pièces" conçues selon les normes en vigueur.

Quelques années plus tard, en 2000, j'envoie un dossier présentant mon travail des dix dernières années à Danièle Yvergniaux, nouvelle directrice du Centre d'art contemporain de Pougues-les-Eaux. Après un courrier de rappel, adressé sous couvert du Conseil Général de la Nièvre, financeur du Centre, la réaction de la responsable du Centre fut rapide et laconique : " Vos démarches artistiques sont très classiques et la relation aux spectateurs peu innovante..."

 

Itinéraire d'un fonctionnaire type

Philippe Hardy : Inspecteur général au Ministère de la Culture, a été directeur de l’École régionale des beaux-arts de Rennes de 2009 à 2015, a dirigé le centre culturel français de Turin et l’Institut français des Pays-Bas à Amsterdam. Il est membre de l’institut des métiers d’art du ministère de la Culture.

filipardi@yahoo.com

 

Le Ministère de la Culture

Depuis sa création en 1959 avec un ministre doté alors de réels pouvoirs cette institution, mis à part quelques actions peu contestables, comme la sauvegarde du patrimoine, aura surtout bénéficié aux fonctionnaires et sans doute aussi à quelques rares connaissances artistiques.
A l’heure de la troisième génération rien n’a changé et les frais de fonctionnement sont toujours là. Cependant, au fil du temps, l’enveloppe dévolue au soutien artistique proprement dit, c'est-à-dire aux créateurs, s’est réduite comme peau de chagrin, sans parler hélas du discrédit de l’exécutif.
La Culture ! Un ministère des illusions et des frustrations ?
Mais les artistes en mal de reconnaissance se consoleront peut-être en pensant que cette raréfaction des aides aura au moins comme avantage d’éviter des choix forcément arbitraires et trop souvent orientés.

Monsieur Wilfrid Séjeau, vice-président du Conseil départemental chargé de la culture,
 
Avec Joël Muzerelle, nous avons évoqué récemment le Centre d'Art qui, semble-t-il, n'obtiendrait pas les subventions régionales et/ou nationales escomptées.
 
Son achat par le Conseil départemental 130.000 euros parait, somme toute, assez raisonnable. Reste cependant à financer les mises aux normes, nombreuses et pour des montants souvent imprévisibles, sans parler ensuite des frais de fonctionnement.
Et comment, après avoir vendu celui de Pougues, pouvoir penser que ledit Centre installé à Nevers rencontrerait un meilleur accueil de la part du public - je ne parle pas des scolaires toujours satisfaits des balades - le tout pour un coût raisonnable pour le contribuable ?
Les ex-locaux du Centre d'art de Pougues font actuellement l'objet d'études, confiées comme il se doit à un Cabinet spécialisé parisien qui, bien entendu, ne donne pas dans le bénévolat malgré les très hypothétiques retombées.
 
Je suis scandalisé par les propos de Marc Vérat qui m’associe à une polémique qui à mes yeux n'a pas lieu d'être et qui dévoient complètement une conversation privée en pouvant laisser croire que je partage son opinion, ce qui n'est évidemment pas le cas.
Mon attachement à la re-création d'un centre d'art contemporain est connu de longue date et je soutiendrai toujours tous les acteurs qui participeront à sa renaissance.
Joël Muzerelle
 
Pas une polémique mais un constat !
 
