2026-07-03T05:51:19+02:00

Chasse à la subvention

Publié par education-programme

Obtenir ladite subvention peut parfois à terme devenir un cadeau empoisonné.

Les bâtiments désaffectés de l'ancienne usine d'embouteillage d'eau de Pougues avaient en leur temps été restaurés et aménagés, à grand renfort d'argent public, afin d'accueillir un Centre d'art contemporain.
Quelques décennies plus tard, devant le constat du peu de fréquentation du lieu et de l'importance de ses frais de fonctionnement, celui-ci fut fermé.
Ainsi, revendu à la commune de Pougues-les-Eaux en 2021 par le conseil départemental pour 600.000 €, la municipalité, désormais propriétaire de l'ensemble du parc Saint-Léger, héritage de l’établissement thermal, ne manque pas de projets : "Bistronomie, écolodges, séminaires, espace bien-être", un projet entre restaurant, espace bien-être et salles de réception, c’est là toute l’ambition affichée par la mairie. Un projet estimé à 14,5 millions d'euros - réaliste ou irréaliste, telle est la question ?

Par intermittence, les travaux suivent leur cours, et les locaux sont en partie occupés par des services municipaux, une maison France services et de l’hébergement d’urgence qui accueille toujours des Ukrainiens.
Comme nous l'indique un panneau réglementaire, une partie de l'ex centre d'art deviendrait tiers-lieu France service : coût 690 298 € HT - Un libellé qui prête à confusion : s'agit-il d'une extension France-services ? Autrement dit, une administration en remplacerait une autre. Mais peu importe, l'essentiel résidant dans l'obtention de la subvention.
En effet, feu le Centre d'art fonctionnait sur le partenariat entre État et plusieurs collectivités territoriales, donc de ce point de vue rien ne changerait vraiment.
Les espaces du Centre restent en bon état, l'investissement ne concerne que son aménagement, alors, qu'en face, l'établissement des bains, lui, menace carrément ruine. Mais la subvention pour lui n'aurait peut-être pas été à la même hauteur ?
 
Aménagement coût : 690 298 € HT - état : 84 450 €, région : 431 913 - Pourquoi pour une petite commune bien spécifique, une telle générosité de la Région ? En quoi les franc-comtois resteraient-ils concernés ? La politique a bien des mystères !
Représentations du Centre d'art. Les expositions, obligatoirement conceptuelles, ne ressemblaient en rien à ces images..
Représentations du Centre d'art. Les expositions, obligatoirement conceptuelles, ne ressemblaient en rien à ces images..
Représentations du Centre d'art. Les expositions, obligatoirement conceptuelles, ne ressemblaient en rien à ces images..
Représentations du Centre d'art. Les expositions, obligatoirement conceptuelles, ne ressemblaient en rien à ces images..
Représentations du Centre d'art. Les expositions, obligatoirement conceptuelles, ne ressemblaient en rien à ces images..

Représentations du Centre d'art. Les expositions, obligatoirement conceptuelles, ne ressemblaient en rien à ces images..

L'établissement des Bains, avec ses colonnes cannelées et ses reliefs néoclassiques, évoque une architecture du XIXᵉ siècle. Mais ce qui frappe ici, c’est le temps qui passe : les volets clos, les enduits écaillés, les traces d’humidité et la végétation qui commence à reprendre ses droits. On sent que le lieu est suspendu entre mémoire et abandon, comme un décor figé dans une attente silencieuse.
L'établissement des Bains, avec ses colonnes cannelées et ses reliefs néoclassiques, évoque une architecture du XIXᵉ siècle. Mais ce qui frappe ici, c’est le temps qui passe : les volets clos, les enduits écaillés, les traces d’humidité et la végétation qui commence à reprendre ses droits. On sent que le lieu est suspendu entre mémoire et abandon, comme un décor figé dans une attente silencieuse.

