2019-12-18T16:33:42+01:00

Retraites, une nomination controversée

Publié par education-programme

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Ancien directeur des ressources humaines d'Auchan, Laurent Pietraszewski n'a, semble-t-il, pas laissé que de bons souvenirs.

AFP-Services, publié le mercredi 18 décembre 2019 à 15h57

"Des DRH, j'en ai connu d'autres, certains étaient vraiment humains, c'étaient des personnes fabuleuses, mais lui, ce n'est pas le cas", témoigne un responsable syndical au sujet du nouveau "Monsieur retraites" du gouvernement, qui a travaillé plusieurs années pour l'enseigne de grande distribution.

Laurent Pietraszewski, nommé mercredi 18 décembre secrétaire d'État en charge des retraites, a laissé un mauvais souvenir aux délégués CFDT qui l'ont côtoyé dans le Nord-Pas-de-Calais.

"Le premier contact avec lui, il avait fait très fort", a décrit Guy Laplatine, délégué syndical CFDT pour le groupe Auchan Retail France, qui se souvient d'un épisode de "chasse aux sorcières particulièrement violent" à Béthune au début des années 2000.

"Il avait fait mettre en garde à vue une déléguée syndicale qu'il soupçonnait d'avoir donné un petit pain à une employée de la galerie marchande, comme si elle l'avait volé", raconte-t-il.

"C'était complètement disproportionné. Il n'a jamais pu prouver que c'était vrai et, de fait, ça ne l'était pas". La jeune femme, avait tout de même passé une nuit au poste de police.

 

Un carriériste qui licencie à tout-va ?
Après Béthune, Laurent Pietraszewski a notamment travaillé plusieurs années pour l'hypermarché Auchan de Roncq , près de Lille. "Quand il est arrivé, c'était un cadeau empoisonné", se remémore Luc Fourrier, 57 ans dont 37 au sein du groupe et lui aussi délégué syndical CFDT.

"C'est des mauvais souvenirs, il n'a jamais été sincère. Le rôle des ressources humaines, c'est d'être à l'écoute, mais lui, c'était tout le contraire".

L'ancien haut-commissaire aux retraites aurait gaspillé de fortes sommes d'argent lorsqu'il était à la tête du Conseil économique, social et environnemental, révèle Le Parisien.

Le Journal relève surtout deux lignes qui "pointent un certain malaise quant à une confusion des missions et des moyens due à la détention en parallèle d'un mandat électif par le Président"

 

Des chauffeurs et assistantes à plein temps ?

Le quotidien met en avant des témoignages qu'il a récupérés qui pourraient encore plus embarrasser Jean-Paul Delevoye. Ainsi, pendant cinq ans, l'ancien homme fort des retraites d'Édouard Philippe aurait multiplié les voyages avec ses chauffeurs attitrés "pour faire des allers-retours entre le Conseil économique, social et environnemental, c'est-à-dire Paris et la commune de Bapaume dans le Pas-de-Calais où il était maire jusqu'en 2014. "Souvent le président partait le jeudi soir ou le vendredi et revenait le lundi. Et le chauffeur restait à Bapaume, nourri, logé", révèle aujourd'hui une source au Parisien. Beaucoup se demandaient à l'époque qui payait les allers et venues entre le Cese et la ville nordiste.

Pire, selon certaines sources, les chauffeurs semblaient avoir un rythme de vie assez confortable, en ne travaillant qu'une semaine sur deux avec un salaire de 2000 euros et des primes allant de 800 à 1000 euros.

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2019-12-18T09:32:45+01:00

L’ART CONTEMPORAIN ET SES INSTITUTIONS

Publié par education-programme

Le paradoxe et l'arbitraire
A chaque époque son art officiel. Parfois l'artiste l'ignore, parfois celui-ci y adhère plus ou moins et, plus rarement, il s'y oppose ouvertement.
Jusqu'alors, avec les différents médias, écrits, radio et télé-diffusés, le destinataire était essentiellement passif, se contentant de choisir et de recevoir sa source d'information, sans autre participation possible. Aujourd'hui, par l'intermédiaire de l'Internet, ce même destinataire a désormais l'opportunité de devenir un acteur actif : En exprimant son point de vue - En traitant l'information - En la rediffusant. Alors, profitons-en !

 
 

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2019-12-14T09:15:00+01:00

MUNICIPALES 2020 - CITOYENS !

Publié par education-programme

Notre mission est terminée ! Nous allons céder la place à vos nouveaux élus, la solidarité n'est plus un vain mot et si nos conseils peuvent avoir quelque poids dans vos résolutions, permettez-nous de vous les faire connaître, avant le scrutin.
 

Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant votre propre vie, souffrant des mêmes maux.
Défiez-vous autant des ambitieux que des parvenus ; les uns comme les autres ne considèrent que leurs propres intérêts et finissent toujours par se considérer comme indispensables.

Défiez-vous également des beaux parleurs, incapables de passer à l'action ; ils sacrifieront tout à un discours, à un effet oratoire ou à un mot spirituel.
Évitez également ceux que la fortune a trop favorisés, car trop rarement celui qui possède la fortune est disposé à regarder le travailleur comme un frère.
Enfin, cherchez des hommes aux convictions sincères, des hommes du Peuple, résolus, actifs, ayant un sens droit et une honnêteté reconnue.
 

Portez vos préférences sur ceux qui ne brigueront pas vos suffrages ; le véritable mérite est modeste, et c'est aux électeurs à choisir leurs hommes, et non à ceux-ci de se présenter.
Nous sommes convaincus que, si vous tenez compte de ces observations, vous aurez enfin inauguré la véritable représentation populaire, vous aurez trouvé des mandataires qui ne se considéreront jamais comme vos maîtres.
 

Paris - Hôtel-de-Ville, 25 mars 1871, le comité central de la Garde nationale

Compagnons,
 
Vous demandez à un homme de bonne volonté, qui n'est ni votant ni candidat, de vous exposer quelles sont ses idées sur l'exercice du droit de suffrage.
Le délai que vous m'accordez est bien court, mais ayant, au sujet du vote électoral, des convictions bien nettes, ce que j'ai à vous dire peut se formuler en quelques mots.
 
Voter, c'est abdiquer ; nommer un ou plusieurs maîtres pour une période courte ou longue, c'est renoncer à sa propre souveraineté. Qu'il devienne monarque absolu, prince constitutionnel ou simplement mandataire muni d'une petite part de royauté, le candidat que vous portez au trône ou au fauteuil sera votre supérieur. Vous nommez des hommes qui sont au-dessus des lois, puisqu'ils se chargent de les rédiger et que leur mission est de vous faire obéir.
Voter, c'est être dupe ; c'est croire que des hommes comme vous acquerront soudain, au tintement d'une sonnette, la vertu de tout savoir et de tout comprendre. Vos mandataires ayant à légiférer sur toutes choses, des allumettes aux vaisseaux de guerre, de l'échenillage des arbres à l'extermination des peuplades rouges ou noires, il vous semble que leur intelligence grandisse en raison même de l'immensité de la tâche. L'histoire vous enseigne que le contraire a lieu. Le pouvoir a toujours affolé, le parlotage a toujours abêti. Dans les assemblées souveraines, la médiocrité prévaut fatalement.
 
Voter c'est évoquer la trahison. Sans doute, les votants croient à l'honnêteté de ceux auxquels ils accordent leurs suffrages et peut-être ont-il raison le premier jour, quand les candidats sont encore dans la ferveur du premier amour. Mais chaque jour a son lendemain. Dès que le milieu change, l'homme change avec lui. Aujourd'hui, le candidat s'incline devant vous, et peut-être trop bas ; demain, il se redressera et peut-être trop haut. Il mendiait les votes, il vous donnera des ordres. L'ouvrier, devenu contre-maître, peut-il rester ce qu'il était avant d'avoir obtenu la faveur du patron ? Le fougueux démocrate n'apprend-il pas à courber l'échine quand le banquier daigne l'inviter à son bureau, quand les valets des rois lui font l'honneur de l'entretenir dans les antichambres ? L'atmosphère de ces corps législatifs est malsain à respirer, vous envoyez vos mandataires dans un milieu de corruption ; ne vous étonnez pas s'ils en sortent corrompus.
 
N'abdiquez donc pas, ne remettez donc pas vos destinées à des hommes forcément incapables et à des traîtres futurs. Ne votez pas ! Au lieu de confier vos intérêts à d'autres, défendez-les vous-mêmes ; au lieu de prendre des avocats pour proposer un mode d'action futur, agissez ! Les occasions ne manquent pas aux hommes de bon vouloir. Rejeter sur les autres la responsabilité de sa conduite, c'est manquer de vaillance.
 
Je vous salue de tout cœur, compagnons .
Elisée Reclus, lettre adressée à Jean Grave, insérée dans Le Révolté du 11 octobre 1885
MUNICIPALES 2020 - CITOYENS !

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2019-12-10T11:38:55+01:00

C'est la Grève ! Les retraites

Publié par education-programme

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Un secrétaire d'État à l'image de son président, c'est-à-dire jeune, débordant d'ambition, qui n'a jamais vraiment travaillé et, surtout pas manuellement, mais qui pense détenir la vérité et l'appliquer à tous...

