2026-08-06T06:18:04+02:00

Fabius dans le lit de Tracey Emin

Publié par education-programme
Tracey Emin, sits in front of my bed - 1998

Tracey Emin, sits in front of my bed - 1998

Entre Calder et la biennale de Venise, voici une belle fin de carrière pour celui qui fut successivement héritier, playboy, sauteur d’obstacles, inspecteur des finances, premier ministre, potiche socialiste, juge constitutionnel et qui finit peintre abstrait. Il n’aurait pas déparé dans le lit de Tracey Emin - un peu trop cochonné pour lui quand même.
 
En octobre 1999, The Guardian relate :
Tracey a été appelée d'urgence à la Tate Gallery de Londres pour réinstaller son lit. Un lit aux draps tachés par l'urine, auprès duquel on trouve une petite culotte maculée de sang, un test de grossesse, des préservatifs usagés, des plaquettes de pilules contraceptives, des bouteilles de vodka et des serviettes hygiéniques...
Fabius dans le lit de Tracey Emin

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2026-08-05T07:33:49+02:00

Qui c’est ? C’est qui !

Publié par education-programme
Qui c’est ? C’est qui !
Il paraît qu’un nommé Bertrand avance ses pions et prépare sa candidature pour la fin de 2026.
Je me demande toujours par quels mécanismes de communication, financés par qui et pour quels montants, un Nemo arrive sur la scène politique.
Car Bertrand, c’est qui ? A part assureur (pas rassurante cette profession….) et marié trois fois (ce qui suppose quelques revenus pour solder les divorces), c’est personne.
Ajoutons que Wikipedia, pour une fois apparemment honnête, suggère que sa notice si longue pour un bon à pas grand chose, a été … payée. Par qui ?
Voici ce que dit Wikipedia :
Cet article peut avoir été modifié (voire créé) en échange d’une rémunération ou d’avantages non déclarés, ce qui constitue le cas échéant une violation des conditions d’utilisation de Wikipédia - mars 2026
 
Wikipédia dépend des opinions des contributeurs - comme probable rémunérés, d'une façon ou d'une autre. 
Aujourd'hui, Wikipédia est clairement débordée par l’IA, et son audience est en baisse mesurable. Les données 2025–2026 montrent un recul réel du trafic humain, lié à la montée des assistants IA et aux réponses directes dans les moteurs de recherche.
Environ –8 % de trafic humain entre mars et août 2025, cette baisse apparaît après une révision des systèmes de détection qui a permis d’isoler le trafic réellement humain.
Les jeunes publics se détournent du web ouvert au profit des vidéos courtes et des réponses instantanées.
Les internautes obtiennent désormais des réponses directement dans l’interface du moteur ou du chatbot, sans cliquer sur la source.
 
Conséquences : moins de trafic donc moins de nouveaux contributeurs. Moins de trafic, moins de dons, donc fragilisation du modèle non lucratif.
Paradoxe : les IA ont besoin de Wikipédia, mais leur succès réduit la visibilité de l’encyclopédie.
L’accès direct à Wikipédia diminue. Les IA deviennent l’interface principale d’accès à l’information. Le risque pour l'encyclopédie est moins d’être détrônée que d’être rendue invisible derrière les assistants IA.
Wikipédia entre dans une mutation institutionnelle profonde : son rôle, son modèle, sa gouvernance et sa visibilité sont en train de changer sous l’effet de l’IA, des plateformes fermées et de la transformation des usages. Ce n’est pas une crise ponctuelle mais un basculement de régime du savoir.
Les IA génératives absorbent Wikipédia comme source, captent l’attention et retiennent le trafic.
Les moteurs de recherche affichent des réponses directes, réduisant les clics.
Les jeunes publics se détournent du web ouvert au profit de formats vidéo et conversationnels.
Le nombre de contributeurs actifs stagne ou baisse dans plusieurs langues.
 