L'établissement des Bains, avec ses colonnes cannelées et ses reliefs néoclassiques, évoque une architecture du XIXᵉ siècle. Mais ce qui frappe ici, c’est le temps qui passe : les volets clos, les enduits écaillés, les traces d’humidité et la végétation qui commence à reprendre ses droits. On sent que le lieu est suspendu entre mémoire et abandon, comme un décor figé dans une attente silencieuse.

Chasse à la subvention
Chasse à la subvention
Chasse à la subvention

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2026-07-02T07:39:40+02:00

Réflections sur le patrimoine pouguois

Publié par education-programme
Réflections sur le patrimoine pouguois
Réflections sur le patrimoine pouguois
Réflections sur le patrimoine pouguois
Réflections sur le patrimoine pouguois

Les images montrent un bâtiment néoclassique en état de dégradation, avec colonnes corinthiennes, frontons et balustrades brisées. On distingue des éléments architecturaux effondrés au sol, des portes murées et des traces d’humidité sur les marches — tout cela évoque un lieu abandonné ou en attente de restauration.

On pourrait imaginer l’eau montant jusqu’au niveau des marches, reflétant les colonnes et les ombres des arbres, créant une atmosphère à la fois mélancolique et spectaculaire. Le contraste entre la noblesse du style et la fragilité du lieu serait saisissant.
On pourrait entrevoir l'envahissement de la végétation, la présence de végétation spontanée au pied de la façade et dans les joints des marches et des éléments maçonnés. Quelques herbes et mousses se développent également au niveau des zones humides de la balustrade. L'envahissement demeure encore modéré mais, en l'absence d'entretien, il pourrait favoriser la dégradation des matériaux, la rétention d'humidité, le développement de racines dans les fissures.
En complément de la végétation, une photo met également en évidence des éléments de balustrade et des ornements tombés au sol, qui méritent une intervention rapide pour des raisons de sécurité et de conservation. Bref ! Si rien n'est fait, l'apocalypse est pour bientôt.

Relevé sur facebook
Quelle honte de dégrader le patrimoine Pouguois... Des lampadaires sublimes de style art déco là depuis tant d'années... a qd la vidéo ici aussi et la prise en main de la protection de l ancien magnifique casino de pougues par M Tranchant en concert avec Ville Pougues ! Nous attendons quoi... l'arrêté de mise en péril....qu'un enfant prenne une pierre sur la tête ou une balustrade ?

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2026-06-26T15:56:13+02:00

Le temps des jérémiades

Publié par education-programme
Que ce soit dans des tribunes, des émissions de radio-télé, sur des chaînes individuelles du web, ce ne sont que pleurs, plaintes et critiques sur « la France qui tombe », effroi de la décadence et de l’effondrement. L’antienne n’est pas nouvelle et elle fut d’abord chantée par Nicolas Baverez dans un livre de….2003. Inutile de dire qu’on ne peut incriminer le seul Sous-Tout bien qu’il soit vraiment au dessous de tout et nous ait fait subir bientôt dix ans d’incompétence adolescente autant qu’arrogante.
 
Ce qui m’intrigue, c’est que ça pleure, déplore et lamente sans que jamais apparaisse une once de solution. Règne un fatalisme accablé: c’est le bordel, le pays n’est pas gouverné, les lois fourmillent, les bureaucraties rivalisent de règlements ineptes. Voir passoires thermiques, pompes à chaleur, parcoursup, mon-mastère, services publics à vau-l’eau, informatisation à tout-va mais garantie piratable, la poste, la Cenecefeu, les déficits partout, l’armée inexistante, un porte-avion à temps partiel, une magistrature à son compte, des services extra ou périscolaires paradis de pédophiles, la violence coutumière et normale des racailles, des fausses cartes vitale partout, des logements sociaux partout mais rien pour se loger, etc., etc., etc. Pour ne rien dire d’une politique internationale où l’on essaie de faire risette à Trump, Poutine, ou des parachutistes burkinabé.
Je ne vais pas pleurnicher à mon tour mais je m’étonne de cette résignation. Comme disait feu Jospin, premier ministre mais toujours trotskiste, « on n’y peut rien ».
 
