2026-03-01T09:37:22+01:00

Pougues-les-Eaux perspective 2032

Publié par education-programme
"Pougues perspective 2032", propose aux électeurs pouguois divers engagements accompagnés d'une gestion raisonnée afin de rendre la cité attractive.
Dans une commune de 1 000 habitants ou plus, une liste unique doit obtenir au moins 50 % des votes exprimés, avec un quart des inscrits. Sinon, un second tour a lieu pour obtenir une majorité relative.
Une commune assume des compétences obligatoires qui jouent un rôle quasi‑régalien à l’échelle locale. Elles forment un socle minimal généralement rempli.
1. Pouvoirs de police du maire
sécurité, salubrité publique, tranquillité et gestion des risques
2. Gestion de la voirie communale
entretien des routes communales, éclairage public, signalisation, propreté
3. Écoles maternelles et élémentaires
entretien et fonctionnement des bâtiments, cantine
4. Urbanisme de proximité
délivrance des permis de construire, gestion du cadastre
5. Eau, assainissement et déchets
6. État civil et élections
7. Action sociale - Centre communal d’action sociale
8. Gestion du domaine communal
 
Durant les mandatures précédentes, bien plus favorables aux investissements, donc aux projets subventionnés, des travaux auraient pu être conduits différemment dans la commune de Pougues, à titre d'exemple :
L'aménagement du carrefour (rue de la gare avec RN7), n'a hélas pas saisi l'opportunité, afin de rompre avec cette interminable ligne droite de l'ex-nationale, de placer la nouvelle fontaine en son centre. Pour compenser, ne serait-il pas judicieux de prévoir un déplacement du petit garage, en bien triste état, vers les très vastes espaces techniques de la ville ?
 
"Pougues perspective 2032" note une intention de créer une salle des fêtes en dehors du centre-ville ?
Par ces temps de budget contraint, est-ce vraiment justifié et réaliste alors que des biens patrimoniaux restent à l'abandon ? Les entretenir, c’est pourtant dialoguer avec le temps : il faut respecter l’histoire des lieux tout en assurant leurs transmissions. La rouille guette encore et toujours le Pavillon des Sources et son Etablissement thermal depuis longtemps menace ruine.
L'aspect du centre-ville de Pougues et l'avenir de son Parc Saint-Léger ne manqueront donc pas d'engendrer quelques contradictions avec l'image voulue par la commune et ses labels " Village étape - Ville fleurie" ?
 
Concernant le site de l'ancien Grand Hôtel "la procédure est déjà lancée et calée d'un point de vue juridique, les partenariats sont bouclés, il est donc trop tard pour faire quelque chose sur ce projet".
A ce jour, il ne se passe pourtant pas grand-chose, et les partenariats paraissent bien aléatoires ! A terme, ne faudrait-il pas envisager la déconstruction et, cette fois, aménager avec goût ledit carrefour nommé ci-dessus ?
 
"La mairie travaille actuellement sur un projet touristique autour du parc Saint-Léger avec l'idée de réaliser de l'hébergement adapté à ce site et une valorisation des bâtiments situés dans ce parc. Une étude a été réalisée par un cabinet mandaté pour cela".
Ici encore quelques doutes sont également permis malgré la perspective, comme il faudrait déjà l'espérer à l'échelle du Département, d'un possible développement des séjours touristiques et autres.
L'ex-Centre d'art ne risque-t-il pas dans quelques temps de connaître le sort désastreux de l'Etablissement thermal ? Mais que faire ?
Que faire ? Le projet un temps évoqué de reprendre l'exploitation des sources semble aujourd'hui moins convaincant. La "Faites de la Nationale 7" a su créer un incontestable évènement ; le Patrimoine, il est bien là, potentiellement porteur de développement touristique, donc d'activité, mais une volonté politique, lucide et déjà réaliste sur la mise en valeur, reste sans doute incontournable. Quant à la construction d'une salle des fêtes, pour une commune d’environ 2500 habitants, le coût se situe généralement entre 300 000 € et 500 000 €, selon les équipements retenus. Aux Pouguois d'en décider par leur vote ou leur abstention !
Pougues-les-Eaux perspective 2032
Les propositions de l'Intelligence Artificielle ?
 
