2025-10-13T06:57:12+02:00

Pougues, le Central Hôtel

Publié par education-programme

En 1951, Louis Mazille achète à Robert Beau le Central Hôtel qu'il vendra dans les années 70 au couple Robert.

Ginette Véron-Mazille Aidera son père et sa belle-mère à l'hôtel puis, en 1963, sera employée par les meubles Dayez de Pougues.  

Pougues, le Central Hôtel
Pougues, le Central Hôtel
Pougues, le Central Hôtel
Ginette et Germain. Ginette et sa soeur jumelle furent serveuses dans l'immédiat après-guerre au Central Hôtel

Ginette et Germain. Ginette et sa soeur jumelle furent serveuses dans l'immédiat après-guerre au Central Hôtel

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2025-10-12T15:59:20+02:00

Pougues-les-Eaux il y a un siècle

Publié par education-programme
1924, on pose devant le Bal Compain - En attendant l'ouverture du Bal ! La date des événements n'est pas toujours d'une grande rigueur mais elle ne retire rien du pouvoir évocateur et sans doute aussi nostalgique de ces belles photos.  Avec le temps, ces témoignages visuels, qu'ils soient anecdotiques ou plus officiels, prendront encore davantage de valeur et donneront peut-être à certains l'envie d'en savoir plus : comme pour ce Café-Bal Compain, du nom du propriétaire ? Lieu semble-t-il très couru dans les années vingt à Pougues maist dont, hélas, il reste peu de traces.

1924, on pose devant le Bal Compain - En attendant l'ouverture du Bal ! La date des événements n'est pas toujours d'une grande rigueur mais elle ne retire rien du pouvoir évocateur et sans doute aussi nostalgique de ces belles photos. Avec le temps, ces témoignages visuels, qu'ils soient anecdotiques ou plus officiels, prendront encore davantage de valeur et donneront peut-être à certains l'envie d'en savoir plus : comme pour ce Café-Bal Compain, du nom du propriétaire ? Lieu semble-t-il très couru dans les années vingt à Pougues maist dont, hélas, il reste peu de traces.

A la terrasse du Restaurant-Bal Compain. Le temps de pose reste encore un peu long alors il ne faut surtout pas bouger !

A la terrasse du Restaurant-Bal Compain. Le temps de pose reste encore un peu long alors il ne faut surtout pas bouger !

Groupe devant le Café Conti avec des jeunes, surtout, et une grand-mère. L'avenue éponyme mène au Casino de Pougues.

Groupe devant le Café Conti avec des jeunes, surtout, et une grand-mère. L'avenue éponyme mène au Casino de Pougues.

Blouses sombres et culottes courtes restent de rigueur, les mines sont pour le moins sérieuses, il est vrai qu'à l'époque on ne badine pas avec la discipline.

Blouses sombres et culottes courtes restent de rigueur, les mines sont pour le moins sérieuses, il est vrai qu'à l'époque on ne badine pas avec la discipline.

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2025-10-12T09:36:10+02:00

Internet, art et démocratie ?

Publié par education-programme
Internet offre aujourd’hui une immense variété de possibilités d’expression accessible à tous, transformant profondément la manière dont les personnes, les groupes et les institutions communiquent, créent et partagent des idées.
 
 A chaque époque son art officiel. Parfois l'artiste l'ignore, parfois celui-ci y adhère plus ou moins et, plus rarement, il s'y oppose ouvertement.
Jusqu'alors, avec les différents médias, écrits, radio et télédiffusés, le destinataire était essentiellement passif, se contentant de choisir et de recevoir sa source d'information, sans autre participation possible.
Aujourd'hui, par l'intermédiaire de l'Internet, ce même destinataire a désormais l'opportunité de devenir un acteur actif : En exprimant librement son point de vue par l'image et l'écrit - En traitant l'information - En la rediffusant.
Ces possibilités d'expression sont réelles et gratuites, mais reste à savoir si elles sont vues et lues. Il s'agirait plutôt là encore d'une illusion. La liberté d’expression ne garantit pas pour autant la visibilité.
La visibilité reste inégale, tout le monde n’a pas les mêmes probabilités d’être vu ou lu, les algorithmes des moteurs de recherche privilégient les contenus populaires qui suscitent des réactions.
Les grands influenceurs ou médias dominent souvent l’espace numérique, reléguant les voix anonymes à la marge et l'important volume des publications rend forcément difficile la visibilité de chaque site individuel.
Néanmoins une étape importante semble avoir été franchie. Ce ne sont désormais plus quelques rares personnes qui ont voix au chapitre.