Je vois en revanche très bien pourquoi « on n’y peut rien »: des présidents ineptes (Hollande), ignares (Sarkozy), incompétents et caractériels (Macron) ont nommé des kyrielles de premiers ministre et de ministres à en prendre le tournis et c’est l’Etat-profond qui gouverne, les corporations, les associations, les ONG, les lobbies, les syndicats (de travailleurs mais bien plus de hauts fonctionnaires et inspecteurs), les réseaux, les ententes, les magistrats administratifs (c’est quoi ce truc? quelque chose comme de la musique militaire?). Effectivement, on n’y peut rien…. Et comme il n’y a pas de Milei et que tout le monde a peur des tronçonneuses, ça va durer encore et encore.
PS (c’est le cas de le dire) Le rondouillard Hollande estime toujours qu’on est riche à partir de 5000 euros par mois mais lui-même commence les siens avec un petit matelas de quarante à cinquante mille (j’attends le démenti!). Encore regrette-t-il de n’avoir pas exercé une profession où son incomparable intelligence lui aurait permis d’être pour de bon riche. Sauf, mon petit culbuto qu’il aurait fallu travailler…. Un politicien français, c’est débordé d’occupations et de démonstrations, mais ça ne travaille pas: ça pose, ça plastronne, ça posture, ça drague mais ça ne travaille pas.
 

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2026-06-12T16:34:16+02:00

La déliquescence des écoles d'art, des lieux pour ne rien apprendre ?

Publié par education-programme

Cet article est reposté depuis Le Ministère de la Culture.

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2026-06-08T06:01:26+02:00

Economie et sociologie de la Nièvre

Publié par education-programme
La Nièvre est un département raisonnablement endetté par rapport à la moyenne nationale, les données nationales montrent que l’endettement des collectivités locales demeure globalement sous contrôle.
Les départements de la région (Nièvre, Yonne, Côte-d’Or, Saône-et-Loire, Jura, Doubs, Haute-Saône, Territoire de Belfort) se situent dans la moyenne des niveaux d’endettement départementaux selon les séries OFGL (2012–2024).
Les départements les plus endettés sont généralement : les Bouches-du-Rhône, le Nord, la Seine-Saint-Denis, les Hauts-de-Seine...
 
La Nièvre présente un niveau de surendettement supérieur à la moyenne nationale. Le meilleur indicateur disponible est le nombre de dépôts de dossiers de surendettement pour 100 000 habitants (Banque de France, 2024).
La Banque de France indique qu’en 2024, les départements français se situent entre 125 et 459 dossiers pour 100 000 habitants. La Nièvre n’apparaît ni parmi les départements les plus faibles (Lozère, Haute‑Savoie, Paris) ni parmi les plus élevés (Aisne, Pas‑de‑Calais, Nord). Cela place le département dans une zone intermédiaire, typique des départements ruraux vieillissants et modestes.
Comment interpréter cette position intermédiaire ?
Certains facteurs augmentent mécaniquement les risques : le vieillissement de la population, les revenus médians modestes, le déclin industriel, le faible dynamisme économique et la part importante de ménages isolés ou locataires.
Ces éléments correspondent précisément aux caractéristiques socio‑économiques de la Nièvre.
 
Les ménages surendettés en France en 2024 sont majoritairement :
83 % âgés de 25 à 64 ans
55 % des femmes
52 % vivant seules
88 % locataires
31 % employés, 22 % ouvriers
Ces profils correspondent largement à la sociologie des zones urbaines nivernaises (Nevers, Decize, Fourchambault).
La Nièvre n’est pas un département fortement surendetté, mais elle fait partie des territoires à fragilité socio‑économique où le surendettement reste structurellement élevé.
Elle se situe donc dans la catégorie des départements à surendettement “moyen‑élevé”, sans atteindre les niveaux critiques observés dans le Nord ou l’Aisne.
 
