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330 hectares, 700 baraquements, 40.000 lits : en 1918, Saint-Parize-le-Châtel a abrité l’un des plus grands hôpitaux américains de la Première Guerre Mondiale. Il n’en reste qu’un château d’eau…
Il y a 100 ans, les troupes américaines débarquaient sur les côtes françaises avec leurs médecins et chirurgiens.
Les Américains pensent que les combats vont encore durer et s’organisent en conséquence. Ils construisent des infrastructures, des camps et des hôpitaux de campagne. Le centre de la France est stratégique, proche du front. Un des plus grands “hospital center” est édifié en quelques mois à proximité de Mars-sur-Allier, où il se raccorde au chemin de fer. Il s’étend principalement sur la commune de Saint-Parize-le-Châtel.
Sur 330 hectares, de janvier à août 1918, c’est une véritable ville éphémère qui va voir le jour : 700 baraquements, des dortoirs et salles d’opération calibrés pour 40.000 blessés, des camps de convalescence mais aussi des laboratoires où deux chirurgiens mettront au point la solution antiseptique de Dakin.
Hôpital militaire - Le Splendid Hôtel de Pougues-les-Eaux s’intégrait parfaitement au site thermal auquel il était d’ailleurs relié par un promenoir très fréquenté à la Belle époque. Mais lors de la Première Guerre mondiale, l’armée française puis américaine l’a investi pour le transformer en hôpital militaire.
POUGUES-LES-EAUX - 1918
Il y avait à cette époque environ 35 hôpitaux de campagne organisés par la Croix Rouge et le Gouvernement Américain.
Le personnel mobilisé du “Massachusetts Homeopathic Hospital” embarqua sur un bateau le 6 juillet 1918 pour Le Havre et prit le train pour arriver à Pougues-Les-eaux le 26 juillet 1918.
Plusieurs bâtiments, dont le” Splendid Hôtel” furent aménagés pour abriter les différents services de l’Hôpital américain qui démarra son activité le 10 août 1918. 159 patients arrivèrent en camions de Mèsves. La première opération chirurgicale eut lieu dès le 23 août et en septembre l’ordre fut donné de passer de 1200 lits à 1 750 lits. En octobre 1918, 453 patients arrivèrent directement du front, dont 48 officiers. L’Hôpital était surchargé et on dénombra plusieurs décès qu’une sévère épidémie de grippe augmenta encore. L’armistice fut signé avec un fort ralentissement de l’hôpital de Pougues qui reçu l’ordre de se déplacer à Mesves le 29 novembre 1918.
Les désastres de la guerre !
Dispensary or Pharmacy, Camp Hospital 28, Nevers, December 28, 1918 - Description: Charles Taylor standing in the dispensary.
Surgical Assistants : Pte Nicholas Romeo, Alice Cahn, and Sergeant H.T. Paris, 1918
Quartermaster Corps, corps de l'intendance
Camp Hospital 28, home of Vanderbilt Hospital Unit “S,” bd Victor Hugo Nevers, France
Bien que les États-Unis ne soient entrés dans le conflit qu'en 1917 et que la guerre ait pris fin l'année suivante, plus de 2 500 hommes de Vanderbilt ont servi dans la guerre. Les pages de The Vanderbilt Alumnus (précurseur du magazine Vanderbilt ) à cette époque sont remplies de dépêches sous le titre «SOMEWHERE IN FRANCE», un pays qui a connu certains des combats les plus féroces et où de nombreux hommes Vanderbilt ont servi.
Vanderbilt a envoyé une douzaine de ses médecins, aidés par des hommes et des infirmières recrutés dans la région de Nashville, pour servir dans l’unité hospitalière Vanderbilt «S», basée à Nevers, en Bourgogne, dans le centre de la France.
Le magazine Vanderbilt remercie le département des collections spéciales de la bibliothèque biomédicale Annette et Irwin Eskind de Vanderbilt pour l’utilisation de ces photographies du Corps des transmissions de l’armée américaine.
Les Américains avec leurs mascottes à Mesves
Photo souvenir devant le Splendid Hôtel avec les Tirailleurs sénégalais
L'hôpital militaire bénévol n° 6 bis de Nevers occupe dès 1915 le tout nouveau bâtiment administratif du PLM. En 1918, des chirurgiens américains y pratiquèrent des opérations.