2020-01-09T07:46:24+01:00

Mais pourquoi donc entrer à l'Ecole des Beaux-Arts ?

Publié par education-programme

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Avec son sourire candide et son rêve de devenir footballeur, Mikail Akar ressemble à n'importe quel garçon de sept ans. Pourtant, ce jeune prodige de l'expressionnisme agite la scène artistique depuis quelques années. Surnommé le "mini Picasso" par les médias allemands, le natif de Cologne vend des tableaux dans le monde entier, pour plusieurs milliers d'euros.
"A seulement sept ans, il s'est déjà fait un nom dans le monde de l'art en Allemagne, en France et bien entendu aux Etats-Unis", se félicite auprès de l'AFP son père et agent, Kerem Akar.
Il dit avoir découvert le don de son fils par hasard, après lui avoir offert une toile et quelques pinceaux pour son quatrième anniversaire.
"Son premier tableau était fantastique, et j'ai d'abord pensé que ma femme l'avait peint, bien qu'elle ne soit pas artiste. J'ai pensé que c'était peut-être une coïncidence, mais après ses deuxième et troisième tableaux, il était clair qu'il avait du talent", se réjouit-il et sa dernière peinture "Gants de boxe" a récemment été vendue 11.000 euros.

Ses tableaux aux couleurs explosives rappellent l'expressionnisme abstrait de l'Américain Jackson Pollock, qui fait partie de ses idoles, comme deux autres artistes propulsés très jeunes dans la lumière : Jean-Michel Basquiat et Michael Jackson. Mais l'enfant se targue d'avoir développé son propre style. Il applique des jets de peinture sur la toile souvent muni des gants de boxe de son père. "Peindre est assez fatigant pour moi, parfois cela peut prendre beaucoup de temps... surtout avec des gants de boxe", admet-il.
"Voir un tel équilibre et une telle harmonie de composition, je ne m'y attendais pas de la part d'un enfant", s'exclame Arina Daehnick, photographe berlinoise, lors d'une présentation mi-décembre des oeuvres du petit garçon dans la capitale allemande. Diana Achtzig, directrice de la galerie d'art contemporain Achtzig à Berlin, s'est dite impressionnée par l'imagination et la variation de Mikail Akar qui a un bel avenir devant lui.

Son père assure que sa femme et lui s'efforcent de ne pas mettre la pression sur leur fils et le protègent face à cette gloire soudaine. Si c'est trop pour lui, on interviendra. Nous refusons beaucoup de demandes et il ne peint que quand il le veut : parfois, c'est une fois par semaine, parfois une fois par mois.
Le père admet que sa propre vie a radicalement changé depuis qu'il a découvert le talent de son fils, et que lui et sa femme vivent pour l'art aujourd'hui. Ancien vendeur et chargé de recrutement, Kerem Akar, 38 ans, s'occupe désormais à plein temps des affaires de son fils. Pour cela, il a fondé sa propre agence et a contribué à faire de son fils une marque à succès. En attestent les casquettes de baseball en vente lors de l'événement berlinois, toutes ornées de la signature de Mikail formée des "M" et "A" de son prénom.
Avec plus de 40.000 abonnés sur Instagram, le jeune artiste entend conquérir le monde. Après Cologne, il exposera à Paris, au printemps 2020.

Mikail Akar - Les études aux Beaux-Arts ne mènent plus à rien, c'est de notoriété publique, la preuve ? Finalement quoi d'étonnant pour un gamin de peindre à la façon de  Basquiat ou des abstraits ? c'eût été des plus improbable de s'exprimer comme Gérôme ou les Pompiers.

Mikail Akar - Les études aux Beaux-Arts ne mènent plus à rien, c'est de notoriété publique, la preuve ? Finalement quoi d'étonnant pour un gamin de peindre à la façon de Basquiat ou des abstraits ? c'eût été des plus improbable de s'exprimer comme Gérôme ou les Pompiers.

Paul-François Quinsac - La Fortune passe

Paul-François Quinsac - La Fortune passe

QUE FAIRE DES MILLIERS DE DIPLÔMÉS SORTANT CHAQUE ANNÉE DES ÉCOLES DES BEAUX-ARTS EN FRANCE ?
Par Nicole Esterolle

Ils en sortent hagards, désemparés, totalement lobotomisés et désocialisés, avec parfois un look étrange, ravagés de l’extérieur autant que de l’intérieur. Alors qu’en faire ?