L'exemple typique du Lot et Garonne et d'Agen
Dans ce département comme dans d'autres, le surendettement atteint des niveaux préoccupants et touche désormais des profils très divers, notamment des familles monoparentales, des salariés et des retraités. Pour le Lot et Garonne, plus de 800 dossiers ont été déposés depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Les dépenses du quotidien posent problèmes : "Cela peut arriver à tout le monde après un décès ou une séparation qui se passe mal, une personne peut se trouver en situation de surendettement du jour au lendemain". Les femmes seules avec enfants figurent parmi les profils les plus touchés. Un nombre croissant d'habitants se retrouve en situation de surendettement, un phénomène qui a fortement progressé. Il y a parfois plusieurs dettes.
Un retraité de 71 ans qui ne parvenait plus à rembourser un crédit de 8 000 euros, conseillé par une assistante sociale d'Agen, a trouvé le courage de tenter de sortir de sa situation en s'adressant à l'association SOS Surendettement.
Dans le département, 63,4 % des ménages surendettés vivent sous le seuil de pauvreté. Une vie précaire qui peut basculer à tout moment. On ne voit pas venir le surendettement. C'est un cumul de choses, c'est très difficile d'aller en parler, on est gêné et on hésite toujours un peu avant d'agir.
Après sa séparation avec sa compagne, un habitant d'Agen s'est retrouvé dans une situation financière délicate. "Après une séparation, j'ai été obligé de tout racheter, de me remeubler... donc de faire un crédit. Et puis, j'ai eu un gros problème de réparation de voiture. Je n'arrivais plus à m'en sortir". "Le surendettement a fortement augmenté dans le département, atteignant 21,6 % en 2025. On est très, très touché par rapport à la moyenne nationale", poursuit-il.
Parmi les profils les plus touchés, il y a un tiers de retraités, un tiers de salariés et un tiers d'aides sociales ou chômage, 70 % de ces personnes sont des femmes souvent seules avec des enfants. Le niveau moyen d'endettement s'élève à 17 000 euros en Lot-et-Garonne, un chiffre élevé lié notamment aux crédits immobiliers d'accès à la propriété.
 
Où se situe réellement la Nièvre dans la géographie de la pauvreté ?
1. Le taux de pauvreté dans la Nièvre
Les données départementales détaillées ne figurent pas explicitement dans les extraits officiels, mais les classements nationaux montrent qu’elle n’apparaît pas parmi les 10 départements les plus pauvres.
Ceux-ci incluent notamment  :
La Seine-Saint-Denis (28,4 %), les Pyrénées-Orientales (21,2 %), l'Aude (20,8 %), la Haute-Corse (20,2 %)...
2. Comparaison régionale
La région Bourgogne–Franche-Comté présente :
Un niveau de vie médian de 22 750 €, un taux de pauvreté de 13,4 %.
La Nièvre, département rural vieillissant, se situe généralement dans la moyenne ou légèrement au-dessus de ce taux régional, mais loin des extrêmes nationaux.
 
Pourquoi la Nièvre est-elle perçue comme pauvre ?
Même si elle n’est pas parmi les départements les plus pauvres, plusieurs facteurs nourrissent cette perception :
- Déclin industriel et démographique avec une perte continue de population depuis les années 1980.
- Faible densité économique : peu de grandes entreprises, tissu industriel ancien.
- Vieillissement marqué : les départements âgés ont souvent des revenus médians plus faibles.
- Revenus médians modestes comparés à la moyenne nationale (22 000–23 000 €).
- Chômage structurel dans certaines zones (Nevers, Decize, Fourchambault).
Ces éléments relèvent davantage de la fragilité socio-économique que de la pauvreté extrême.
 
La Nièvre appartient à la catégorie des territoires ruraux en fragilité socio-économique, avec des revenus modestes et une dynamique démographique défavorable.
La Nièvre n’a pas toujours été un département “pauvre”. Elle est devenue un territoire fragilisé par une succession de ruptures historiques :
Fin du modèle industriel fordiste, effondrement du charbon et de la métallurgie, déclin démographique continu, retrait progressif de l’État aménageur et difficulté à entrer dans l’économie tertiaire métropolitaine.
Ce n’est donc pas une pauvreté structurelle mais une pauvreté de trajectoire, typique des anciens bassins industriels ruraux.
 
