2014-01-03T09:23:00+01:00

La Loire

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Loire en beauté
Loire en beauté

La Loire aime à se regarder, à se pâmer d’aise, elle embrasse le romanesque et, au-delà de ses richesses, elle se veut libre. Dans son long parcours accidenté, sans aide, la Loire s’endimanche, s’enlace et maîtrise une nature qui impressionne et inspire les peintres et poètes. Le fleuve parfois déborde de joie et prend ses aises en échouage sur le flanc des berges grasses. Sa véritable écriture reste charnelle.

La Loire classique par tant de beauté, attire dans son bassin ligneux les éléments, ceux qui trouveront alliance dans l’amour. Au gré des ellipses passionnées, en surface comme en eaux profondes, la Loire offre au brochet, au sandre, ses eaux vives qui tourbillonnent autour des bancs de sable. C’est avec le goût de la découverte, pas à pas, que le fleuve entraîne au plus profond de son ventre, tout près de cette robe de traîne, blanchâtre.

La Loire, soleil dans son spectre de verdure, enfuit le silence des ombres qui ne vivent que dans une liquidité intemporelle. Espace mouvant, sensible, qui refuse la discipline, la Loire inventive invite le promeneur à parcourir ses terrains vagues. Elle est aussi tendresse sur une toile de rêve qui, poussée par une bise du Nord chargée de vapeur d’eau, sublime l’espace, s’infiltre et s’autorise des halos à l’étrange beauté.

La Loire, sans soucis, toujours en beauté, offre à l’artiste le bonheur d’un partage avec la simple mise en place de sa personne. Elle procure de multiples images, celles du Pont Canal où chantent les portées de saumon. En plein effort, revenant de trois ans d’un voyage en Atlantique Nord, les saumons remontent le fleuve Loire pour finaliser leur course amoureuse sur les gravières des Monts d’Auvergne ; ici, le voyage initiatique s’achève.

La Loire, besogneuse, se renouvelle et adopte ses affluents dans un limon de printemps. Souriante, elle s’allonge au bord de son lit en rythme avec la ponctuation sourde de la hulotte, celle d’un rituel qui engendre la saison printanière pour réchauffer le vide immense laissé par l’hiver. Le fleuve a l’obstination d’un pivert, il scrute et creuse son devenir, se matérialise, se dématérialise avec l’étrange privilège instantané de sa source fraîche.

La Loire possède l’ivresse et l’insouciance de l’éternelle jeunesse, discrète, insondable, en toute indépendance, elle joue son répertoire lyrique. Légendaire, le long fleuve sauvage, limpide, en arc-en-ciel, avec son esprit espiègle, décortique son théâtre d’amour, héritage d’un royaume fait de souvenirs, d’aventure unique, de destin hélas parfois également tragique. La Loire traverse les siècles des siècles dans son énergie nucléaire.

La Loire s’habille pour un Opéra, se déshabille pour un Vaudeville ; avec respect, ses dentelles s’approchent doucement de l’estuaire entre deux mondes.
La Loire, grande prêtresse des oracles, divinité intouchable, où tout est à prendre au plus vite pour quitter l’ailleurs, miracle d’un soir, ce rendez-vous forme un tout qui offre les images éphémères des crépuscules aux eaux langoureuses.

La Loire promet des signes de vie, elle s’incline, s’acclimate, changeante au quotidien, évanescente dans la quiétude de son jardin d’Éden, elle est secrète, s’attache et se détache…
La Loire offre son coin de sable chaud à l’œuf de l’aigrette, de la poule d’eau, mais elle maintient ses distances avec l’humain et ne s’apprivoise qu’avec la patience du héron.
La Loire file parfois en humeur fantasque, mais douce, elle se met en couvert pour la nuit, là où se déploient les chauves-souris qui ne font que froisser les étoiles de l’éternité.

