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Ancien directeur des ressources humaines d'Auchan, Laurent Pietraszewski n'a, semble-t-il, pas laissé que de bons souvenirs.
AFP-Services, publié le mercredi 18 décembre 2019 à 15h57
"Des DRH, j'en ai connu d'autres, certains étaient vraiment humains, c'étaient des personnes fabuleuses, mais lui, ce n'est pas le cas", témoigne un responsable syndical au sujet du nouveau "Monsieur retraites" du gouvernement, qui a travaillé plusieurs années pour l'enseigne de grande distribution.
Laurent Pietraszewski, nommé mercredi 18 décembre secrétaire d'État en charge des retraites, a laissé un mauvais souvenir aux délégués CFDT qui l'ont côtoyé dans le Nord-Pas-de-Calais.
"Le premier contact avec lui, il avait fait très fort", a décrit Guy Laplatine, délégué syndical CFDT pour le groupe Auchan Retail France, qui se souvient d'un épisode de "chasse aux sorcières particulièrement violent" à Béthune au début des années 2000.
"Il avait fait mettre en garde à vue une déléguée syndicale qu'il soupçonnait d'avoir donné un petit pain à une employée de la galerie marchande, comme si elle l'avait volé", raconte-t-il.
"C'était complètement disproportionné. Il n'a jamais pu prouver que c'était vrai et, de fait, ça ne l'était pas". La jeune femme, avait tout de même passé une nuit au poste de police.
Un carriériste qui licencie à tout-va ?
Après Béthune, Laurent Pietraszewski a notamment travaillé plusieurs années pour l'hypermarché Auchan de Roncq , près de Lille. "Quand il est arrivé, c'était un cadeau empoisonné", se remémore Luc Fourrier, 57 ans dont 37 au sein du groupe et lui aussi délégué syndical CFDT.
"C'est des mauvais souvenirs, il n'a jamais été sincère. Le rôle des ressources humaines, c'est d'être à l'écoute, mais lui, c'était tout le contraire".
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C'est la Grève ! Les retraites - C'est la vie ! Images d'archives
Un secrétaire d'État à l'image de son président, c'est-à-dire jeune, débordant d'ambition, qui n'a jamais vraiment travaillé et, surtout pas manuellement, mais qui pense détenir la vérité...
http://education-programme.over-blog.com/2019/12/c-est-la-greve.html
L'ancien haut-commissaire aux retraites aurait gaspillé de fortes sommes d'argent lorsqu'il était à la tête du Conseil économique, social et environnemental, révèle Le Parisien.
Le Journal relève surtout deux lignes qui "pointent un certain malaise quant à une confusion des missions et des moyens due à la détention en parallèle d'un mandat électif par le Président"
Des chauffeurs et assistantes à plein temps ?
Le quotidien met en avant des témoignages qu'il a récupérés qui pourraient encore plus embarrasser Jean-Paul Delevoye. Ainsi, pendant cinq ans, l'ancien homme fort des retraites d'Édouard Philippe aurait multiplié les voyages avec ses chauffeurs attitrés "pour faire des allers-retours entre le Conseil économique, social et environnemental, c'est-à-dire Paris et la commune de Bapaume dans le Pas-de-Calais où il était maire jusqu'en 2014. "Souvent le président partait le jeudi soir ou le vendredi et revenait le lundi. Et le chauffeur restait à Bapaume, nourri, logé", révèle aujourd'hui une source au Parisien. Beaucoup se demandaient à l'époque qui payait les allers et venues entre le Cese et la ville nordiste.
Pire, selon certaines sources, les chauffeurs semblaient avoir un rythme de vie assez confortable, en ne travaillant qu'une semaine sur deux avec un salaire de 2000 euros et des primes allant de 800 à 1000 euros.

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