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2025-10-11T16:48:35+02:00

Pougues-les-eaux, la plateforme ouverte du patrimoine

Publié par education-programme

Bourgogne-Franche-Comté ; Nièvre (58) ; Pougues-les-Eaux

Aire d'étude pour le domaine Inventaire - Bourgogne-Franche-Comté

2e moitié 19e siècle ; 1er quart 20e siècle
Description historique

Banc (1618) indique déjà le séjour de buveurs dans "le bourg de Saint-Léger de Pougues [...] [qui] est de présent un séjour fort adjencé en logis pour la réception des malades". Il indique toutefois que les abords des sources sont impraticables à la mauvaise saison :
"L'abbort desdictes sources est difficile en hyver ou en temps fort pluvieux, car leur entour n'est que d'eaux et fondrieres de tous costez".
En 1767, le prince de Conti fait planter une allée de tilleuls de Hollande entre le bourg et les sources, comme l'évoque Raulin (1769) : "Le Prince de Conti a fait planter plusieurs allées d'arbres, qui aboutissent au grand chemin et qui conduisent aux eaux". L'auteur vante aussi le site : "Du lieu où les souces sont, on traverse une prairie charmante [...]. Au milieu de cette prairie, est une allée de tilleuls qui mènent à un plateau d'où l'on découvre le village à gauche, et à droite près de deux lieues de la grande route".
D'après Roubaud (1860), l'allée de tilleuls d'origine est ensuite doublée d'une seconde allée. Il signale de part et d'autre "des jardins et de vastes prairies évidemment destinés à de futurs hôtels ou des maisons de plaisance".
On sait par ailleurs que seules sa villa et celle du docteur Crozant existent à cette époque. L'auteur indique également la construction de deux grands réservoirs, le premier de 600 m3 sous la place devant l'entrée de l'établissement thermal, alimenté par le trop plein des sources et le drainage des terrains pendant l'hiver, le second plus grand encore devant sa villa, "à la suite du séchoir couvert et du bain des pauvres".
Janicot (1881) évoque également le premier réservoir "deux grandes citernes souterraines à double galerie concentrent et emprisonnent l'eau de source destinée aux douches et aux mélanges des bains".

L'opération d'envergure qui marque un tournant dans le développement d'un véritable quartier est le lotissement des terrains situés au sud de l'établissement thermal. L'initiative revient à Auguste Chevalier, député du Corps législatif et président du conseil de surveillance de la société Lutton-Montlouis, proche d'Isaac Pereire, comme le rappelle Roubaud (1870) :
il achète une "grande étendue de champs et de prairies, parfaitement limitée de tous côtés, en face de l'établissement des eaux minérales dont le séparait seulement l'avenue de Conti prolongée" et "de larges voies carrossables [sont] tracées avec plus ou moins d'intelligence, de manière à former des lots propres à bâtir".
Roubaud, qui écrit il est vrai alors qu'il est en procès contre la société Lutton-Montlouis, est sceptique sur la rentabilité de l'opération "les malades qui vont aux eaux n'achètent point une maison pour l'habiter pendant vingt jours, et d'autre part la profession de maître d'hôtel ne peut s'exercer dans les limites restreintes d'un ou de deux chalets".
Les deux premières maisons construites dans le Parc Chevalier sont le Grand et le Petit Châlet. Le succès de cette opération spéculative est limité, il faut attendre les années 1880 pour assister à la construction de trois autres villas (maison 11 rue des Capucins, maison 1 rue de Bourgneuf, maison 1 rue des Capucins) dans le Parc Chevalier. Les allées prévues initialement ne sont pas toutes tracées, sans doute pour éviter le trop grand morcellement des parcelles à lotir. Les propriétaires des maisons sont associés dans une copropriété qui s'occupe notamment de l'élagage des arbres.
Dès l'origine, l'accès aux allées est fermé par des barrières ou des chaînes, qui semblent avoir été retirées ensuite puisqu'il est demandé de les rétablir "comme autrefois" lors de la construction de l'hôtel des postes. La Compagnie des Eaux minérales de Pougues reste propriétaire des terrains non lotis au moins jusqu'aux années 1930.
En 1899, des candélabres sont installés pour l'éclairage et la signalisation, notamment à l'intersection de l'avenue de Paris et de l'avenue de Conti et sur la place devant l'entrée de l'établissement thermal.