Un peu d'histoire
 
1. XIXᵉ siècle – 1945 : un département industriel et dynamique
Contrairement à l’image actuelle, la Nièvre fut longtemps un territoire industriel prospère.
Métallurgie et forges
Cosne, Fourchambault, Imphy : un triangle industriel majeur.
Les forges de Fourchambault, créées en 1819, furent un haut lieu de l’industrie française.
Imphy devient un centre mondial des alliages spéciaux (future Imphy Alloys).
Charbon et énergie
Le bassin de La Machine est l’un des plus anciens bassins houillers de France. La Compagnie Schneider y investit massivement.
Agriculture et flottage du bois
Le Morvan approvisionne Paris en bois via les radeaux sur l’Yonne. Une économie rurale active, loin de la pauvreté.
Démographie
La Nièvre atteint son pic de population en 1881, environ 330 000 habitants. C’est un département plein, pas un territoire en déclin.
Conclusion de période :  La Nièvre est alors un département industriel, intégré, attractif, très loin de l’image actuelle.
 
2. 1945 – 1980 : l’âge d’or industriel… puis les premières fissures
Les Trente Glorieuses
L’industrie métallurgique tourne à plein régime.
Le bassin de La Machine emploie encore plusieurs milliers de mineurs.
Nevers est une préfecture dynamique, avec une classe moyenne en expansion.
Les premiers signes de fragilité
Le charbon devient non compétitif dès les années 1950. Fermeture progressive des puits en 1967 pour La Machine.
Début du déclin démographique : les jeunes partent vers Paris ou Lyon.
Un modèle économique trop dépendant de quelques sites
La Nièvre n’a pas diversifié son économie : peu de tertiaire supérieur, pas d'université, dépendance à l’industrie lourde.
Conclusion de période :  Un département modeste mais pas pauvre. La pauvreté n’est pas encore visible, mais la trajectoire de fragilisation est enclenchée.
 
3. 1980 – 2000 : désindustrialisation et basculement dans la fragilité
C’est la période clé, la Nièvre bascule dans la catégorie des territoires en difficulté.
Fermetures industrielles en cascade
Fourchambault perd l’essentiel de ses emplois métallurgiques. Imphy restructure lourdement.
Les petites industries rurales ferment.
Explosion du chômage
Le chômage dépasse 12–14 % dans les années 1990.
Les jeunes qualifiés quittent massivement le département.
Déclin démographique accéléré
La Nièvre perd environ 30 000 habitants entre 1982 et 1999.
Vieillissement rapide : un des plus forts de France.
Repli de l’État
Fermetures de casernes, tribunaux, services publics. Le département perd des fonctions administratives.
Conclusion de période :  La Nièvre devient un territoire post‑industriel rural, typique des “diagonales du vide” élargies.
 
4. 2000 – aujourd’hui : pauvreté encore relativement modérée mais fragilité structurelle
Revenus médians faibles (vieillissement + retraités).
Peu de cadres (moins de 10 %).
Tissu économique fragile : PME, services publics, peu de tertiaire supérieur.
Déclin démographique continu : environ 200 000 habitants aujourd’hui.
Dépendance à l’emploi public (préfecture, hôpital, collectivités).
Ce n’est pas une pauvreté urbaine visible. C’est une pauvreté diffuse, rurale, silencieuse, liée à l’isolement, la mobilité, la faiblesse des services, la difficulté à attirer des entreprises.
La Nièvre est un territoire anciennement industriel, devenu rural, vieillissant et fragile, dont la pauvreté est le résultat d’une trajectoire historique de désindustrialisation et de dépeuplement.
C’est un cas exemplaire de pauvreté de transition, non de pauvreté structurelle.
Economie et sociologie de la Nièvre

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