Peut-être ! Mais en l'occurrence il s'agit d'argent public destiné à une infime minorité. Et tu ferais mieux d'être scandalisé par les sans aucun doute trop riches bourgeois que sont Arnault ou Pinault qui eux, comme amateurs d'art contemporain, peuvent effectivement utiliser leur argent comme bon leur semble.
Gageons néanmoins que leurs fondations défiscalisées, après leurs décès, ne laisseront pas traces impérissables.
L'Art académique, nommé péjorativement pompier, bien que généralement toujours et encore apprécié d'un large public a pourtant été décroché des cimaises pendant près d'un siècle. Mais aujourd'hui il occupe la place qu'il mérite.
Il ne parait pas du tout certain que l'art contemporain, qui repose sur un immatériel concept, connaisse à son tour, semblable réhabilitation.
Près de La Charité-sur-Loire et plus précisément dans le hameau de Pète-loup, un artiste contemporain reconnu possède une résidence secondaire. Sa recette pour l'art contemporain : On commence par Dan Flavin, minimaliste américain, né en 1933, célèbre pour ses installations de tubes néons fluorescents. On y ajoute Ben Vautier, né en 1935, qui acquiert une certaine notoriété dans les années 60 à travers ses citations. On obtient alors Claude Lévêque, né en 1953 à Nevers et « Je suis une merde »

Près de La Charité-sur-Loire et plus précisément dans le hameau de Pète-loup, un artiste contemporain reconnu possède une résidence secondaire. Sa recette pour l'art contemporain : On commence par Dan Flavin, minimaliste américain, né en 1933, célèbre pour ses installations de tubes néons fluorescents. On y ajoute Ben Vautier, né en 1935, qui acquiert une certaine notoriété dans les années 60 à travers ses citations. On obtient alors Claude Lévêque, né en 1953 à Nevers et « Je suis une merde »

Voir les commentaires

2019-07-23T05:19:59+02:00

Cimetières Jean-Gautherin et Père Lachaise

Publié par education-programme
*
C'est en juillet 1791 que le Champ de la Motte est acheté. Un an plus tard, la première pierre de la Chapelle des Trépassés est bénie. En 1793, les cimetières paroissiaux sont supprimés par Fouché et le cimetière prend alors le nom du Champ du repos. À partir de 1810 commence l'édification de monuments, mais ce n'est que dans les années 1830 que le cimetière est véritablement aménagé, et devient un lieu de méditation.
Même s'il porte le nom d'un sculpteur nivernais né à Ouroux, en 1840, qui n'y repose pas, il accueille en son sein les tombes de quelques personnages célèbres locaux comme Pierre Bérégovoy, ancien maire de Nevers et Premier ministre, la résistante et déportée Lucette Sallé ou encore l'écrivain Claude Tillier.
 Cimetières Jean-Gautherin et Père Lachaise
 Cimetières Jean-Gautherin et Père Lachaise
 Cimetières Jean-Gautherin et Père Lachaise
 Cimetières Jean-Gautherin et Père Lachaise
 Cimetières Jean-Gautherin et Père Lachaise
 Cimetières Jean-Gautherin et Père Lachaise
 Cimetières Jean-Gautherin et Père Lachaise

Voir les commentaires

2019-07-16T09:33:28+02:00

Les ateliers réservés aux jeunes-femmes

Publié par education-programme

*

Les ateliers réservés aux jeunes-femmes

A partir de 1896, les jeunes femmes auront la possibilité de fréquenter la bibliothèque de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris et pourront aussi assister aux cours magistraux de perspective, anatomie et histoire de l'art, à condition qu'elles aient bien rempli les conditions d'admission.
Elles doivent formuler une requête écrite, être âgées de quinze à trente ans, et présenter un acte de naissance ainsi qu'une lettre de recommandation d'un professeur ou d'un artiste confirmé. Pour les prétendantes étrangères une lettre de leur consulat ou de leur ambassade.

Cette ouverture de l'Ecole, relativement peu sélective, est très appréciée non seulement pour son émulation mais surtout pour son prix de revient. Rappelons qu'alors, seuls les ateliers ou académie privés offraient quelques possibilités d'études aux femmes-artistes mais avec des coûts élevés, généralement deux fois supérieurs à ceux demandés aux étudiants masculins.