Aujourd’hui :
Comment mettre en valeur l'attrait touristique d'une petite commune riche en Patrimoine ?
Une petite commune riche en patrimoine possède un atout immense… mais encore faut‑il le rendre visible, lisible et désirable. La clé, c’est de combiner mise en récit, expérience, et coopération locale. Voici une stratégie complète, pensée pour une commune à taille humaine, sans moyens démesurés mais avec une vraie identité.
 
1. Construire un récit clair et singulier
Chaque village a une histoire, mais peu savent la raconter. Un bon récit donne envie de venir, de rester, puis de revenir.
Ce qui fonctionne bien :
Identifier un fil rouge : un personnage historique, un savoir‑faire, une légende locale, un paysage particulier.
Créer une signature : un slogan court, mémorisable, qui exprime l’âme du lieu.
Mettre en avant les contrastes : patrimoine ancien + initiatives contemporaines, nature + culture, tranquillité + activités.
 
2. Rendre le patrimoine vivant
Le patrimoine ne doit pas être seulement “montré”, mais expérimenté.
Idées efficaces :
Visites guidées thématiques (nocturnes, contées, théâtralisées).
Parcours audio via QR codes, avec anecdotes, archives sonores, témoignages.
Ouverture exceptionnelle de lieux habituellement fermés (greniers, caves, jardins privés).
 
3. Créer des parcours attractifs
Les visiteurs aiment les itinéraires simples, cohérents, et photogéniques.
Exemples :
Circuit du patrimoine (1h, 2h, ½ journée).
Boucles nature + culture (randonnée + points d’intérêt).
Itinéraires thématiques : eau, métiers anciens, architecture, mémoire industrielle, etc.
 
4. Valoriser les habitants comme ambassadeurs
Une petite commune gagne énormément à mobiliser ses forces vives.
Former des guides bénévoles.
Encourager les habitants à partager photos et anecdotes sur les réseaux.
Créer un club des ambassadeurs (commerçants, associations, artisans).
Organiser des journées du patrimoine local réservées aux habitants pour renforcer la fierté collective.
 
5. Développer une présence numérique cohérente
Même un village de 500 habitants peut rayonner loin.
Indispensable :
Un site clair avec infos pratiques, cartes, horaires, photos de qualité.
Une page Google Maps bien renseignée (photos, horaires, descriptions).
Un Instagram ou Facebook mettant en avant paysages, détails architecturaux, coulisses.
Des partenariats avec influenceurs locaux (photographes, randonneurs, historiens amateurs).
 
6. Créer des événements récurrents
Les événements donnent un rythme et attirent des publics variés.
Festival du patrimoine vivant.
Journées “portes ouvertes” des artisans.
Concerts dans des lieux patrimoniaux.
Fête des lumières, balades nocturnes, lectures publiques.
 
7. Penser l’accueil et la signalétique
Un patrimoine magnifique perd de son impact si le visiteur ne sait pas où aller.
Panneaux élégants et homogènes.
Bancs, points d’ombre, fontaines, petites attentions qui prolongent la visite.
Plan papier distribué chez les commerçants.
Parking clair, cheminements piétons.
 
8. S’inscrire dans un réseau plus large
Une petite commune gagne à ne pas rester seule.
Collaborer avec l’office de tourisme intercommunal.
S’intégrer à des routes thématiques (roman, vin, nature, mémoire…).
Participer à des labels : Petites Cités de Caractère, Villes d’Art et d’Histoire, Villages fleuris, etc.
 
9. Miser sur la qualité visuelle
Le patrimoine est un atout… mais la manière de le montrer compte autant.
Photos professionnelles ou semi‑pro.
Mise en lumière nocturne sobre.
Valorisation des détails : portes, ferronneries, pierres, paysages.
 
10. Proposer une expérience complète
Le visiteur doit pouvoir voir, faire, manger, acheter, se reposer.
Cafés, tables d’hôtes, petites terrasses.
Hébergements de charme ou insolites.
Boutique du patrimoine (même petite).