Description

Le quartier s'étend au sud de l'établissement thermal et de son parc. L'avenue de Paris, l'avenue de Conti et les allées du parc Chevalier constituent ses principaux axes. Le bâti est très hétérogène : sur les parcelles libres, entre les maisons de villégiature et les hôtels de voyageurs destinés aux curistes, principalement construits dans la seconde moitié du 19e siècle et le premier quart du 20e siècle, ont été édifiés d'autres maisons sans lien avec l'activité thermale.

Statut juridique
Propriété privée ; propriété publique
Date de l'enquête ou du dernier récolement 2019
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Noms des rédacteurs de la notice et du dossier : Dufoulon Fabien

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2025-09-23T13:08:48+02:00

Budget 2024 : Culture 4 Md€

Publié par education-programme
Sources : Rapports annuels de performances - comptes financiers des opérateurs en comptabilité générale 

Sources : Rapports annuels de performances - comptes financiers des opérateurs en comptabilité générale 

 
 
Opérateur
Ressources 
Part du financement public 
Dont taxes affectées
Part
 
CNC - Centre national du cinéma et de l'image animée
0,9 Md€
93.4 %
0.84 Md€
23.1 %
 
Musée du Louvre
0,32 Md€
30.6 %
-
8.1 %
 
BnF - Bibliothèque nationale de France
0,28 Md€
74.39 %
-
7.3 %
 
Opéra national de Paris
0,25 Md€
40.15 %
-
6.5 %
 
INRAP - Institut national de recherches archéologiques préventives
0,2 Md€
48.72 %
0 Md€
5.1 %
 
CMN - Centre des monuments nationaux
0,19 Md€
28.09 %
-
4.9 %
 
CNAC-GP - Centre national d'art et de culture - Georges Pompidou
0,17 Md€
47.44 %
-
4.3 %
 
EPV - Etablissement public du musée et du domaine national de Versailles
0,16 Md€
23.69 %
-
4.2 %
 
Rmn-GP - Réunion des musées nationaux - Grand Palais
0,15 Md€
18.63 %
-
3.8 %
 
Universcience
0,13 Md€
67.28 %
-
3.4 %
 
EPCMPP - Etablissement public de la Cité de la musique - Philharmonie de Paris
0,11 Md€
53.52 %
-
2.9 %
 
CNM - Centre national de la musique
0,11 Md€
90.68 %
0.07 Md€
2.8 %
 
Musée d'Orsay et musée de l'Orangerie
0,1 Md€
37.49 %
-
2.5 %
 
Ecoles d'architecture - Ecoles nationales supérieures d'architecture
0,09 Md€
73.68 %
0 Md€
2.3 %
 
EPMQB - Etablissement public du musée du quai Branly
0,07 Md€
70.14 %
-
1.7 %
 
EPPGHV - Etablissement public du parc et de la grande halle de la Villette
0,07 Md€
41.88 %
-
1.7 %
 
Comédie Française
0,04 Md€
46.19 %
-
1.1 %
 
CNSMD Paris - Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris
0,04 Md€
76.85 %
-
1.0 %
 
MuCEM - Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée
0,04 Md€
54.43 %
-
0.9 %
 
Etablissement public du Mobilier National
0,03 Md€
89.04 %
-
0.9 %
 
CNL - Centre national du livre
0,03 Md€
96.41 %
-
0.8 %
 
CAPA - Cité de l'architecture et du patrimoine
0,03 Md€
72.97 %
-
0.7 %
 
Musée Picasso
0,03 Md€
100 %
-
0.7 %
 
Opéra comique
0,02 Md€
51.94 %
-
0.6 %
 
EPMSM - Etablissement public du Mont-Saint-Michel
0,02 Md€
19.22 %
-
0.6 %
 
Chaillot – Théâtre national de la Danse
0,02 Md€
72.81 %
-
0.5 %
 
TNO - Théâtre national de l'Odéon
0,02 Md€
67.25 %
-
0.5 %
 
EPRNDP - Etablissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris
0,02 Md€
69.73 %
-
0.5 %
 