 

C'est en 1900, onze ans après la première demande formelle d'admission aux Beaux-Arts déposée par Madame Bertaux, que les femmes pourront entrer dans un atelier de l'Ecole ; atelier qui leur sera tout spécialement destiné. Celui-ci, sera codifié comme ses homologues masculins et réglé dans ses moindres détails par des instructions réparties en quarante deux articles.
Pour suivre la tradition établie, un massier ou plus exactement une massière, représente les intérêts des élèves de l'atelier. Cette responsable dispose de certains pouvoirs, elle est habilitée à entretenir un lien entre les étudiantes et le professeur Humbert, membre de l'Institut, à lui poser des questions, à risquer quelques objections. Le choix des modèles et de leurs attitudes, plus ou moins longues en fonction de l'étude envisagée, étaient déterminés à la majorité, la massière se contentant d'officialiser matériellement le choix par des marques à la craie sur l'estrade réservée à la pose. Celle-ci pouvait encore intervenir lors d'une éventuelle concurrence concernant la meilleure place, la meilleure lumière pour dessiner, pour peindre.
Trois ans après la fondation de cet atelier, en 1903, les femmes furent autorisées à se présenter au Prix de Rome et la première à l'obtenir fut Lucienne Antoinette Heuvelmans, Prix de Rome de sculpture avec "La soeur d'Oreste défendant le sommeil de son frère", en 1911.
Il n'y aura qu'un seul atelier de ce type jusqu'à la fin des années vingt. Les jeunes femmes artistes prendront en quelque sorte leur revanche dès les années soixante-dix, et deviendront même majoritaires au niveau des effectifs à la fin des années quatre vingt.

1906 - Photographie dans l’École des Beaux-Arts de Paris de l’atelier Fernand HUMBERT
1906 - Photographie dans l’École des Beaux-Arts de Paris de l’atelier Fernand HUMBERT

1906 - Photographie dans l’École des Beaux-Arts de Paris de l’atelier Fernand HUMBERT

Laurent Marqueste, Prix de Rome comme ses collègues enseignants, dans sa classe - féminine - à l'École des Beaux-Arts de Paris, vers 1914
Laurent Marqueste, Prix de Rome comme ses collègues enseignants, dans sa classe - féminine - à l'École des Beaux-Arts de Paris, vers 1914

Laurent Marqueste, Prix de Rome comme ses collègues enseignants, dans sa classe - féminine - à l'École des Beaux-Arts de Paris, vers 1914

L'atelier de M. Maury à l'Académie Julian, 1935, Suzanne Humbert est assise au centre
L'atelier de M. Maury à l'Académie Julian, 1935, Suzanne Humbert est assise au centre

L'atelier de M. Maury à l'Académie Julian, 1935, Suzanne Humbert est assise au centre

Paris, fin décembre 1935 - Extraits des écrits de Suzanne Humbert 1913-1952
A l'atelier ça va très mal. Le patron m'a encore fait une scène, il paraît que je suis « vidée » (provisoirement), « qu'on n'est pas des chevaux », que c'est faiblard et maladif, qu'il faut que je reste un bout de temps sans rien faire, sans penser à la peinture. Il est bon, lui, quoi faire alors ? Si au moins j'étais sûre que ça me recharge…

 

Paris, mars 1937, préparation du concours d"entrée à l'Ecole des Beaux-Arts
Hier et avant hier j'ai travaillé toute la journée, pas fiévreusement, plutôt en amateur, presque comme si je lisais un roman. Ça n'est pas ennuyeux, mais alors je me reproche de gâcher presque un temps que je pourrais employer à retenir de substantiels condensés. Mais à quoi bon puisque cette nuit j'ai rêvé de ce bienheureux concours : on nous distribuait des feuilles de papier Ingres format cartes de visite et on nous disait de faire tenir le modèle entier dedans. Je me désolais parce que je n'aime pas le genre miniature, et puis je n'avais pas de fusain, pas de fil à plomb. J'étais refusée…