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2026-02-24T15:21:20+01:00

Faites de la N7 2026

Publié par education-programme
Faites de la N7 2026
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Faites de la N7 2026
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2026-02-16T06:01:08+01:00

Création du premier casino en 1830-1840

Publié par education-programme
Le premier casino est créé par la société du docteur Joseph-Pierre Martin, propriétaire de l'établissement thermal de 1831 à 1854, dans un édifice construit peut-être dans les années 1820.
 D'après le docteur Roubaud, l'édifice a été construit sur les ruines du couvent des Capucins et comprend trois salles au rez-de-chaussée et l'appartement du directeur à l'étage.
Il ne subsiste rien de ce premier casino, qui est détruit à la fin des années 1850. Il n'est pas impossible que le bâtiment lui-même date en réalité de l'Ancien Régime. Conçu comme une demeure bourgeoise et situé juste devant la source Saint-Léger.
 
Construction du casino-théâtre (1860-1863) et aménagement du premier cercle
En 1854, tout comme l'établissement thermal et son parc, le premier casino devient la propriété d'une nouvelle société, dont le gérant est Charles de Montlouis. D'après Roubaud (1870) qui cherche à régler ses comptes avec la société contre laquelle il est plus tard en conflit, le nouveau gérant cherche à imiter l'exemple de Vichy et engage des dépenses considérables dans un "projet insensé" pour attirer de riches curistes. Car c'est précisément à eux qu'Auguste Chevalier compte revendre les terrains qu'il est en train de rassembler, devant l'établissement thermal, dans le cadre d'une vaste opération de spéculation foncière. Le bâtiment abritant l'ancien casino est donc détruit, et un nouvel édifice est bâti à sa place. Le projet et les premiers travaux doivent dater de la fin des années 1850, puisque Félix Roubaud parle d'un casino récemment construit. Quelques années plus tard, Castanié (1868) précise que la pièce Maître Adam Billault est jouée pour l'inauguration du théâtre. Le livret de la pièce est publié en 1863 ; on peut donc supposer qu'à cette date, les derniers travaux d'aménagement intérieur et de décoration sont achevés. De la même année date le livret d'une pièce consacrée à Henri III, de l'année suivante celui d'une pièce consacrée au prince de Conti. Le nom de l'architecte n'est pas connu. Le coût des travaux, vraisemblablement considérable, n'a certainement pas pu être supporté par la société qui est placée en liquidation et mise en vente en 1865.
 
Le docteur Félix Roubaud décrit la distribution et le décor du nouveau casino.
Le perron donne accès à "un immense salon rectangulaire, dont les moulures fouillées et artistement [sic] ciselées sont veuves de ce clinquant doré qui sert, d'ordinaire, de masque à quelque pauvreté". Ce salon de trois travées de longueur, où se tiennent les concerts et les bals, est encadré par deux salons latéraux de deux travées chacun. La cloison entre le salon central et le salon de droite est mobile, la plupart du temps ouverte. Lorsqu'elle est fermée, le salon de droite devient une salle de jeux de cartes, de dominos et d'échecs. Un salon de lecture "on y trouve tous les journaux et les principales revues de Paris" occupe le côté gauche. Un abonnement de 20 francs permet aux curistes d'accéder au salon de lecture à volonté ; les autres paient leur entrée. Les abonnés ont également droit à une chaise, lors des concerts dans le parc, et bénéficient d'un demi-tarif aux spectacles organisés à l'intérieur. Pour animer les soirées, on fait appel à des musiciens du Théâtre des Italiens. La description correspond à un plan gravé, qui montre par ailleurs la présence d'un foyer des artistes dans le corps secondaire qui forme un retour à angle droit au sud. Ce foyer des artistes est remplacé par des loges par Jean-Baptiste Potin, qui en dessine la façade, en 1896. Des photographies anciennes permettent de connaître le décor de la salle de spectacle, et un inventaire de 1910 donne un aperçu du mobilier en place.

