Sur cette même période, la Côte-d’Or et le Doubs sont les deux seuls départements à gagner encore des habitants. « Ils le doivent notamment à un solde naturel toujours positif grâce à la jeunesse de leur population ». Leur croissance démographique est toutefois inférieure à la moyenne nationale.
Dans le Jura et en Saône-et-Loire, la baisse de population est peu marquée. La Haute-Saône et le Territoire de Belfort perdent désormais des habitants alors que dans l’Yonne, la déprise démographique date d’une dizaine d’années.
Quelques villes principales à la loupe
En s’intéressant à quelques grandes villes de la Nièvre, on note de fortes baisses, de la stabilité, mais également des hausses. Ainsi, Nevers, ville préfecture, comptait 37.556 habitants en 2008 et 33.005 au 1er janvier 2019, soit une différence de 4.551. Les statistiques de l’Insee montrent que la perte la plus importante sur la période concernée se situe entre 2008 et 2013, le total de population passant de 37.556 à 34.841.
Autre ville importante de notre département, Cosne-sur-Loire. Là encore, les données font état d’une perte réelle, la commune passant de 11.065 habitants en 2008 à 9.589 en 2019. En revanche, Varennes-Vauzelles affiche une stabilité. Ainsi, en 2008, la population légale de la cité cheminote était de 9.366 habitants. Après une légère hausse en 2013 pour atteindre les 9.440, les chiffres de 2019 font état de 9.201 âmes.
A Decize, la perte est là encore réelle. La commune comptait 5.831 habitants en 2008 contre 5.233 en 2019.
En revanche, à Clamecy, la baisse est plus marquée. Si la cité des flotteurs affichait 4.331 habitants en 2008, ils étaient 3.590 en 2019, soit une baisse de 741.
A contrario, des villes nivernaises affichent un gain plus ou moins net. C’est par exemple le cas de Garchizy qui passe de 3.669 habitants en 2008 à 3.740 en 2019. C’est également le cas à Coulanges-lès-Nevers qui comptait 3.489 âmes en 2008 et 3.724 en 2019. Chaulgnes montre également une augmentation de sa population qui était de 1.349 en 2008 pour atteindre 1.503 en 2019.
En s’attardant sur les communes de moins de 1.000 habitants, on remarque là aussi des disparités. Tracy-sur-Loire, par exemple, est marquée par une très légère hausse, passant en une dizaine d’années de 969 à 986. À Varennes-lès-Narcy, c’est un peu plus marqué avec 799 habitants en 2008 pour 928 en 2019. Quant à Moissy-Moulinot, qui est toujours la ville la moins peuplée de la Nièvre, la perte, ramenée au volume de population, est importante avec 26 habitants en 2008.
Texte : Denis Chaumereuil
Infographies : Lara Payet
lejdc.fr/ Publié le 29/12/2021 à 17h02
Franciso Dolo a posté le 30 décembre 2021 à 11h43
Il semble bien que le sujet soit tabou et quand l'on pointe les vrais responsables le commentaire passe après la censure, à la trappe...
toutalenvers a posté le 30 décembre 2021 à 09h50
Malgré la décentralisation de services de l’Etat, annoncés à grand renfort de publicité, le bilan est là. Nos représentants politiques (département et agglomérations) devraient sérieusement se remettre en cause. Sinon attendons-nous à encore plus d’impôts pour les « nantis »: ceux qui sont propriétaires. L’Agglo de Nevers a déjà commencé. La Nièvre continue de payer sa gestion socialiste à tous les niveaux et n’a rien à attendre de la Région pourtant du même bord.
Audrey deydey a posté le 30 décembre 2021 à 07h33
Et bien là Nièvre va continuer à en perdre car les nouveaux arrivants finiront par partir très vite aussi. Quand on arrive dans une région et que le soins sont refusés car les médecins même généraliste refuse les nouveaux patients (client pour le coup maintenant et non patients) faut pas s'étonner.
Jean Jallois a posté le 29 décembre 2021 à 19h40
Il faudrait me payer cher pour que j'habite à nouveau dans la Nièvre, je prends pour exemple les villes de Nevers et de Lormes et je n'y vois qu'un déclin inexorable, l'absence de projets sérieux et de dynamisme. J'habite actuellement en Creuse mais je ne ressens pas le déclin que je peux ressentir pour la Nièvre, la Creuse est tombée de bien moins haut que la Nièvre.
bruno franchini a posté le 29 décembre 2021 à 19h25
Pas étonné le contraire aurait été une surprise, la ville principale est aujourd'hui au alentour de 32000 habitants en décembre 2021 , car cette ville sale, triste, sans emploi, introuvable, ingarable, au foncier aussi cher qu'une ville de 100 000 habitants ! Plus de dynamique plus d envie ! Une ville dortoir, une ville de personnes âgées, sans avenir. Le PS et maintenant LREM à Nevers comme au département ont detruit Notre département..
bp1858 a posté le 29 décembre 2021 à 19h05
Oui Monsieur, comme vous dites, nos élus n’apportent pas de solution sauf à Cosne où les élus cautionnent un projet de Méthaniseur à côté des maisons et après ils se plaignent que les chiffres sont à la baisse ; à part ça ils se disent intelligents ?
Franciso Dolo a posté le 29 décembre 2021 à 19h01
Je dirai même mieux la Nièvre a perdu 100.000 habitants en 100 ans ! Nos élus sont toujours très contents d'eux ! géré par des incapables ce département n'a plus lieu d'être !
nanard71 a posté le 29 décembre 2021 à 18h39
C'est normal le nombre d'industries sont remplacées par des ruines, aucun élus n'a su les maintenir comme dans les années 70
Jean Paul Khial a posté le 29 décembre 2021 à 18h18
C'est bien de faire des statistiques, c'est indispensable, mais la vrai question : pourquoi le département perd des habitants + qu'ailleurs ? Chacun aura son idée sur le sujet mais apparemment personne n'apporte les bonne solutions pas même nos élus qui se succèdent depuis des années !