Voici quelques informations permettant de mesurer la gravité de la situation en cet univers clos où les pires tortures du sens sont permises et recommandées au nom d’un pédagogisme effréné.
D’abord une image pathétique : celles des travaux des diplômés de L’Ecole des Beaux arts de Clermont-Ferrand, réunis à l’occasion de l’émouvante cérémonie de remise des diplômes aux élèves avant cruelle dispersion de ceux-ci dans la nature.
Ensuite deux témoignages, celui de Jean-Marc Bustamante et d’un élève des Beaux-Arts de Paris.

Jean-Marc Bustamante, ex- directeur de l’ENSBA-Paris, avait déclaré que son école ne servait à rien et qu’il fallait cent élèves pour faire un vrai artiste et ceci d’autant plus qu’un vrai artiste selon Mr Bustamante est sans doute autre chose qu’un artiste dans l’acception courante du mot, quand on sait que cet ex-artiste, avant d’être directeur de l’école et par la suite académicien, s’est fait virer à cause de son son indifférence à l’égard des affaires de harcèlement sexuel et moral dénoncés par des étudiants de son établissement…
A cause aussi du soutien que lui avait apporté Alberto Sorbelli, artiste conceptuel qu’il avait invité pour un colloque à l’école en juin 2016 et qui traitait les étudiants de "médiocre petit soldat nazi-catho", prônant aussi "l’enculage quotidien des disciples qui trouveront ainsi les connaissances nécessaires", recommandant pour les étudiantes le même traitement "uniquement pour éviter la perte de temps de la grossesse et de l’enfantement" et en concluant que "les étudiants en arts doivent être violés sexuellement toutes les semaines par n’importe qui, profs compris".

Vous commencez alors à comprendre comment ça marche le harcèlement sous alibi pédagogique pratiqué par certains enseignants sans idée autre que celle de l’ordre du pervers narcissisme duchampien. Et comment la fameuse expo bordelaise "Présumés innocents" pouvait s’intégrer dans l'esprit ambiant du Consentement de l'écrivaine Springora…
 

Un témoignage encore et toujours d'actualité :

Monsieur,

Je vous ecris de Pologne alors je n ai pas d accents sur le clavier.
J ai 29 ans, a 20 ans je suis rentre aux Beaux Arts de Paris, et je m interroge sur la valeur des etudes artistiques aujourd hui. Comment est-ce possible que pendant toutes mes annees de college-lycee en France, mes professeurs m aient si peu appris ?
Ils nous faisaient faire des "arts plastiques", alors que la capacite a dessiner ne sert pas seulement a ceux qui veulent faire les Beaux Arts, mais aussi a tout ceux qui s orientent vers les arts appliques, du design, de l architecture, de la botanique... Ils se comportaient avec nous comme des artistes et non pas comme des professeurs...

L Education Nationale n a pas fait son devoir.

Ensuite, j ai ete admis a l Ecole Nationale des Beaux Arts de Paris. Cette ecole a pour but de faire faire de l art a des jeunes gens qui viennent a peine d y rentrer et la majorite peine a trouver un sens a sa propre passion. Avec la disparition de l academisme il y a un enorme vide, du a l absence du sujet, de l apprentissage, et donc a un grand manque d habilite "technique". Les grands artistes modernes ont, pour la plupart, fait evoluer leur vision du monde de leurs acquis academiques vers des visions nouvelles mais ils n ont jamais cru que ces acquis etaient inutiles, c etait la base de leur connaissances. Si on veut peindre comme Picasso il ne faut pas etudier Picasso, mais dabord etudier ce que Picasso etudiait. Il y a trop d eleves qui passent ces etudes en pure perte sans avoir pu developper aucun atout particulier.
On sait pourtant que la concurrence dans le marche de l art est feroce a la sortie de l Ecole. Alors pourquoi des etudes si desinvoltes ?
Pour regagner ses lettres de noblesse cette institution doit redonner a ses eleves un niveau de dessin et d expression qui les rendent non seulement apte pour une future carriere artistique, mais aussi pour tous les autres domaines, du design, de l infographie, de l architecture, de la decoration...

Je propose d inverser la prevalence des ateliers artistiques sur les ateliers techniques, pour arreter de mettre la pression sur les eleves - de faire tout de suite quelque chose d eminemment artistique sans en trouver ni sens, ni debouche.