Un ancien magasin de l'établissement thermal, est transformé pour abriter un café ou fumoir "où les hommes se réunissent après les repas". Un billard et des tables de jeux assurent leur divertissement à l'intérieur, un tir au pistolet est aménagé à l'extérieur. Dès cette époque se met donc en place la distinction entre un espace de lecture, de musique et de théâtre ouvert au public, et un espace réservé aux seuls abonnés et consacré aux jeux d'argent, qui sont alors en principe interdits, dans les villes d'eaux comme ailleurs, depuis la loi du 21 mai 1836.
 
En avril 1879, une nouvelle société est créée par Édouard Jéramec. Son capital est de 1 300 000 francs. L'architecte Charles Naudet, originaire de Bourgogne, qui a déjà construit l'usine d'embouteillage à Pougues reconstruit le café et le cercle en 1882 et supervise la création du kiosque des petits chevaux et du salon de lecture au nord du casino. Dans une élévation datée du 24 février 1882, il propose de relier les deux édifices par une galerie vitrée dont la construction est reportée. Le nouveau bâtiment comprend un café au rez-de-chaussée, trois salons au premier étage et trois chambres à coucher au second étage. Un escalier principal conduit du café à l'étage des jeux ; un bureau de contrôle au palier supérieur doit permettre de filtrer l'accès aux jeux. Un grand balcon ouvre en façade ouest. Un escalier de service permet d'accéder au deuxième étage.
Charles Naudet (projet du 23 mars 1891) et Jean-Baptiste Potin (projet du 8 avril 1894) proposent la construction d'une salle des petits chevaux de plan rectangulaire, ouverte sur l'extérieur à l'ouest. La salle doit être doublée à l'est par un couloir fermé, dans le projet de Naudet, ou d'une galerie ouverte, dans le projet de Potin. C'est finalement un kiosque métallique de plan octogonal qui est construit, selon toute vraisemblance à partir des éléments de la "buvette" qu'Ernest Pantz envisageait de construire pour servir de rotule entre les promenoirs et l'établissement thermal en 1895. C'est à Jean-Baptiste Potin que revient le soin d'habiller le kiosque de lambrequins en bois, dont il confie l'exécution à un menuisier de Nevers. En août 1895, Jean-Baptiste Potin définit le projet d'une nouvelle salle de lecture qui doit doubler le kiosque du côté est. L'architecte envisage de compléter cette extension par un escalier hors-d’œuvre, qui aurait permis de rejoindre plus facilement les salles de jeux du premier étage. Il abandonne rapidement l'idée, et seule la salle de lecture est construite. Les travaux s'étendent jusqu'en 1896. Ils n'ont pas de répercussions majeurs sur la distribution intérieure des parties anciennes, puisque seule l'ancienne salle de lecture, qui occupait les deux travées nord du casino-théâtre, change de destination pour devenir elle aussi une "salle de jeux" ; elle devient plus tard le "foyer" qui doit être l'entrée principale du bâtiment.
 
Travaux de la fin des années 1920 et du début des années 1930
L'état actuel de l'édifice résulte des profondes transformations subies à partir de la fin des années 1920. Ces transformations sont liées à la prise en compte de nouveaux besoins. Dans un dessin daté de 1929 et signé par Lucas, agent technique de la Compagnie, une cloison vitrée est ainsi projetée à l'intérieur du kiosque pour faire des petits chevaux, dont la mode est passée, une salle de boules. La Compagnie, qui a de plus grandes ambitions, ne donne pas suite au projet. D'autres interventions visent à unifier les éléments disparates qui composent l'édifice. C'est le sens du projet proposé par les architectes Pol Abraham et Henry Le Même, qui travaillent également à la modernisation de l'établissement thermal situé en face, en 1929-1930. Il consiste en effet à envelopper l'ancien kiosque (dont il propose au début de conserver la structure) derrière une façade en brique creuse recouverte de ciment reprenant la composition de l'élévation de celle du casino de 1860-1863 : pilastres simples ou jumelés, encadrements des baies surmontées de frontons triangulaires, balustrades en bordure de terrasse et de toiture. Il est probable que l'intention de la Compagnie est alors de remplacer le bâtiment du cercle par une aile comparable à celle du casino-théâtre et de créer ainsi une façade équilibrée de part et d'autre de cet avant-corps central. La rotonde centrale ainsi créée est couverte d'une coupole de plan ovoïde en plâtre et en staff. On en fait une salle de boule, tandis que l'ancienne salle de lecture à l'arrière est convertie en salle de baccara.
L'article 19 du devis descriptif des architectes en date du 16 décembre 1929 donne des indications sur la rénovation intérieur du casino-théâtre ("dans la salle de théâtre, en plafond et sur [les] murs, en remplacement des panneaux actuellement tendus en étoffe, marouflage à la colle de seigle de toiles peintes par un artiste décorateur"). On peut supposer que l'espace n'est alors pas entièrement cloisonné et que le décor de lambris de style Louis XV est encore en place. Lucien Jonas est l'auteur du nouveau décor peint.
 