Le secrétaire d'État aux Transports s'est rendu lundi en gare du Nord à Paris, pour faire le point sur la situation et a été pris à partie par quelques grévistes.
Le gouvernement est déterminé à mener la réforme des retraites leur a affirmé le secrétaire d'État Jean-Baptiste Djebbari en gare du Nord lors d'une rencontre imprévue.
Mais alors qu'il s'apprêtait à monter à bord de sa voiture après avoir visité le centre de contrôle de la gare du Nord, le ministre a été interpellé par une douzaine de grévistes de la SNCF qui l'attendaient et avec lesquels un dialogue s'est engagé plutôt dans le calme.
"Votre gouvernement doit prendre conscience que les cheminots ne vont pas lâcher. On ne lâchera pas jusqu'au retrait. La clause du grand-père on ne veut pas l'entendre et c'est la base qui décide", a renchéri une cheminote a constaté l'AFP.
"Il y a eu des Gilets Jaunes et il y a des travailleurs et c'est la réalité dans ce pays. Vous avez laissé les vrais travailleurs, ceux qui produisent les richesses dans ce pays, vous les avez laissé crever, et ces gens-là en ont ras-le-bol. La force des travailleurs, c'est la grève", a ensuite ajouté un autre militant.

Les cheminots bénéficient d'un régime sur mesure, pour eux sans doute justifié, mais pour d'autres source d'une forme de privilège mais au moins, eux, ils travaillent et rendent un vrai service.
Outre une inégalité des régimes actuels de retraite, le ratio retraités - actifs n'est plus favorable et engendre inévitablement un déséquilibre qu'il va falloir peut-être bien résoudre. En attendant et quoiqu'il en soit, aujourd'hui les gains de productivité sont là et devraient permettre à une plus large population, chômeurs, malades, retraités, d'être entretenue.
Le mythe de la dette laissée aux enfants, généralement entretenu par le pouvoir libéral, ne repose finalement que sur la reconnaissance future de ladite dette et que nul ne sera alors obligé de reconnaître. D'ailleurs le système capitaliste et bancaire en a profité et en profite encore ; soyons donc confiants, l'économie et la finance s'adapteront et s'en accommoderont d'une façon ou d'une autre.

6Medias, publié le lundi 16 décembre 2019 à 16h50

Alors qu'il vient de donner sa démission du gouvernement, Jean-Paul Delevoye rencontre quelques soucis avec la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

Après ses 13 mandats oubliés sur sa déclaration d'intérêts, c'est désormais la déclaration de patrimoine du haut-commissaire aux retraites qui semble poser problème. Lancés après l'affaire Cahuzac en 2013, les services de contrôle de la Haute Autorité sont actuellement en cours de vérifications à propos de celle-ci.

Dans une récente interview accordée au Parisien, le "Monsieur Retraites" de l'Élysée explique avoir dû refaire sa déclaration : "C'est ma femme qui s'occupe de tout ce qui est l'administratif"

En plus, d'avoir omis de mentionner ses 13 mandats, Jean-Paul Delevoye confie au Parisien avoir un "manque de sérieux vis-à-vis de la chose privée... J'avoue, autant je suis rigoureux sur les budgets publics, autant c'est ma femme qui s'occupe de tout ce qui est administratif, mais c'est moi qui ai rempli mes deux déclarations."

La vérification de la déclaration de patrimoine est plus longues que les déclarations d'intérêts parce que lors d'une procédure de vérification sur déclaration de patrimoine, le fisc est systématiquement saisi afin de mettre en commun les informations. Si celles-ci ne concordent pas, on pourrait donc s'attendre à de nouvelles révélations d'ici quelques semaines.

 

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2019-12-10T08:27:40+01:00

Jeunes baigneuses en Loire

Publié par education-programme

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La propreté n’était pas la caractéristique majeure des XVIIIème et XIXème siècles.
Si l’on se parfumait beaucoup, on se lavait rarement. Ce n’était pas seulement une condition d’aisance matérielle : la société dans son ensemble répugnait à ces manières jugées inutiles. On disait alors d’un homme, comme d’un fromage, qu’il avait du “caractère”, ce qui signifiait qu’il sentait fort et que son commerce n’en était que plus agréable !
La scène du porteur de bain des grandes villes, ou plus prosaïquement la baignade, attirait parfois quelques badauds et les moqueurs se gaussaient de ces bourgeois qui croyaient se “laver l’âme en se frottant le cul”.

Jeunes baigneuses en Loire
Jeunes baigneuses en Loire

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