2013-04-06T12:47:00+02:00

La Conscience de l’Enfermement

Publié par Michel Hannecart

 

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La Conscience de l’Enfermement

 

« Bien reçu ton dernier courrier qui, déjà, me donne le frisson sur l’espace-temps que nous sommes capables de compter.

L’animal a-t-il lui aussi saisi la performance de son pouvoir à vivre sans avoir à prendre en compte le temps ? Le vide qui l’entoure n’a aucune influence sur sa conscience, sauf peut-être le fait de se nourrir qui se manifeste à chaque instant du jour ou de la nuit. L’animal communique par d’autres moyens, sans enfermement, il vit de la naissance à la mort sans jamais se poser les questions : pourquoi et comment vais-je faire pour survivre ? Il a été programmé pour être totalement libre de ses faits et gestes sans jamais intervenir avec l’intellect de l’humain qui reste une énigme dans le cosmos.

On finit toujours par mettre en doute nos espoirs, nos souffrances.

Ainsi, la brièveté de la vie, notre soumission à une nature qui aura porté des tonnes de détritus dans l’enfermement, le non-dit qu’il faut gérer de jour en jour.

 

Tout comme notre être qui ne pèse rien ou pas grand-chose dans l’histoire des hommes, la vie demeure pourtant une splendeur et je me réjouis d’appartenir à cette espèce vivante qui se régale d’écouter, de penser, de regarder, de comprendre. Il y a un univers où je suis tombé là, et pas ailleurs, et qu’avec ses quinze milliards d’années qui sont déjà passées, l’homme s’épanouit encore et encore pour, au bout du compte, s’enfermer dans une phase de sommeil éternel.

Les ombres envahissent l’incertitude, l’incohérence, toujours à surprendre et à faire le contraire de ce que nous attendons de l’avenir.

Pour un temps, je vis dans un autre monde et m’approche de la fenêtre et de ressentir la bouffée d’air, la fraîcheur animée, qui étrangement s’échappent comme un rêve. Les petits bonheurs ont aussi une existence bien précaire, il faut les enfermer dans le présent. Le passé dort, alors l’espérance refait surface mais pour combien de temps ? Choisir de prendre ou de laisser le plaisir de vivre ?

Les choses importantes se voient sur le visage mais la douleur, la souffrance, restent enfermées en plein cœur. L’oiseau chante un passé dont il n’a pas conscience et l’homme pleure parce qu’il ne sait pas. » 

 

 

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La Roulante, association loi 1901, a sur concours demandé à la poste d’éditer quelques timbres créés par des détenus.

 

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2013-03-29T15:28:00+01:00

ENFERMEMENT !

Publié par Michel HANNECART

 

Déjà le temps avance tout en secret, alors c’est presque parfait.

 

Le long de la coursive il y a les porte-voix, le bruit des clefs parfois. Il y a des échanges, des engrenages, des passages entre un inévitable polissage du jour qui se dépouille d’un enfermement fabulateur. Un face à face dans la glace vous renvoie à cette idée d’espérer la liberté.

Ce monde coupé en deux, le visiter c’est bien ennuyeux ; d'une journée entrecoupée de grisaille il ne reste qu’un épouvantail.

L’enfermement se résume à une ombre, un numéro : 10 460, c’est le bonheur qui sombre, incomplet, anonyme, dépouillé comme un pamphlet.

L’enfermement vous use en pensées, en idées, en réflexions ; c’est également la mémoire en sourdine qui s’agite, vocalise et finit par se ruiner…

 

Me revient un voyage en Belgique, Bruges, la Venise du Nord m’envouta avec cet espace médiéval, rare, puisque non touché par la guerre. Et ce peintre flamand Memling, au style doux et serein, avec ses portraits calmes et ses compositions religieuses, reflets d’un enfermement recherché ? Avec une membrane, un voile qui transpire la métaphysique. Ici, le temps n’a pas d’importance, il n’y a que l’approche de la réflexion philosophique avec pour objet, sans doute, la connaissance de l’être. Le peintre est ! Mais je m’égare avec des choses qui nous prouvent que nous ne sommes pas grand-chose et peut être est-ce mieux de ne pas trop penser et se taire.

Mais là encore il y a les ordres de la nature, de notre conscience, où on reste à côté du crime et de la résilience. Mais est-ce vraiment un enfermement, l’enfer s’empale dans le non-dit, entre l’oubli et les jeudis, ceux d’une enfance qui est hors du temps avec la honte qui va avec.

Il ne restera que ce que l’on veut bien garder : le temps, les saisons, la religion, la prison, tout cela demeure cyclique, sans début ni fin, mais tout de même ce qu’il y a de plus cruel, c’est que nous sommes tous mortels, cela nous avons tendance à l’oublier. Alors méditons !

 

Dans ce monde chacun fait ce qu’il peut, le succès est parfois un mauvais génie – la mauvaise monnaie chasse la bonne. Nous sommes entre la culture de l’extrême communication et le sauve qui peut. C’est en somme l’esprit du trop plein ou du trop vide.

De l’enfermement on oublie rien de ce qui paraît effacé et de gratter le ciel ne prolongera pas l’instant d’une tendresse, d’une image égarée. Même au plus fort de l’attente - non pas de la solitude - l’homme est en mesure de s’humaniser, de devenir plus civilisé. La valeur humaine reste au-dessus des autres valeurs : tombé sept fois, relevé huit, à chaque temps de la vie il y a résurrection.

 

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2013-03-15T15:39:00+01:00

Manière Bande Dessinée

Publié par education-programme

 

Absence

 

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Auguste Leroux-au-Pavillon-BD

 

E-Semenowsky Pavillon

 

E-Bisson-au-Pavillon-BD

 

paul-francois Quinsac-followme-BD

 

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Les peintres académiques - Pougues - Parc Saint-Léger

William Godward, Charles Hermans, Auguste Leroux, Emile Séménowsky,

Edouard Bisson, Paul F. Quinsac

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