Travaux après la Seconde Guerre mondiale
Le casino rouvre en 1946. Dans un projet daté du 31 décembre 1949, l'architecte Robert Riniéri reprend l'idée de Pol Abraham et Henry Le Même. Il propose de remplacer le bâtiment du cercle par une nouvelle aile qui abriterait le dancing, ce qui entrainerait le transfert des jeux dans l'ancien casino-théâtre. Le projet concomitant de transformation de l'ancien usine de mise en bouteilles située à proximité en salle de cinéma autorise vraisemblablement selon lui le sacrifice de la salle de spectacle. Là aussi, faute de moyens, aucun des deux projets n'aboutit.
En 1960, Antoine Siréni achète la Compagnie des Eaux minérales de Pougues, dont dépend encore l'édifice. Les architectes Raymond Gleize et A.N. Coquet proposent la construction d'une galerie moderne plaquée contre la façade du bâtiment du cercle, dont le rez-de-chaussée est effectivement éventrée pour créer trois grandes baies. La galerie elle-même n'est finalement jamais construite. C'est à la même époque qu'est transformé l'intérieur du casino-théâtre pour créer un hall (dans l'ancien "foyer"), un bar et une salle des jeux (dans l'ancienne stalle de spectacle). L'espace est cloisonné et un faux plafond est construit sous l'ancien. Certains éléments du décor (cheminées et boiseries) sont remontés dans les nouvelles salles. Le devis descriptif des travaux prévoit la dépose des décors peints de Julien Jonas. Si certains panneaux semblent bien avoir été déposés ou détruits, d'autres restent en place. Le casino survit à la fermeture de l'établissement thermal dans les années 1970. Les activités de jeux, de bar et de dancing subsistent jusqu'à l'inauguration d'un nouveau casino au nord du parc thermal par le Groupe Tranchant en 2006. L'édifice, sans affectation, est abandonné depuis cette date.
Le casino des années 60
Le casino des années 60
Le casino des années 60

Le casino des années 60

En 1767, le prince de Conti fait planter une allée de tilleuls de Hollande entre le bourg et les sources, comme l'évoque Raulin (1769) : "Le Prince de Conti a fait planter plusieurs allées d'arbres, qui aboutissent au grand chemin et qui conduisent aux eaux". L'auteur vante aussi le site : "Du lieu où les sources sont, on traverse une prairie charmante. Au milieu de cette prairie, est une allée de tilleuls qui mènent à un plateau d'où l'on découvre le village à gauche, et à droite près de deux lieues de la grande route".
Ensuite le docteur Roubaud en 1860 indique que l'allée de tilleuls d'origine est doublée d'une seconde allée. Il signale de part et d'autre "des jardins et de vastes prairies évidemment destinés à de futurs hôtels ou des maisons de plaisance". L'auteur indique également la construction de deux grands réservoirs, le premier de 600 m3 sous la place devant l'entrée de l'établissement thermal, alimenté par le trop plein des sources et le drainage des terrains pendant l'hiver, le second plus grand encore devant sa villa, "à la suite du séchoir couvert et du bain des pauvres".
 