Travaux des diplômés de L’Ecole des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand, réunis à l’occasion de l’émouvante cérémonie...
Travaux des diplômés de L’Ecole des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand, réunis à l’occasion de l’émouvante cérémonie...
Travaux des diplômés de L’Ecole des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand, réunis à l’occasion de l’émouvante cérémonie...
Travaux des diplômés de L’Ecole des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand, réunis à l’occasion de l’émouvante cérémonie...
Travaux des diplômés de L’Ecole des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand, réunis à l’occasion de l’émouvante cérémonie...
Travaux des diplômés de L’Ecole des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand, réunis à l’occasion de l’émouvante cérémonie...
Travaux des diplômés de L’Ecole des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand, réunis à l’occasion de l’émouvante cérémonie...
Travaux des diplômés de L’Ecole des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand, réunis à l’occasion de l’émouvante cérémonie...

Travaux des diplômés de L’Ecole des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand, réunis à l’occasion de l’émouvante cérémonie...

Une jeune diplômée, avec félicitations du jury,   pour une œuvre où elle s’est elle-même incluse

Une jeune diplômée, avec félicitations du jury,  pour une œuvre où elle s’est elle-même incluse

C'était comment avant ?
Enseignement des Arts fin de siècle

La tradition demeurait forte dans les ateliers, souvent même proche du folklore. L'étudiant, qu'on appelait aussi le rapin, devait obéissance et respect aux anciens sous peine, entre autre, de "broche au cul".
Cette peine s'appliquait de deux manières : on asseyait le bonhomme par terre, on lui passait un manche à balai entre les jambes puis on le hissait sur un tabouret pour lui déboutonner sa culotte et lui passer entre les cuisses une barre de fer peinte avec du vert mignon : un camarade imitait le bruit de la chair grésillante. Le rapin éprouvait alors la sensation d'une vive brûlure, ce qui faisait beaucoup rire ses camarades. Autrement, le patient devait faire un discours et chanter une chanson la plus paillarde possible.
Ce folklore perdurera jusqu'au XXème siècle, n'excluant ni l'imagination, ni l'humour, ni la virulence.

Si l'organisation sociale de l'atelier conservait quelque chose de  la structure hiérarchique des corporations, l'apprentissage n'en avait pas moins subi quelques mutations, mutations liées déjà à la position dominante occupée par l'école des Beaux-Arts qui déterminait les formes de l'enseignement artistique, non seulement à Paris, mais aussi dans la France, voire le monde entier...

Mais pourquoi donc entrer à l'Ecole des Beaux-Arts ?
Mais pourquoi donc entrer à l'Ecole des Beaux-Arts ?
Mais pourquoi donc entrer à l'Ecole des Beaux-Arts ?
Mais pourquoi donc entrer à l'Ecole des Beaux-Arts ?
Mais pourquoi donc entrer à l'Ecole des Beaux-Arts ?

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2019-12-29T10:10:28+01:00

La morale, une histoire de mode ? d'opportunité ?

Publié par education-programme

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Avant la parution début janvier de "Consentement", témoignage de l'éditrice Vanessa Springora, séduite à 14 ans par Matzneff, le ministre de la Culture Franck Riester a apporté son soutien aux victimes de l'écrivain Gabriel Matzneff, au coeur d'une polémique pour son attirance sexuelle pour les jeunes adolescents.

"L'aura littéraire n'est pas une garantie d'impunité. J'apporte mon entier soutien à toutes les victimes qui ont le courage de briser le silence et je les invite, ainsi que tout témoin de violences commises sur des enfants, à contacter le 119".

Le ministre demande par ailleurs au Centre national du livre de lui fournir toutes précisions concernant une allocation versée à certains écrivains pour compenser les difficultés financières liées au grand âge ou à la maladie et dont Gabriel Matzneff est bénéficiaire.

 

Le goût proclamé de Matzneff, aujourd'hui âgé de 83 ans, pour les jeunes filles et les jeunes garçons n'a jamais fait ciller le monde de l'édition, mais la sortie le 2 janvier de "Consentement" a changé la donne.

Le livre sort dans un contexte de dénonciation des violences sexuelles en France, après une nouvelle accusation de viol visant le réalisateur franco-polonais Roman Polanski et celles d'agressions et de harcèlement sexuels de l'actrice Adèle Haenel à l'encontre du cinéaste Christophe Ruggia.

 

Vanessa Springora raconte dans son livre comment elle a été séduite par le presque quinquagénaire au milieu des années 1980 et le poids de cette histoire sur sa vie.