Synthèse 
Wikipédia risque de devenir une infrastructure invisible, non reconnue. Les IA ne citent pas toujours correctement leurs sources, ce qui fragilise la légitimité.
Moins de visibilité → moins de nouveaux contributeurs → vieillissement de la communauté → risque de rigidification éditoriale.
Wikipédia repose sur les dons individuels, la bonne volonté, une fondation à but non lucratif. Or la baisse de trafic réduit les dons, les IA profitent du contenu sans contribuer financièrement.
Wikipédia survit, mais comme une encyclopédie de niche marginalisée.

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2026-08-04T13:53:11+02:00

La Mairie de Pougues

Publié par education-programme
La Mairie de Pougues

Ou l'art d'entretenir ambigüité et double lecture : sur les panneaux, dans la correspondance ?

L'ex centre d'art devient tiers-lieu France service : coût 690 298 € HT - Un libellé qui prête à confusion : s'agirait-il d'une extension France-services ? On s'interroge encore du pourquoi concernant la générosité de la Région. Aurait-elle trop d'argent ?
Quoiqu'il en soit, la part pouguoise reste importante, déjà en futurs frais d'équipement de l'espace de travail partagé.
La municipalité pense bien entendu louer le lieu - comme d'ailleurs elle l'espérait pour le Pavillon des Sources qui reste presque, pour ne pas dire toujours, désespérément vide. L'utopie ferait-elle son chemin ? L'avenir nous le dira !
 
"Pougues perspective 2032" notait une intention de créer une salle des fêtes en dehors du centre-ville ? A louer sans doute !
La Mairie de Pougues
"Après information du bureau municipal, ce serait effectivement une belle idée dans le cadre de la culture. Avant tout, pouvez-vous nous indiquer sur quelle période et sur quelle durée vous envisageriez votre exposition.
En effet, le pavillon des sources est utilisé régulièrement et, par délibération municipale, il est offert uniquement aux associations pougoises à but non lucratif, et pour la 1ère manifestation annuelle."
Ici, il n'est nullement question de culture, plutôt laisser le Pavillon vide.
En 2012 le département prêtait l'endroit, la municipalité les services, seule une décharge en responsabilité civile était demandée.

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2026-08-04T06:18:19+02:00

La RN7 à Pougues-les-Eaux

Publié par education-programme
La RN7 à Pougues-les-Eaux
La route Nationale 7
La route Nationale 7
La route Nationale 7
La route Nationale 7
La route Nationale 7
La route Nationale 7
La route Nationale 7
La route Nationale 7
La route Nationale 7
La route Nationale 7
La route Nationale 7
La route Nationale 7

La route Nationale 7

Elle est la mémoire de la N7

Jeanine Armand a 86 ans, elle préside désormais l’association des amis de la mémoire de Pougues-les-Eaux dans la Nièvre. Mais avant cela, elle a vécu la RN7 presque toute sa vie. Enfant, elle habitait la même maison qu’aujourd’hui. « L’été pour traverser la route ? Une horreur. Pour aller à l’école ? Une horreur. Même quand ce n’était pas les vacances il y avait du monde », se remémore-t-elle.

Cette période-là était cependant fructueuse pour la ville. Les cafés étaient nombreux, les commerces également. « Les gens s’arrêtaient déjeuner, visiter… Pougues était vivante ! La ville était coupée en deux, d’un côté, les thermes, les hôtels pour les curistes, le casino… De l’autre, les ouvriers qui vivaient là. Un brouhaha incessant accompagnait les journées tout comme les accidents de la circulation. On a eu des vedettes, Johnny Hallyday est venu, dans un autre registre, Giscard d’Estaing… Aujourd’hui, c’est bien plus calme… Tout s’est arrêté du jour au lendemain… », déplore la Pouguoise.