L'opération d'envergure qui marque un tournant sera le développement d'un véritable quartier avec le lotissement des terrains situés au sud de l'établissement thermal.
L'initiative en revient à Auguste Chevalier, député du Corps législatif et président du conseil de surveillance de la société Lutton-Montlouis, proche d'Isaac Pereire, comme le rappelle Roubaud : il achète une "grande étendue de champs et de prairies, parfaitement limitée de tous côtés, en face de l'établissement des eaux minérales dont le séparait seulement l'avenue de Conti prolongée" et "de larges voies carrossables sont tracées avec plus ou moins d'intelligence, de manière à former des lots propres à bâtir".
Les deux premières maisons construites dans le Parc Chevalier sont le Grand et le Petit Châlet. Le succès de cette opération spéculative est limité, il faut attendre les années 1880 pour assister à la construction de trois autres villas (maison 11 rue des Capucins, maison 1 rue de Bourgneuf, maison 1 rue des Capucins) dans le Parc Chevalier.
Les allées prévues initialement ne sont pas toutes tracées, sans doute pour éviter le trop grand morcellement des parcelles à lotir. Dès l'origine, l'accès aux allées est fermé par des barrières ou des chaînes, qui semblent avoir été retirées ensuite puisqu'il est demandé de les rétablir "comme autrefois" lors de la construction de l'hôtel des postes. La Compagnie des Eaux minérales de Pougues reste propriétaire des terrains non lotis au moins jusqu'aux années 1930.
En 1899, des candélabres sont installés pour l'éclairage et la signalisation, notamment à l'intersection de l'avenue de Paris et de l'avenue de Conti et sur la place devant l'entrée de l'établissement thermal.
Création du premier casino en 1830-1840
Création du premier casino en 1830-1840
Le casino-théâtre demeure l'objet d'importants travaux commandés par la Compagnie des Eaux minérales de Pougues en 1929-1930. Ils sont conduits par l'agence des architectes Pol Abraham et Henry Le Même. La partie la plus ancienne de l'édifice, construite en 1860-1863, est alors relativement préservée. Elle conserve notamment son décor de lambris, ses miroirs et ses cheminées. L'intervention consiste uniquement à créer un décor peint sur les plafonds et à remplacer les panneaux d'étoffes à l'intérieur des compartiments des lambris. Le décorateur choisi est le peintre Lucien Jonas. Une de ses compositions est signée et datée de 1930.
La transformation des espaces au début des années 1960 rend difficile la compréhension de l'organisation générale du décor peint. Certaines compositions ont été déposées. D'autres, comme celles des plafonds, dissimulées par la pose de faux-plafonds. Les sujets des peintures des plafonds sont connus grâce à un article du Pougues-Journal du 28 août 1939.
Dans la configuration des années 1930, le peintre a sans doute représenté, au plafond de la première partie de la salle, un génie ailé versant de l'eau dans des coupes que lui tendent des nymphes, et au plafond de la seconde partie de la salle, le char de la nymphe des eaux tiré par des cygnes et accompagné d'un cortège de musiciens et de curistes
Dans les années 1980, il ne subsiste que trois des quatre scènes du mur oriental de la première partie de la salle : la Conversation et deux autres scènes inspirées du 18e siècle difficile à identifier.

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2026-02-13T14:02:50+01:00

Pougues-les-Eaux

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Pougues-les-Eaux
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2026-02-10T10:35:02+01:00

1975 - Le Président Mitterrand

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Coup de vent à la foire exposition de Nevers

Coup de vent à la foire exposition de Nevers

L’Institut du Monde Arabe coûte aujourd’hui très cher à l’État avec ses 200 employés, et son utilité fait l’objet d’un récent débat avec la démission contrainte de son président Jack Lang.
 