… j'ai fait à l'atelier de litho quelques bons croquis d'après un modèle et un grand dessin rehaussé de pastel, pas mauvais. Cette semaine, pas de modèle, mais nous avons entrepris, Fesneau, Le Pesqueux, Sonia, Arvaux (un petit jeunet, « le fou de la rue des Saints-Pères », l'éclopé du Bal des 4'Z'Arts », et moi, de déménager en partie l'ancien atelier de litho dans notre nouvel atelier, encore bien démuni. Nous avons trimbalé des pierres, des sacs de sable, des tamis, la presse, quelques tabourets. Il y a encore des tables, des tabourets, l'armoire, etc... mais nous attendons des nouveaux pour le faire. Et puis hier Mr Jaudon, malade, ayant téléphoné qu'il ne venait pas, nous avons pris une décision énergique, et nous avons entrepris de commencer chacune une pierre. Il s'agissait avant tout de la « grainer ». Là-dessus, c'était moi la plus calée, et j'avais tout juste entendu Magnard, l'année dernière, dire à des nouveaux comment s'y prendre. Enfin, avec un air faussement compétent j'ai fait de belles phrases sur la grosseur du sable : le 80, le 100, le 120, et des tamis à employer, et qu'il fallait se mettre sous le robinet, et faire tourner les pierres l'une sur l'autre, etc... Enfin hier, après un après-midi de travail de forçat sous l'eau, en appuyant bien fort, nous avons laissé les pierres 2 à 2 l'une sur l'autre sans les rincer, avec du sable entre les 2 (toujours sur mes indications). Aujourd'hui j'étais bien un peu inquiète en arrivant, et les cris de fureur de Le Pesqueux quand j'ai ouvert la porte n'étaient pas faits pour me rassurer. Après constatation j'étais moi-même accablée : les pierres 2 par 2 étaient maçonnées, un vrai ciment de romain, impossible de les séparer (je ne sais par quel miracle, puisqu'il n'y avait que du sable et de l'eau). Enfin Arvaux, avec marteau, ciseau, et beaucoup de ronchonnade, est parvenu après pas mal de temps et d'essais, à les séparer. Bien entendu, il a fallu re-grainer le tout.
Le travail à l'atelier de litho marche bien. La semaine dernière, d'autorité et sans le Patron, j'ai entrepris une pierre et 3 camarades m'ont suivie dans cette voie. Et en même temps que la pierre un petit bois et une pointe sèche. Les tirages ! Ça, ça a été toute une histoire, 3 séances complètes d'après-midi chez Mr Jaudon en attendant l'imprimeur, avec entre-temps essai autonome sur la petite presse de l'ancien atelier de l'Ecole déménagé à la sueur de notre front. Les essais furent épiques, et répétés plusieurs jours avec beaucoup de fantaisie, sinon de compétence. Enfin cet après-midi, de 2 h à 6 h ¼, nous avons, Le Pesqueux et moi, servi d'apprenties à l'imprimeur de Mr Jaudon, chez lui, à sa grande presse, et les tirages sont assez réussis.

Voir les commentaires

2019-07-14T11:43:24+02:00

Jour de fête à Apremont

Publié par education-programme

*

Jour de fête à Apremont
Jour de fête à Apremont
Jour de fête à Apremont
Jour de fête à Apremont
Jour de fête à Apremont
Jour de fête à Apremont
Jour de fête à Apremont
Jour de fête à Apremont
Jour de fête à Apremont
Jour de fête à Apremont
Jour de fête à Apremont

Voir les commentaires

2019-07-13T08:26:03+02:00

Images HDR

Publié par education-programme

*
For best resuls use exposure intervals of 1EV or more.
Edit the table if EXIF data is missing from the images.
Standard weighting
Final HDRI will be blended from as many usable pixel samples as possible, but final quality suffers when the input images are noisy.
The camera curve will be derived from the images. Ghost removal...

Images HDR
Images HDR
Images HDR
Images HDR
Images HDR
Images HDR
Images HDR
Images HDR
Images HDR

Voir les commentaires

Girl Gift Template by Ipietoon - Hébergé par Overblog