En effet, les trois stations-service de la commune ont fermé leurs portes avec l’arrivée de la quatre-voies. C’était en 2002. « Ça a été la mort de Pougues. 20 ans plus tard, ça revit un peu », lâche, soulagée, l’octogénaire.
Il a fallu attendre une dizaine d’années pour retrouver la même atmosphère dans la ville avec l’événement “Faîtes de la N7”. Derrière ce rendez-vous ayant lieu tous les deux ans, Sophie Lourdez la présidente de l’association organisatrice éponyme. En 2012, 5.000 personnes avaient fait le déplacement. En 2026, 35.000. Le temps d’un week-end, Pougues-les-Eaux retrouve son ambiance d’antan : costumes, voitures anciennes et sa foule. « L’idée est de recréer l’ambiance du départ en vacances dans les années soixante. Ça bouchonnait à Pougues, ce bouchon festif revit », avance Sophie Lourdez.

D’après elle, cet esprit de vacances revient peu à peu : « Les vacances, c’était avant tout le trajet. C’était une aventure en soi. Des centaines de kilomètres, pas de climatisation dans les voitures, on s’arrêtait visiter sur la route. On revient peu à peu à ça ».
La ville de Pougues est désormais village étape le long de l’A77, des commerces ont rouvert. « Les gens prennent davantage le temps de voyager et pas seulement d’aller d’un point A à un point B », estime la responsable de cette fête.

Jeanine Armand n’hésite pas à faire un saut à chaque “faîtes de la N7”. « Ça me rappelle des souvenirs, il y a comme un sentiment de nostalgie qui flotte dans la ville », sourit-elle.

Route Nationale 7 Collection Christiane Bondoux - RN7 07/10/2014

En travaux ! Gamm vert, rue du 13ème de Ligne Travaux de déviation - RN7 Construction en 1993 du nouvel Hôpital Pierre Bérégovoy - L'Hôpital avenue Colbert avant travaux 06/04/2015

Aspect peu bucolique de la RN 7 Route Nationale 7 Collection Christiane Bondoux - RN7 - 07/10/2014 En travaux ! Gamm vert, rue du 13ème de Ligne - Travaux de déviation RN7 - Construction en 1993 du nouvel Hôpital Pierre Bérégovoy - L'Hôpital avenue Colbert avant travaux - 06/04/2015 La... 09/03/2013

La RN7 à Pougues-les-Eaux La route Nationale Collection Christiane Bondoux 18/12/2015

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2026-07-30T09:28:41+02:00

Dis, c’est de l’or que t’as autour du cou ?

Publié par education-programme
Dis, c’est de l’or que t’as autour du cou ?
La richissime apparatchik de l’écologie gouvernementale et officielle est partie illico en vacances dans sa villa classée de Sainte Maxime (à une ou deux piscines? j’attends toujours la réponse) et laisse les feux s’éteindre tout seuls.
Une fois de plus Macron a montré son inintelligence himalayenne (j’aurais du dire « olympienne » mais l’Olympe c’est pas si haut que ça) en refusant la démission de cette Barbut incapable autant qu’arrogante et paresseuse. Voulant faire voir à tout prix l’unité de son gouvernement à la Labiche, il lui fallait conserver cette pièce unique. Eut-il réfléchi juste quelques minutes, il l’eut remerciée en en faisant la chèvre-émissaire que réclament les médias et les vacanciers aux bungalows calcinés. Raté. On se demande ce que le Sous-Tout aura réussi en dix ans sinon, réussite exceptionnelle, à tous nous baiser deux fois.
PS Riche comme elle est, son collier n’est surement pas de cuivre. En revanche, elle a compris qu’à l’Elysée, la perruque était bien portée et même avec toupet.
 