"Depuis tant d’années, mes rêves sont peuplés de meurtres et de vengeance. Jusqu’au jour où la solution se présente enfin, là, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l’enfermer dans un livre", écrit Vanessa Springora qui raconte avoir été victime du prédateur lorsqu’elle avait 14 ans. Plus de trente ans après les faits, elle décrit sa relation avec Gabriel Matzneff. Ce dernier, présenté dans le livre sous la seule initiale "G.", a tenu "V." sous son emprise pendant de longues années.

Au musée archéologique de Naples, l’exposition Amori Divini rafraîchit notre mémoire : Léda, Europe, Io, Callisto, Ganymède, Hermaphrodite et jusqu’au pâle Narcisse ont tous subi une violence qui, au seuil de l’adolescence, a changé leur vie à jamais. Ils ont été l'objet d’un harcèlement divin qui leur est tombé dessus et a chamboulé leur nature.

Au musée archéologique de Naples, l’exposition Amori Divini rafraîchit notre mémoire : Léda, Europe, Io, Callisto, Ganymède, Hermaphrodite et jusqu’au pâle Narcisse ont tous subi une violence qui, au seuil de l’adolescence, a changé leur vie à jamais. Ils ont été l'objet d’un harcèlement divin qui leur est tombé dessus et a chamboulé leur nature.

La morale, une histoire de mode ? d'opportunité ?

La morale, une question de mode !

Une époque où "la littérature passait avant la morale", estime Bernard Pivot, et on fumait également sur les plateaux et dans les lieux publics.

Dans la Rome antique, il était considéré comme naturel et banal pour les hommes adultes d'être attirés par des adolescents des deux sexes.

Grandissant au milieu de la maison d'édition où sa mère travaille, Vanessa Springora développe une admiration pour les écrivains, pour "ce beau monde cultivé, brillant, spirituel et parfois célèbre". Sa passion pour les livres s'accentue d'autant plus que sa situation familiale lui fait connaître une profonde solitude.
Un goût prononcé pour la lecture. Une certaine précocité sexuelle. Et surtout, un immense besoin d'être regardée. Toutes les conditions sont maintenant réunies écrit-elle pour clore son premier chapitre.

A 13 ans, "V." est une adolescence fragile, aisément manipulable : une "proie" idéale pour Gabriel Matzneff comme l'écrit l'auteure. C'est à cet âge que l'écrivain la rencontre pour la première fois, alors qu'elle accompagne sa mère à un dîner mondain. Après avoir passé la soirée à la couver des yeux, "G." lui écrit de nombreuses lettres énamourées, jusqu'à ce qu'elle cède et accepte un rendez-vous. Elle vient de fêter ses 14 ans, il en a 50 et l'emmène directement chez lui. "D'une voix câline, il se vante alors de son savoir-faire avec lequel il est toujours parvenu à ôter leur virginité aux très jeunes filles, sans jamais les faire souffrir allant jusqu'à affirmer qu'elles en gardent toute leur vie un souvenir ému", relate Vanessa Springora. Ainsi se referme sur elle le piège d'un homme qui lui impose sa sexualité tout en lui affirmant que leur rencontre "est un miracle, un véritable cadeau des dieux".

De cette histoire émerge toute la complexité du "consentement". Le sien, celui d’une adolescente manipulée, qui pense vivre l’amour. Le consentement de sa mère qui, bien que désemparée face à la situation et critique à l’égard de l’écrivain quinquagénaire, le couvrira face aux enquêtes de la Protection de l’enfance pour ne pas être elle-même accusée.

Baldomer Gili Roig - Model joven

Baldomer Gili Roig - Model joven

En 1977, une lettre ouverte en faveur de la dépénalisation des relations sexuelles entre mineurs et adultes est publiée dans Le Monde. Elle est signée par un grand nombre d'intellectuels, psychanalystes et philosophes de renom dont Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre...

En Art, peut-être davantage qu'en Littérature ?

Rubens épousa Hélène Fourment qui avait 16 ans à l'époque alors que le peintre en avait 53. Lawrence Alma-Tadema le célèbre peintre académique, anobli par la reine Victoria, se remaria avec une de ses élèves, Laura Epps, âgée d'à peine dix-sept ans et, aujourd'hui, Gaugin rencontrerait sans doute aussi quelques problèmes pour d'autres raisons !

