La rue Charles Roy proche du carrefour des Charmilles a bien changé, il ne subsiste rien du Comptoir Nivernais du Bâtiment, des Pompes Bobin ou encore de la grainèterie Panetier.
Dans les années 60, Monsieur Guy Vérat avait racheté la petite entreprise des Pompes BOBIN à la veuve de Mr François Bobin, décédé quelques temps avant et créateur de modèles de pompes à chapelets. La pompe BF, ses initiales, à moteur électrique donc plus moderne, fut également fabriquée dans les ateliers de la rue Charles Roy.
Madame Marsaudon, l'épouse du maire communiste de Varennes-Vauzelles, occupait alors un emploi de secrétaire et Monsieur Edmond Baillet était le technicien attitré avec sa 2 chevaux camionnette joliment estampillée "Pompes BOBIN".
Vers 1975 la fabrication des pompes cessa et quelques tours, servant à l'usinage des corps de pompes livrés bruts de la fonderie du Clos des Granges, furent cédés au Lycée professionnel Saint-Joseph, sur demande de Mr Jean Ponge ancien employé des Pompes BOBIN devenu Chef des travaux dans cet établissement scolaire.
L’entreprise s’orienta ensuite, sous l'impulsion de Mrs Arnold et Gottieb, vers l’installation de piscines privées et municipales : Pougues-les-Eaux, Saint Benin d'Azy... Elle fut reprise au début des années 90 par Monsieur Christian Gentil et déménagea peu après à Varennes-Vauzelles.
A noter un fait singulier : Elisabeth la fille du factotum des Pompes BOBIN Jean-Pierre Bossut, devenu entrepreneur par la suite, fut élue miss Nièvre puis miss France.
Le principe de fonctionnement de la pompe à chapelet est d'élever une colonne d'eau dans un tuyau, grâce à des tampons de caoutchouc de même diamètre que l'intérieur dudit tuyau. Elle est aussi appelée pompe à chaîne ou pompe à godets.
Ceux-ci sont entrainés par une chaîne qui est elle même actionnée par une manivelle. Les brides et autres montures étaient aussi fondues au Clos des Granges, une fonderie toute proche des Pompes BOBIN. L’assemblage et le montage se faisait au coup par coup, en fonction de la commande, puisque la longueur de la chaîne était forcément variable et en rapport avec la profondeur du puits.
La maintenance, le démontage des crépines, des pompes immergées, demandait une certaine habitude puisque la nécessaire descente dans les puits, étroits et parfois profonds, s’effectuait au moyen d'une corde à nœuds.
Documents :
La rue Charles Roy dans les années 70, en 1984 puis 1986 – une gravure des ateliers en 1969 - Des pompes à chapelets, une fabrication maison...