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Dans le domaine de la Culture, pour reprendre un vocable à la mode, et à moins d'une suite sérieuse donnée au mouvement des Gilets Jaunes, il faudra sans doute encore patienter afin de voir les choses changer.
Pourtant, en supprimant le Ministère de la Culture avec son budget qui progresse par rapport à 2018 et s'établit à environ dix milliards d’euros, en hausse de 17 millions d’euros, et puisqu'il s'agit, paraît-il, de faire de nécessaires économies, la somme ainsi mise de côté serait loin d'être négligeable.
La disparition du ministère et donc de tout ce qui va avec : Délégation aux arts plastiques, Centres d'art, Villa Médicis, DRAC, FNAC..., aurait en outre l'énorme et juste avantage de mettre fin à l'orientation arbitraire et contre nature de la création artistique en France, c'est-à-dire d'en finir avec une forme d'art officiel.
De la même façon comme, et semble-t-il c'est devenu de notoriété publique, on n'apprend plus rien dans les écoles d'art, fermons celles-ci et remplaçons-les par des écoles techniques des arts, ce qui fut d'ailleurs le cas à l'origine de la création des écoles - techniques - des Beaux-Arts.
Peu après 1968, sont également apparues en concurrence aux écoles d'art, les filières universitaires d'arts plastiques qui n’offrent, hélas, aucune perspective de débouchés mis à part l'enseignement – universitaire !
Moins significatif en terme d'économie mais au combien symbolique, mettons fin aux libéralités fiscales des Fondations, de certaines Associations, et taxons les ventes des œuvres d'art lorsqu'elles atteignent des prix qui les associent à de véritables produits de luxe ou de spéculation.
A titre d'exemple, ce sont 600 millions d’euros d’argent public donnés à la Fondation Vuitton, au titre de la défiscalisation, pour faire finalement de la publicité aux divers produits de la marque, sans oublier, par la même occasion, d'entretenir la cote des œuvres d’art de la collection Pinault.
Pour mémoire :
En 2019, l’effort public en faveur de la culture sera conforté, pour atteindre environ 10 Md€.
Il s’agit du plus important budget jamais obtenu pour la politique culturelle, ce qui marque la priorité que le Président de la République et le Gouvernement accordent à la culture. Ce budget traduit une volonté de transformation, au profit d’un service culturel de qualité qui prenne en compte les attentes d’émancipation individuelle ; la nécessité de cohésion sociale et de dynamisme économique de nos territoires ; la révolution des usages mais aussi le respect de la création et des créateurs ; et l’exigence de simplification dans la façon dont l’État accompagne la mise en œuvre de projets.
Les ressources publiques affectées à l’audiovisuel public s’élèveront à 3,86 milliards d’euros ; les dépenses fiscales en faveur de la culture et des industries culturelles et créatives devraient atteindre 1,5 milliard d’euros ; les ressources fiscales consacrées au cinéma, à la production audiovisuelle et aux jeux vidéo – et affectées au Centre national du cinéma et de l’image animée – seront de 679 millions d’euros.
Les autres taxes affectées – pour le Centre national de la chanson, des variétés et du jazz, et, l’Association pour le soutien au théâtre privé – s’établiront à 58 millions d’euros. Le Centre national du livre sera désormais financé par subvention budgétaire suite à la décision du Premier ministre.
Source/ Ministère de la Culture