Ecoles d'art en Région
0,02 Md€
73.15 %
0 Md€
0.5 %
 
ENSAD - Ecole nationale supérieure des arts décoratifs
0,02 Md€
72.52 %
0 Md€
0.5 %
 
CNSMD Lyon - Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon
0,02 Md€
87.85 %
0 Md€
0.4 %
 
ENSCI - Ecole nationale supérieure de création industrielle
0,02 Md€
38.74 %
0 Md€
0.4 %
 
EPPD - Etablissement public du palais de la porte Dorée
0,02 Md€
76.64 %
-
0.4 %
 
ENSMIS - Ecole nationale supérieure des métiers de l'image et du son
0,01 Md€
80.04 %
-
0.4 %
 
ENSBA - Ecole nationale supérieure des beaux-arts
0,01 Md€
68.85 %
0 Md€
0.4 %
 
TNC - Théâtre national de la Colline
0,01 Md€
69.94 %
-
0.4 %
 
CNAP - Centre national des arts plastiques
0,01 Md€
72.71 %
-
0.3 %
 
TNS - Théâtre national de Strasbourg
0,01 Md€
78.07 %
-
0.3 %
 
OPPIC - Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la Culture
0,01 Md€
98.28 %
-
0.3 %
 
Musée Guimet
0,01 Md€
38.12 %
-
0.3 %
 
CND - Centre national de la danse
0,01 Md€
79.1 %
-
0.3 %
 
INP - Institut national du patrimoine
0,01 Md€
78.75 %
-
0.3 %
 
BPI - Bibliothèque publique d'information
0,01 Md€
94.02 %
-
0.3 %
 
Etablissement public du château de Fontainebleau
0,01 Md€
36.36 %
-
0.3 %
 
AFR - Académie de France à Rome
0,01 Md€
44.59 %
-
0.2 %
 
Ecole du Louvre
0,01 Md€
24.98 %
-
0.2 %
 
EPCCSL - Etablissement public Cité de la céramique - Sèvres et Limoges
0,01 Md€
59.56 %
-
0.2 %
 
CNSAD - Conservatoire national supérieur d'art dramatique
0 Md€
91.51 %
-
0.1 %
 
Musée Henner-Moreau
0 Md€
53.46 %
-
0.0 %
 
Cinémathèque française
-
-
-
-
 
CNAC - Centre national des arts du cirque
-
-
-
-
 
Ensemble intercontemporain
-
-
-
-
 
Musée des arts décoratifs
-
-
-
-
Pierre-Mathieu Duhamel et Denis Morin, sont chargés de proposer "en continu des mesures d’efficacité du service public au Premier ministre".
Ces deux hauts fonctionnaires devront "passer en revue les différentes délégations interministérielles existantes, avec pour consigne que leur suppression soit désormais le principe".
Mi-juillet, le Sénat publiait une note affirmant que la refonte de ces organisations pourrait permettre de faire 540 millions d’euros d’économies sur plusieurs années. La commission d'enquête a constaté que les agences se sont développées hors de toute stratégie d'ensemble, formant un archipel aux frontières floues. Elle recommande de renforcer le pilotage et de refaire parler l'Etat d'une seule voix.
Conséquence directe de l’effort de 5 milliards d’euros demandé par l’État aux collectivités locales, les Régions se voient également contraintes d’opérer des choix dans leurs budgets.
Depuis la création du ministère des Affaires culturelles en 1959, le déploiement des politiques culturelles à partir des différentes lois de décentralisation a reposé sur une supposée coopération entre État et collectivités.
Les Régions, confrontées aux difficultés pour équilibrer des budgets grevés par l’augmentation des charges, mesurent que les solutions ne pourront plus reposer uniquement sur l’accroissement des financements publics et qu’il convient donc de repenser en profondeur leurs projets, dans leur rapport aux territoires et modèles économiques.
Dans ces circonstances, la commission culture de Régions de France a souligné l’urgence à se mobiliser pour engager une large réflexion sur le devenir du secteur culturel en France, en s'interrogeant notamment sur la pertinence des modèles centralisés et normatifs du ministère, sur son respect des droits et des diversités des expressions. Les Régions souhaitent donc, à leur échelle, se saisir publiquement et nationalement du sujet qui sera présenté lors de leur prochain Congrès.
21e Congrès des Régions de France, 06 novembre 2025, Palais des Congrès de Versailles
 
Aujourd'hui, 91 milliards d'euros sont distribués aux différents opérateurs de l’État.
Parmi les opérateurs à vocation culturelle certains, comme l'Opéra de Paris ou la Comédie française, ont déjà perdu respectivement 6 et 5 millions d'euros et le budget de la culture, après cinq années de hausse, se trouve réduit fin 2024 de 204 millions d'euros.
Mais d'autres économies, propre au Ministère de la Culture, comme sa mutation souhaitable en un Secrétariat d’État, chiffrées cette fois non plus en millions mais en milliards, ne seraient pas pour autant impopulaires.
 