Le fonctionnement en temps réel ou au moins très rapide de l’internet et des réseaux fait que la presse « papier » est quasiment toujours en retard et donc dépassée au moment où elle traite les faits. Il lui reste donc à « commenter », c’est-à-dire blablater. Les journalistes se font « éditorialistes » sentencieux et les pages « Débats et opinions » fleurissent. Comme en plus les investigations longues et approfondies coûtent cher, au mieux on envoie quelques mouches à merde ramasser des ragots
– voir Le Monde sur Arnault et LVMH et en fait tous les sujets. C’est le succès en différé de la méthode Plenel-Colombani: ils voulaient faire un journal d’investigations, ils ont produit une feuille à ragots tendancieux.
Dans le même temps, nous avons tous besoin de sites de référence et de contrôle.
Ce fut l’idéal du « fact-checking » ou d’une entreprise comme Wikipedia.
Le fact-checking a fait faillite car s’il est sérieux il est cher – on retrouve le problème du coût de l’investigation – et s’il est rapide, il consiste à aller vérifier auprès des autres mouches à merde: Le Monde vérifie dans le Guardian et Libération dans Mediapart ou le Monde.
Quant au modèle collaboratif Wikipedia, il s’est détruit lui-même en étant noyauté par des groupuscules de voyous politisés ou des Bouvard et Pécuchet se targuant d’un mastère de l’université de Petaouchnok ou diplômés de l’école de journalisme de Romorantin. Pour couronner le tout, les performances de l’intelligence artificielle, si on s’adresse à plusieurs prestataires, fournissent des éléments de fact-checking fiables et immédiats. Mortes donc les cellules de décryptage et vérification.
 
Il me semble qu’il va subsister en dehors des réseaux deux sortes de presse.
Tout ce que je viens de dire vaut évidemment pour la Presse audiovisuelle, dont chacun peut remarquer qu’elle tourne au débat permanent avec pitres obligés et experts de pacotille, ou dont les investigations sont menées par des mouches à merde (Cash investigation si heureusement nommé…).
Il est possible que les moteurs d’Intelligence artificielle, si nous savons les utiliser, fassent disparaître pas mal des problèmes que je viens de soulever.
 
PS Je laisse de côté la question passionnante des médias et des sites d’enquête et d’information qui font un admirable travail comme ISW (Institute for the Study of War), Bellingcat, Bulletin of the Atomic Scientists ou Wired car ce qui modifie la situation et notamment les questions de financement, c’est l’importance technologique, militaire et diplomatique des enjeux. On trouve plus facilement des financements dans des domaines cruciaux. En fait le financement de la démocratie n’intéresse pas grand monde, y compris chez les citoyens qui préfèrent payer Netflix, la Fifa ou Meetic.
 
Une presse locale et régionale car nous aimons les faits divers et avons besoin de savoir ce qui se passe autour de nous. Le journaliste localier sans prétentions fait plutôt bien et modestement son travail. En France La Dépêche, Sud-Ouest, Midi-Libre, les DNA, Ouest-France et le Parisien font ce travail de presse locale. De ce point de vue, Libération me semble devenu un excellent journal localier pour quelques tribus dispersées (teufeurs, trans, queer, technos). Il y a belle lurette qu’il en va de même avec des journaux comme La Croix ou l’Humanité, feuilles locales pour public de niche juste un peu dispersé.
Une presse de référence disposant de gros moyens, recrutant des journalistes compétents, sélectionnant sérieusement les jeunes journalistes pour éviter l’entrisme des voyous politisés ou corruptibles et prenant au sérieux un travail d’information. Quand on entend les insultes de Trump contre le New York Times, le Washington Post, le Wall Street Journal, on se dit qu’il a de bonnes raisons de viser le travail de journalistes qui font professionnellement leur boulot. Nous n’avons rien de tel en France.
La dérive du Monde en a fait une poubelle idéologique. Le Figaro est meilleur mais il manque de moyens financiers pour des investigations lourdes et compense par une inflation des pages Débats idéologiques, bien trop fermées et pour le coup réac et bavardes avec toujours les mêmes « penseurs de l’actualité ».
Je me demande en fait si à l’échelle d’un petit pays comme la France, une organe de qualité disposant de moyens financiers importants est viable et doute donc que nous puissions disposer un jour de cette sorte de ressource. Quant à l’idéal de journal « européen »…

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