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Les riches et l’argent public.
L’ancien président François Hollande explique dans son dernier livre qu’ayant fait le choix de ne pas travailler, il vit légitimement de l’argent public. Qu'en sera-t-il pour le jeune Emmanuel Macron dans la perspective d'une possible autant qu'importante longévité ?
Après son départ de l’Élysée, François Hollande se charge d'assurer la promotion d’un livre dans lequel il raconte son mandat. L’ancien chef de l’État interrogé sur ses revenus actuels a dit cumuler trois retraites, au titre de ses précédentes fonctions de président de la République, de parlementaire et comme membre de la Cour des comptes. Autrement dit il bénéficie d’une retraite d'environ 20 000 euros mensuels.
En outre, François Hollande, qui a quitté ses fonctions depuis moins de 5 ans bénéficie de 7 collaborateurs et 2 agents de service, ce qui occasionne une facture globale de 514.083 euros.
« je ne considère pas qu’il faille qu’un ancien président soit dans un état de dénuement. Si d’ailleurs il l’était, ce qui ne serait pas forcément une bonne chose, il ferait des activités privées. Or, je me suis refusé à faire des activités privées. »
Les Gilets Jaunes ou les « sans dent » pour reprendre le trait d'humour favori de l'ex-président apprécieront.
Mais qu'ils se rassurent, avec Nicolas Sarkozy c'est pire !
Nicolas Sarkozy et Valéry Giscard d’Estaing, ayant quitté l’Élysée depuis plus longtemps doivent se contenter de trois collaborateurs et d'un agent de service placés à disposition.
Le cabinet de Nicolas Sarkozy (533.900 euros) revient pourtant plus cher que celui de François Hollande, bien qu’étant plus réduit.
Très cher Nicolas Sarkozy !
Outre cet avantage, les ex-présidents bénéficient également de la mise à disposition de “locaux, meublés et équipés, dont le loyer, les charges et les frais généraux sont pris en charge par l’état", précise Matignon.
Nicolas Sarkozy, installé dans ses bureaux de la rue de Miromesnil à Paris, absorbe 293.991 euros. Les locaux de François Hollande, dans le cadre cossu de la rue de Rivoli, coûtent presque aussi cher : 253.294 euros. Troisième volet, les frais liés aux anciennes fonctions, qui concernent notamment les déplacements officiels, représentent un budget annuel de 37.815 euros par an.
A noter que ces montants indiqués par Matignon ne prennent pas en compte les prestations de sécurité et de chauffeur personnel dont bénéficient les anciens présidents. Il en va de même pour la dotation annuelle dont ils bénéficient - fixée à 74.700 euros bruts par an - absente des éléments fournis par le cabinet du Premier ministre.
Le sénateur PS Jean-Pierre Sueur constate la hausse du train de vie à l'Elysée.
Les dépenses de l'Élysée devraient de nouveau augmenter en 2020... Alors que le projet de loi de finances pour l'année 2020 est en cours d'examen, J-P. Sueur a dénoncé la hausse des dépenses du palais présidentiel dans un rapport sur la mission "pouvoirs publics" dont il est chargé.
"La dotation allouée pour 2020 à la présidence de la République sera de nouveau augmentée à 105,3 millions contre 103 millions d'euros en 2019 (+2,25%)". Or, les dépenses du palais présidentiel augmentent plus nettement puisque dans les prochains mois, elles devraient passer "de 106.780.000 euros à 110.516.000 euros" en 2020, soit une hausse de 3,7 millions d'euros.
"Sous François Hollande, la dotation de l'Etat était passée à 100 millions d'euros en 2015, 2016 et 2017. Et dès qu'Emmanuel Macron arrive, ça augmente. Et là, à nouveau.
Des frais de déplacements non maîtrisés
Le sénateur pointe notamment du doigt la hausse des frais liés aux déplacements d'Emmanuel Macron et ses collaborateurs. "Après avoir connu une diminution régulière de 2012 à 2018, passant de 19,4 millions d'euros à 14,3 millions d'euros en loi de finances initiale", les crédits budgétés vont grimper en 2020 à environ 15,7 millions d'euros en crédits de paiements, selon le rapport.
