Avant sa fermeture, près de 200 personnes travaillaient à la gare. Le buffet et l'hôtel restaurant ne désemplissaient pas, les 120 logements de la cité cheminote était occupés. Aujourd'hui, quelques trains s'arrêtent encore dans une grande gare presque vide.
Inaugurée par l'empereur Napoléon III en 1865, la gare de Saincaize s'est progressivement étoffée à la fin du XIXe siècle et au début du XXe. L'emplacement a été choisi à un carrefour ferroviaire au sud de Nevers, entre les lignes de deux compagnies privées, Paris-Orléans et Paris-Lyon-Méditerranée.
Sa situation en pleine campagne lui a surtout permis de devenir un site important pour le fret, avec le triage des trains de marchandises, sur une trentaine de voies au maximum, dans les années 60. La commune de Saincainze-Meauce a connu un essor parallèle, avec une cité ouvrière construite juste au-dessus de la gare, une nouvelle école, un hôtel restaurant, un dancing...
Le centre de triage et la plaque tournante ont fermé en 1974, entraînant le déclin progressif du site et de la commune. L'activité de fret a néanmoins perduré jusque dans les années 90, mais en devenant de moins en moins importante. Aujourd'hui, quelques trains de voyageurs s'arrêtent encore à Saincaize.
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Quelques clichés de l'activité ferroviaire à Saincaize hier et aujourd'hui, grâce à des photos appartenant à la collection personnelle d'Alain Blot, ancien cheminot à Nevers et spécialiste de l'histoire ferroviaire.
Une vue aérienne en 1983. La gare employait à son apogée près de 200 personnes, la majorité affectées au triage des wagons de marchandises. 750 wagons étaient triés chaque jour. Le centre de triage a fermé en 1974 et l’effectif de la gare est subitement tombé à 49 personnes. Mais l’activité de fret est restée importante jusqu’à la fin des années 80. Photo issue de la collection personnelle d'Alain Blot.
La cité ouvrière contenait 120 logements pour les cheminots et leur famille, dans des maisons individuelles et dans cinq immeubles. La plupart des maisons ont été vendues depuis à des particuliers et quatre des cinq immeubles sont vides aujourd’hui. Seuls deux locataires vivent encore dans le cinquième. La compagnie ferroviaire PLM a édifié cette cité ferroviaire sur une butte au-dessus de la gare, à partir des années 20. Elle avait aussi financé l’aménagement d’un complexe sportif.