Au musée archéologique de Naples, l’exposition Amori Divini rafraîchit notre mémoire : Léda, Europe, Io, Callisto, Ganymède, Hermaphrodite et jusqu’au pâle Narcisse ont tous subi une violence qui, au seuil de l’adolescence, a changé leur vie à jamais. Ils ont été l'objet d’un harcèlement divin qui leur est tombé dessus et a chamboulé leur nature.


Au Salon de 1859, une œuvre du sculpteur Emmanuel Frémiet fut écartée par le jury. Il s'agissait d'un Gorille enlevant une désirable et très jeune femme.
Voici mesdames et messieurs, le fameux gorille de M. Frémiet, commente Nadar. "Il emporte dans les bois une petite dame pour la manger. M. Frémiet n’ayant pu dire à quelle sauce, le jury a choisi ce prétexte pour refuser cette œuvre intéressante." Et Baudelaire d'ajouter dans ses Salons : "Voilà donc le moyen d’étonnement trouvé ! Il l’entraîne ; saura-t-elle résister ? Telle est la question que se posera tout le public féminin. Un sentiment bizarre, fait en partie de terreur et en partie de curiosité priapique, enlèvera le succès." De la terreur érotique de la sculpture de Frémiet, nous connaissons un sequel - une suite - qui jouit d’une longue fortune, c'est-à-dire King Kong, le dieu de la jungle emporte sous son bras puissant une blonde terrorisée. Baudelaire lève l’énigme : "Songez bien qu’il ne s’agit pas de manger, mais de violer." Si nous connaissons le roi Kong, ses antécédents nous sont moins connus.

La morale, une histoire de mode ? d'opportunité ?
La morale, une histoire de mode ? d'opportunité ?
La morale, une histoire de mode ? d'opportunité ?

Mais qui se souvient encore des jeunes filles en fleurs de Jules Lefebvre (1836 -1911), le peintre académique couvert d'honneur, officier et même commandeur de la Légion d'Honneur, membre de la toute puissante Académie des Beaux-Arts et professeur de la renommée Académie Julian ?
La Nymphe ou le modèle est étonnamment jeune, souvent à peine sorti de l'adolescence, comme en témoigne de nombreux documents de l'époque et personne ne trouve rien à y redire, surtout pas le ministre ; au contraire !

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2019-12-27T07:37:28+01:00

Meilleurs voeux

Publié par education-programme

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Meilleurs voeux
Meilleurs voeux
Meilleurs voeux
August von Kreling, Faust

August von Kreling, Faust

Faust est le héros d'un conte populaire allemand du XVIe siècle, à l'origine de nombreuses interprétations.

L'histoire raconte le destin de Faust, un savant désabusé par la nature qui ne livre pas ses secrets, la science qui reste vaine, la religion qui n'apporte pas réponse, la sensualité toujours éphémère..., alors il signe un pacte avec le Diable Méphistophélès qui lui propose une autre vie, tournée cette fois vers les plaisirs sensibles, mais au prix de son âme.

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2019-12-21T11:30:34+01:00

Le Bal des Quat'z'Arts de l'entre-deux-guerres

Publié par education-programme

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Quand le sérieux et la rigueur dans l'apprentissage des règles n'excluent pas une certaine idée de la fête et du folklore !

Organisé pour la dernière fois en 1966, le Bal des Quat'z'Arts réunissait les élèves en architecture, peinture, sculpture et gravure. C'était une grande fête carnavalesque préparée avec soin, chaque printemps et depuis 1892, par les étudiants de l'école des Beaux-Arts de Paris.
C'était un véritable carnaval dans les rues de Paris où défilaient costumés des centaines d'étudiants déchaînés, et qui se finissait en grande fête pouvant parfois donner lieu à quelques débordements.
Les participants, obligatoirement costumés, l'étaient de moins en moins au fil de la soirée qui prenait souvent un tour pour le moins trivial. En 1893, au Moulin Rouge où avait lieu la fête, une certaine Mona, modèle artistique, aurait improvisé un lent effeuillage en musique, inaugurant avec succès le premier strip-tease public. À la suite de cet événement se constitua une "Société de protestation contre la licence des rues" afin de dénoncer ce "fait d'une gravité extrême et d'une inadmissible impudeur…"
Les étudiants des Beaux-Arts étaient souvent rejoints par leurs voisins de l'école de Médecine, tous aussi exubérants que leur amis artistes, et qui à leur tour les invitaient à leur propre fête, le Bal de l'Internat, qui rivalisait avec le Bal des Quat'z'Arts dans l'ambiance et l'imagination.
 En effet, les étudiants des Beaux-Arts étudiaient les proportions du corps humains sur des cadavres, en compagnie de leurs condisciples carabins.
Au milieu du XXème siècle, le Bal des Quat'z'Arts sera interdit par la police pour cause de troubles à l'ordre public.
Le Bal des Quat'z'Arts se trouve à l'origine de l'expression : "j'irai t'apporter des oranges."