L'institution ne joue pas le rôle critique, intellectuel et scientifique qu’elle devrait mais sert davantage à placer des proches ou des sympathisants, à la manière de bien des agences ou opérateurs de l'État, comme par exemple l'Académie de France à Rome.
L’Institut du monde arabe est structurellement déficitaire. Selon la Cour des comptes, son déficit d’exploitation n’est « jamais inférieur à un million d’euros (2022) et peut même dépasser 4 millions (2017), soit 19 % de marge d’exploitation négative ».
Le financement repose quasi intégralement sur l’argent public, sa gestion interne reste défaillante et plutôt opaque, et sa gouvernance complexe, entre fondation privée et dépendance au Quai d’Orsay, ne manque pas d'interroger sur la pérennité d'un modèle conçu il y a plus de 40 ans.
Les programmations sont jugées inégales : certains y voient davantage un lieu d’événementiel mondain qu’un centre de pensée, son impact est difficile à comprendre.
 

 
Lettre de Jack Lang, président de l’Institut du monde arabe, au ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot

Monsieur le Ministre,

L’Institut du monde arabe est une institution unique au monde, que la France doit chérir avec fierté et reconnaissance.
Avec le président François Mitterrand, j’ai été l’inspirateur de la réalisation de son bâtiment iconique.
D’importantes manifestations célébreront bientôt les 40 ans de son ouverture.
Au moment de ma nomination, le journal Le Monde évoquait un « joli champ de ruines » pour dépeindre l’état de l’Institut du monde arabe. J’ai consacré mon énergie à redonner à l’institution son plein éclat et un rayonnement mondial.

Cette métamorphose a été rendue possible grâce aux équipes exceptionnelles qui m’accompagnent.
L’année qui débute est placée sous le signe des « Nouvelles Andalousies ». Elle sera riche d’expositions magnifiques, « Alhambra », « Esclaves en Méditerranée », « Byblos, cité millénaire du Liban » ou encore « Médecines arabes » et ne manqueront pas d’attirer un public toujours plus fidèle et nombreux.
2026 sera aussi marquée par le lancement du nouveau musée et de la maison de la langue arabe.

Vous avez vous-même déclaré que je devais veiller à l’intégrité de cette institution.
Vous avez parfaitement raison.
Le climat actuel, mêlant attaques personnelles, soupçons et amalgames, par ailleurs tous infondés, est délétère. Il me révolte et me répugne. Il ne peut que nuire à cette magnifique institution.
Afin de préserver l’Institut du monde arabe et son travail exemplaire, et de pouvoir sereinement récuser toutes les accusations qui m’assaillent, je propose de remettre ma démission lors d’un prochain conseil d’administration extraordinaire, qui pourra également choisir mon successeur afin d’éviter toute rupture de continuité.

Je tiens à vous dire ma gratitude personnelle pour votre soutien constant, le vôtre comme celui de votre cabinet, des ambassades et instituts et de l’ensemble du personnel du quai d’Orsay, qui ont contribué, grâce à une coopération toujours exemplaire, à renforcer la place de la France dans le monde arabe. Je remercie également le président de la République pour sa confiance. Les pays arabes, leurs représentants, leurs artistes, leurs sociétés civiles, ont toujours manifesté un appui enthousiaste à notre programmation culturelle.

Enfin, je me réjouis que la justice se saisisse de ce dossier.
Comme professeur de droit, j’ai le plus grand respect pour les juridictions, auxquelles j’apporterai toute ma contribution.
Les accusations portées à mon encontre sont inexactes et je le démontrerai, par-delà le bruit et la fureur des tribunaux médiatique et numérique.
Vous me permettrez de rendre publique cette lettre, afin que chacun comprenne que je n’accepterai jamais que l’Institut du monde arabe, que j’ai eu l’honneur et le bonheur de présider pendant de si longues et belles années, soit entaché par la calomnie.
C’est désormais en homme libre, comme je l’ai toujours été, que j’entends bien poursuivre mes combats et mes recherches intellectuelles.

Un autre monde !

667 ! C’est le nombre d’occurrences du nom de Jack Lang, l’ancien ministre de la Culture puis de l’Éducation et ex-président de l’Institut du monde arabe, dans les fichiers relatifs au dossier Epstein, mort en prison en 2019. Ces documents sont publiés par le ministère de la Justice américain, révélant la proximité des personnalités du monde des médias, de la politique ou de la culture avec le milliardaire accusé de trafic sexuel.
 