Cette augmentation paraît injustifiée d'après Jean-Pierre Sueur, qui rappelle que l'actualité internationale prévisible pour 2020 n'est pas "notablement plus conséquente" que lors des cinq années précédentes. "Il aurait pu être opportun de maîtriser davantage les coûts occasionnés en la matière", a-t-il jugé.
Ainsi, pour le sénateur PS, la seule justification à cette hausse réside dans le fait que l'engagement de l'Elysée à privilégier, lorsqu'il est possible, le transport terrestre et à contenir les frais de transports aériens, n'est pas tenu. Le rapport rappelle que ces frais représentent 60% du coût total des déplacements de la présidence de la République, qui a un recours privilégié à l'A330 "plutôt qu'au Falcon".
Le déficit du système de retraite devrait s'établir entre 8 milliards et 17 milliards d'euros en 2025, selon le rapport du conseil d'orientation commandé pour justifier d'éventuelles mesures d'économies avant l'instauration d'un régime "universel", sujet explosif à l'approche de la grève du 5 décembre.
Compris "entre -0,3% et -0,7% du PIB", le "solde financier du système" serait ainsi dans un ordre de grandeur proche de la prévision évoquée en juin dans le rapport annuel du COR (Conseil d'orientation des retraites), qui tablait alors sur un déficit d'environ 10 milliards d'euros (0,4% du PIB) en 2022, selon le document qui doit être remis jeudi à Matignon et qu'a pu consulter l'AFP lundi.
Alors avant le 5 décembre, quelques questions sur l'égalité républicaine :
- Pourquoi un député après seulement cinq ans de cotisation retraite touche-t-il une pension moyenne de 1 500 €/mois alors qu’un employé, pour 42 années de cotisation, touchera 896 euros en moyenne ?
- Pourquoi, au bout de deux mandats de six ans, un sénateur peut-il toucher plus de 3 700 € par mois de retraite ?
- Pourquoi une cotisation retraite d’élu rapporte-t-elle en moyenne 6,50 € pour un euro cotisé pendant vingt ans, alors qu’un salarié du régime général touche entre 0,87 et 1,57 € pour un euro cotisé pendant quarante-deux ans ?
- Pourquoi les cotisations retraite des élus peuvent-elles être abondées par les collectivités, ce qui permet à un parlementaire de toucher sa retraite à taux plein avec moins d’annuités de cotisation ?
- Pourquoi deux ans d’allocations chômage pour un salarié du régime général et cinq ans pour les députés ?
- Pourquoi un parlementaire touche-t-il une IRFM (indemnité représentative de frais de mandat) de 5 770 € par mois pour un député et de 6 200 € par mois pour un sénateur, dont l’usage n’est pas contrôlable et pour lequel il n’a de compte à rendre à personne ?
- Pourquoi, durant son mandat, un élu peut-il s’acheter un bien qu’il nomme permanence, le payer à crédit avec l’IRFM, qui est de l’argent public, et ensuite le garder ou le vendre pour son bénéfice personnel ?
- Pourquoi les parlementaires peuvent-ils toucher plusieurs enveloppes de frais de représentation - frais en tant que président d’agglomération, frais en tant que maire… ?
- Pourquoi parle-t-on toujours de réduire le nombre de fonctionnaires mais trop rarement celui des parlementaires ?
- Pourquoi aucun chiffre n’existe sur la présence ou non des sénateurs lors des séances au Sénat ?
- Pourquoi un député peut-il cumuler plusieurs « réserves parlementaires » sans que cela se sache officiellement ?
- Pourquoi l’indemnité de fonction d’un député et son IRFM ne sont-elles pas imposables ?
- Pourquoi un député a-t-il droit au remboursement de frais de taxis parisiens alors qu’il touche l’IRFM ?
- Pourquoi un ancien sénateur ou un ancien député ont-ils droit à la gratuité à vie en première classe SNCF ?
- Pourquoi un ancien sénateur et son conjoint ont-ils le droit au remboursement de la moitié sur 12 vols Air France par an et à vie ?
- Pourquoi les anciens ministres, leurs conjoints et leurs enfants ont-ils droit à la gratuité à vie des vols Air France et à la gratuité à vie des transports sur le réseau SNCF ?
Quelques autres questions, notamment pour les journalistes qui bénéficient également d'un régime sur mesure ; ceci explique peut-être cela !