L'histoire commence à cause du sénateur Bérenger qui, à fin du XIXe siècle, fut surnommé le "Père-la-pudeur", roi de la censure et obsédé par la bonne moralité de ses concitoyens et surtout farouche opposant à l'émancipation des femmes et à leur droit au plaisir.
Cela remonte à 1892 où, sur dénonciation de ce sénateur moraliste, quatre jeunes demoiselles, dont Marie-Florentine Roger, dite Sarah Brown, furent jugées car elles étaient accusées de s'être montrées presque nues dans les rues pendant le défilé du bal des Quat'zarts (élèves de l'école des Beaux-Arts à Paris, à ne pas confondre avec les 'Gadzarts', ingénieurs issus des Arts et Métiers).
L'affaire fit grand bruit à l'époque et, en attendant que le verdict tombe, le poète Raoul Ponchon
 composa ces deux vers :
"O ! Sarah Brown ! Si l'on t'emprisonne, pauvre ange,
Le dimanche, j'irai t'apporter des oranges."

Le Bal des Quat'z'Arts de l'entre-deux-guerres
Le Bal des Quat'z'Arts de l'entre-deux-guerres
Le Bal des Quat'z'Arts de l'entre-deux-guerres
L’atelier SIMON dans la cour du Mûrier à l’École Nationale des Beaux-Arts de Paris

L’atelier SIMON dans la cour du Mûrier à l’École Nationale des Beaux-Arts de Paris

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2019-12-19T11:45:33+01:00

La Tentation de Jules Garnier

Publié par education-programme

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La Tentation de Jules Garnier a été exposée au Salon de Paris en 1879. En 1928, le tableau a été acheté par Otto Lightner et, dans les années 1950, il a été entreposé. Maintenant, c'est-à-dire 65 ans plus tard, il est de nouveau montré au public.

La Tentation présente sur fond de ténèbres boisées un moine, accompagné de deux saltimbanques, qui se détourne de la séduction des charmes féminins.

La force de l'œuvre repose sur la maîtrise du dessin, la variété des effets du traitement et par l'utilisation de la couleur. Et bien que la peinture soit strictement réalisée dans la tradition académique en ce qui concerne les figures, l'arrière-plan est rendu plus librement, suggérant une influence du mouvement impressionniste qui suivra bientôt. D'autres œuvres de Garnier sont exposées au musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, au musée de Dijon ou au musée de l'Histoire de France à Versailles.

Utilisant l'accessibilité aux archives et informations désormais disponibles sur Internet, Robert Harper, directeur du Lightner Museum, a notamment trouvé une critique du tableau par une américaine plutôt prude et choquée par l'utilisation jugée vulgaire des figures nues.

«J'ai toujours pensé qu'en raison de sa taille, le tableau de Jules Garnier devait être créé pour le Salon de Paris de 1879», explique Robert Harper. Le président du Lightner Museum David Drysdale et son épouse ont aimablement offert de payer pour la restauration.

Le catalogue original fait maintenant partie des archives Getty à Los Angeles et présente une illustration pleine page de la peinture.

La Tentation se trouve maintenant accrochée dans son état d'origine dans la Grande salle de bal du musée où M. Harper espère que ceux qui la verront ne regarderont pas uniquement les deux jeunes femmes, plantureuses à souhait, et qui ont tellement dérangé sa compatriote il y a près de 150 ans. Cette restauration permet désormais aux visiteurs du Lightner Museum d'apprécier cette œuvre de la même manière que lors du Salon de Paris en 1879.

La Tentation de Jules Garnier
Avant et après la restauration, photos du garçon au centre du tableau

Avant et après la restauration, photos du garçon au centre du tableau

Couverture et pages intérieures du catalogue du Salon de Paris de 1879 illustrant le tableau Tentation

Couverture et pages intérieures du catalogue du Salon de Paris de 1879 illustrant le tableau Tentation

Installation du tableau «Tentation» dans la Grande Galerie de la salle de bal du Lightner Museum

Installation du tableau «Tentation» dans la Grande Galerie de la salle de bal du Lightner Museum

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