Mais pourquoi Jack Lang, 86 ans, est-il autant sous le feu des critiques, au point d’avoir démissionné de son poste de président de l’IMA  ? Le HuffPost fait le point sur ce qui lui vaut aussi une enquête du Parquet national financier.
Il convient d’abord de préciser que les plus de 600 occurrences ne signifient pas qu’il a échangé autant de fois. Son nom est parfois évoqué par d’autres personnes ayant échangé par mail avec Jeffrey Epstein.
 
Petits services entre amis !
Des dizaines de mails prouvent que Jack Lang et Jeffrey Epstein se connaissaient depuis au moins 2012, quatre ans après que l’Américain ait passé plus d’un an en prison pour avoir eu recours à des prostitués mineurs. Un mail daté de décembre 2012 évoque ainsi une rencontre entre les deux hommes à Paris :
« Cher Jeffrey, merci pour hier et votre généreuse et délicate invitation. Demain je ne suis pas à Paris. Je vais à Lens pour inaugurer le Louvre-Lens. Mercredi je dois assister à la représentation de West Side Story. J’ai deux tickets. Voulez-vous venir avec moi pour la première partie ? », écrit Jack Lang le 3 décembre.
https://www.justice.gov/epstein Capture écran d’un document issu du dossier Epstein publié par le ministère de la Justice américain
La correspondance se poursuit tout au long des années 2010. Les nouvelles accusations à partir de 2015 contre Epstein, puis une enquête du Miami Herald publiée en 2018, n'ont pas empêché Lang de maintenir le contact et de lui demander des services :
Le 11 septembre 2017 : « Est-ce que je peux abuser de vous encore une fois ? Je suis invité par le prince Aga Khan au dîner qu’il organise pour les 80 ans de son frère. Votre voiture est-elle disponible pour nous transporter ? (...) Avec toute mon amitié. » Jeffrey Epstein répond favorablement à la demande. Plus tard, c’est la fille de Jack Lang, Caroline, qui lui écrit pour lui indiquer que son père l’invite à Marrakech... Comme le révèlent d’autres courriels, Jack Lang a profité aussi du jet privé d'Epstein pour se rendre au Maroc à plusieurs reprises.
 
Un film, une société offshore, des milliers de dollars en jeu ?
Un volet financier unit également les deux hommes. Comme le montrent les mails issus du dossier Epstein, l'ex-président de l’IMA a réclamé le 14 septembre 2018 - soit quelques mois avant l’arrestation de l’Américain - de l’argent pour financer un film de Serge Moati, « très grand cinéaste français qui souhaite réaliser un film sur mon travail qui sera diffusé au cinéma ». « Il m’a demandé de collecter des fonds pour la préparation de ce film. Le budget s’élève à 150 000 euros. Les contributions des amis seraient à verser sur le compte en pièce jointe », ajoute-t-il. Le biopic intitulé Jack Lang, la traversée du siècle ne verra finalement jamais le jour, mais le Daily Beast a révélé dès 2020 que Jeffrey Epstein a versé 57 000 dollars depuis une société sise aux îles Vierges, un paradis fiscal.
 
Ont aussi été rendus publics ces derniers jours les liens entre Caroline Lang et Jeffrey Epstein au sujet d’une société offshore baptisée Prytanee LLC. Domiciliée aux îles Vierges et créée en 2016, elle avait pour but de racheter des œuvres d’art et détenait sur ses comptes 1,4 million de dollars, toujours selon Mediapart. « Un jour, Jeffrey nous a dit, à mon père et moi, qu’il voulait investir dans de jeunes artistes français et internationaux, pour les aider. Il a proposé de monter un fonds et j’ai dit oui ». 
"Je rencontre beaucoup de monde, je suis attiré par l’inattendu" dixit Jack Lang, et ses liens avec Jeffrey Epstein ont duré jusqu’en 2019. Une photo des deux hommes a été prise au Louvre à l’occasion des 30 ans de la pyramide du musée. On est alors en mars. 

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