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Début des années 80, il y a donc maintenant cinq décennies, le Minitel fait son apparition dans les foyers français, devenant ainsi le premier terminal d’accès au réseau.
Ce moyen de communication a connu son succès notamment grâce au service de minitel rose, avec la messagerie et les rencontres, aujourd'hui remplacé par internet pour tous ceux qui cherchent toujours l'âme soeur, et plus si affinité.
Le minitel rose était alors le service qui engendra, durant sa trentaine d’années d'existence, le plus de bénéfices pour France-télécom. Un an seulement après son lancement, 30 % des connexions étaient dirigées vers les liens libertins et messageries de rencontres.
Le succès du minitel culmine au milieu des années 1990. Pour se connecter sur les lignes téléphoniques, il suffisait alors de taper les codes 3611, 3617 ou 3515… Commercialisé à partir de 1982, il a cessé d’émettre en juin 2012. En 2010, 10 millions de connexions par mois étaient recensées avant de chuter en 2011 à 420 000.
Avec l’extinction du Minitel c’est la fin des messageries roses. L'emblématique, "3615 Ulla" vivra donc ses dernières heures en 2012.
Très suggestives ou carrément provocatrices, les publicités pour "3615 Ulla" ont marqué l’imaginaire des Français durant plus de vingt ans. Les messageries coquines ou, parfois, de rencontres sérieuses, Ulla, Sarah ou encore Mytilène connaissent un succès fulgurant. Tout le monde peut se connecter sous un pseudonyme et dans le plus parfait anonymat. Les pics d’audience ont lieu le soir, aux périodes de fête et en été. Le profil des adeptes du minitel sont évidemment majoritairement des hommes, plutôt d’âge mûr.
Aujourd'hui il reste bien encore quelques vieux postes dans les bureaux et chez les particuliers ; mais ils servent uniquement de décoration et rappellent sans doute avec nostalgie l’époque devenue mythique du Minitel rose.
Les peintures colorées du neversois Erik Rabot, composées avec des morceaux choisis et déchirés sur les nombreuses affiches publicitaires "Ulla 3615", couvrant alors plus ou moins légalement les murs des villes, demeurent un témoignage précieux et artistique de cette époque révolue.