Le Centre National des Arts Plastiques coûte toujours 11.2 M€ et l'Académie de France à Rome pas moins de 10.9 M€. Le fonctionnement de cette Académie a d'ailleurs fait l'objet d'un rapport d'information au nom de la commission des finances du Sénat : https://www.senat.fr/rap/r00-274/r00-274_mono.html
Une suppression de cette Académie, c’est-à-dire de la Villa Médicis, serait, non seulement logique mais également salutaire au budget. En effet, cette Institution uniquement prévue pour accueillir les lauréats des Prix de Rome perdure, alors que la distinction des Prix de Rome a été abandonnée depuis 1968.
La nomination de directeur de la Villa Médicis se fait par décret du chef de l’État, celle-ci offre des opportunités de reclassement, ce qui peut expliquer que même devenue depuis longtemps inutile et sans objet, la suppression de la Villa ne figure pas à l'ordre du jour, pas plus que sa vente ou sa restitution aux italiens.
 
En 2022, le budget global des 22 Frac s'élevait à plus de 36 millions d'euros... Ces Fonds Régionaux d’Art Contemporain, créés à partir de 1982, voient désormais leurs responsables proches de la retraite. C'est peut-être aussi le moment opportun de s'interroger sérieusement sur ces institutions, sur leur rayonnement et leur coût ? Comme semble réagir en ce sens l'association Régions de France.
 
Les FRAC, voulus par un gouvernement de gauche, entérinés par un gouvernement de droite, ont contribué non seulement au discrédit de la gauche mais également à la détérioration durable de l'image de l'Art. L'art s’est coupé de la base populaire et laborieuse en devenant l'affaire, comme jamais auparavant, d'une classe extrêmement minoritaire.
Ces Fonds Régionaux d’Art Contemporain se trouvent désormais confrontés aux problèmes d’espace, d’achat et de conservation.
Conformément à leurs statuts, ces institutions publiques ont acquis des oeuvres représentatives des courants significatifs, ou du moins considérés comme tels, de l’Art Contemporain. Cependant, les deux objectifs fondamentaux fixés par le Ministère de la Culture, à savoir : l’acquisition et la diffusion auprès du grand public ne sont et ne peuvent plus être respectés.
- Les acquisitions, faute d'argent se raréfient. Il faut gérer la collection, les directeurs devenant de fait des conservateurs. L’essentiel du budget étant désormais réservé au fonctionnement.
- La diffusion dans différents lieux, par la nature même des créations reste souvent compliquée, et surtout elle n'intéresse pas le public.
Faute de pouvoir atteindre les objectifs du Ministère, il semble logique d’envisager la dissolution pure et simple de ces associations et par voie de conséquence de prévoir la disparition de tous les FRAC.
Au niveau des Régions, sans parler d'une mentalité et des appréciations forcément différentes concernant d'art dit contemporain et pour cause de budget contraint, les Frac n'achètent ou n'achèteront plus. Plusieurs se verront même dans l'obligation de mettre à profit les départs en retraite de leurs fonctionnaires dédiés, pour fermer et mettre un terme définitif à cette malencontreuse et coûteuse expérimentation. Idem pour les Centres d'art et la fermeture de celui de Pougues-les-Eaux, dans la Nièvre, en 2021, ne devrait plus constituer une exception. 
 
Bien entendu, toute décision ne serait pas sans conséquence pour des milliers de fonctionnaires réduits plus ou moins au reclassement, et pour les quelques collectionneurs spéculateurs ou les rares artistes vivant de subvention ou de commande d’État. Mais à bien réfléchir, ces propositions de réforme ou suppression rétabliraient justice et équité sociale chez des artistes qui, de fait, se trouvent pour une énorme majorité exclus des choix et des achats publics. Ces importants changements réhabiliteraient aussi et surtout l'impartialité du marché, avec les indispensables économies recherchées par la France.

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