Sur la route qui mène de Pougues à Priez, en haut de la côte du "Mont-Givre", impossible de ne pas remarquer en retrait sur la gauche le Centre de Gériatrie, un imposant bâtiment, triste et sans âme, comme on les affectionnait semble-t-il a la fin des années soixante.
Mais le Centre de Gériatrie de Pougues a intégré depuis désormais trois ans l’ancien hôpital Colbert réhabilité, en centre ville de Nevers, en laissant ses locaux orphelins. Du 14 au 23 mai 2014, le déménagement commença avec le transfert des patients de l'Unité de Soins de Longue Durée, suivi du service de soins de suite et réadaptation et de la médecine gériatrique.
Depuis, le site de Pougues est régulièrement visité et délesté de tout ce qui peut représenter une quelconque valeur et pour reprendre l'expression triviale d'un "spécialiste" rencontré sur place : "Au début on s'est fait des couilles en or avec le cuivre mais maintenant il ne reste plus rien !".
Une construction pourtant il y a peu, saine, encore propre avec de beaux ascenseurs fonctionnels mais, comme en temps de guerre, tout peut changer très vite !
Ces bâtiments sont la propriété du Centre Hospitalier de Nevers.
Plus une seule vitre ne reste intacte désormais
Le Conseil de Surveillance du Centre Hospitalier de Nevers, sa composition avec voix délibératives :
5 représentants des Collectivités territoriales
5 représentants du personnel hospitalier
5 personnalités qualifiées :
2 désignées par l’Agence Régionale de Santé
3 désignées par le Préfet de la Nièvre dont des représentants des usagers
Le Conseil de Surveillance se prononce sur la stratégie de l’Etablissement et exerce un contrôle permanent sur sa gestion.
Il communique ses observations sur le rapport annuel présenté par le Directeur et sur la gestion de l’Etablissement au Directeur général de l’Agence Régional de Santé.
Le Conseil de Surveillance est présidé par Monsieur Denis THURIOT, Maire de Nevers et Président de la communauté d’agglomération de Nevers, élu à l’unanimité en juin 2014. Le 1er février 2017, Denis Thuriot, interpelé sur l'ex-maison du diabète et ex-centre de gériatrie, n'a pas pu apporter de réponse sur son devenir. 150.000 € ont néanmoins été soi-disant nécessaires pour sécuriser son accès ?
L'espace réservé aux Internes a également été muré
Pougues-les-Eaux a accueilli un temps un centre de diabétologie sur les hauteurs du Mont-Givre, mais les bâtiments servent dorénavant d'annexe au centre de gériatrie de l'hôpital de Nevers.
Jean-Yves Debrousse, médecin ophtalmologiste à Nevers, est à l’origine de la création de la Maison du diabète à Pougues-les-Eaux. Il a été l'un des précurseurs dans la prise en charge du diabète au plan national.
Le 14 avril 2016, en fin de conseil municipal, a été évoquée l'ex-maison du diabète qui est laissée à l'abandon. Le maire de Pougues a répondu que la municipalité n'avait pas la main sur ce dossier, puisque le bâtiment appartient à l'hôpital de Nevers. Néanmoins, une commission s'est déjà réunie sans trouver de solution.
L’exploration urbaine, généralement clandestine, reste plus ou moins prohibée en France par quelques décrets, arrêtés préfectoraux, ou règlements internes de certaines administrations. Comme toute interdiction, sans réelle surveillance et sanction, ces sites à l'abandon, les "Urbex ou Haikyo", peuvent devenir des terrains de jeux, d'expérimentation, de reportage et recherches photographiques. A noter, si ces nouvelles ruines restent assez souvent l'objet de pillage et dégradation, au Japon, pays au passé industriel par excellence, celles-ci sont bien davantage respectées, question d'esprit et de culture sans doute.
Le terme "Urbex" provient de la contraction de l’expression urban exploration créée semble-t-il par Ninjalicious, dans les années 1990, qui la définit comme une action consistant à visiter des lieux, abandonnés ou non, et en général interdits d’accès.