Michel Hannecart - Joux-la-Ville

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2013-12-23T13:36:46+01:00

Éloge de la Peinture Pompier

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2013-12-19T19:31:00+01:00

Mémoire de Loire

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Mémoire de Loire, mémoire de condamné

Rivage désert, calme, dans l’intimité d’une heure tardive au soleil couchant accordant sa harpe tendue aux quatre vents, la Loire se lie à la terre et sculpte l’épaisseur du temps toujours sensible à l’atmosphère d’un vol de papillons. La vie éphémère escorte la valeur douce du présent.
Grandiose paysage sans manière ni contrainte, de jour comme de nuit, en perpétuel courant d’air avec cette remise en cause des eaux hautes ou basses qui chargent l’étiage d’une diaphane respiration. Ce milieu quasi mystique nous projette dans la résilience et nous impose un respect majestueux d’une rive à l’autre.
La Gabare noire, bien aimée, patiente, glisse et s’allonge au dessus du fleuve limpide, ses flancs goudronnés rencontrent et racontent l’amour de cette eau en perpétuel mouvement qui, parfois, charrie des bois torturés, usés par le voyage des saisons.
La Loire attend en demi-sommeil les vents d’ouest dominants pour larguer les amarres. Alors la grande voile blanche gonflée permettra ces instants précieux qui annoncent la quiétude d’une ballade au milieu de nulle part.
Les bancs de sable dialoguent avec le contre-courant et ses îles contournées abritent des nichées d’oiseaux. Cette Loire muette et discrète s’offre toute entière, souffle et s’essouffle, strates après strates, ses berges se découvrent et nous invitent dans un cheminement où l’inconscient se prend à rêver du possible, du disponible et de l’impossible.
La Loire sensuelle s’entoure de mystères, d’interrogations, et devient un miroir sans teint qui pousse à la méditation et donne l’envie de s’allonger sans retenue sur les gravières entre le dur et le mou. Choisir le plein, le vide, se faire plaisir avec ce rien, se laisser porter par cette matière mouvante, les yeux, les oreilles aux aguets afin de pleinement profiter de cet instant rare etprivilégié de bien-être.

Sur la Loire, de gros nuages sans retenue enflamment un ciel d’encre. La pluie soudaine frappe et martèle les eaux qui n’en peuvent plus d’absorber ces larmes. Espace fragile sur son fil d’Ariane qui vibre mais ne rompt pas. Le fleuve a digéré la pluie dans l’harmonie d’un rythme apaisé et ses verdiaux se refont même une beauté.
La Loire se plie, se déplie, se place, se déplace, s’organise et prend figure de sentinelle et s’encastre dans le tableau des ombres furtives. La Loire, fille sculpturale, se dessine par elle-même, existe en long, en large, prend soin de son maquillage, de sa couleur. Loire en haute couture, en majesté et sujet de prédilection de tant de peintres et poètes, se met en scène ; capricieuse, elle claque l’instantané, imprévisible elle dévore et met à mal le lit majeur. Passionnément sonore, la Loire nous offre des métaphores monumentales avec la projection de ses queues de sirènes qui annoncent une libération, une fusion, un évènement chaque jours inégalé.
Fleuve fier, à nos pieds depuis la nuit des temps, la Loire propose des coups de soleil, des plages de bonheur, des tendres souvenirs de voiles blanches de Gabares. Elle s’enracine en équilibre et joue les voies d’eau, sereine et ouverte aux étoiles qui, parfois, entraînent des déchirures que rien, ni personne ne pourra guérir.
Paradis des rêves, des canches, des jacinthes d’eau, des ombelles multicolores, de la caresse d’un mot, d’une douceur d’un caillou plat pour ricochets ou d’une poésie en devenir, la Loire ne mesure pas son immensité et le choc de sa présence.

La Loire, avec à ses côté son confluant turbulent Allier, qui, comme une anguille serpente au fil de l’eau dans la luxure d’un autre monde, absorbe le présent en reflétant l’avant, le pendant, l’après ; vaste découverte d’un chemin ayant comme horizon un mélange de plaisirs, de forces vives et d’idéaux.
Un jour, pourtant, nous serons dépouillés de ce joyau, de son herbe haute qui danse, ondule et se plie ; les racines défonceront le passage de nos empreintes pour s’engluer dans le ventre noir de l’univers. Plénitude d’un certain vide, de quelque chose d’insaisissable et de fatal.
Disparaîtra la trace du peintre, du photographe, du poète avec la petite musique du grillon. Ici s’achèvera le voyage, à bon port, à la lueur de la lune rousse d’un soir d’été.

Michel Hannecart, le peintre de passage 

 La Loire2

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2013-12-12T10:36:00+01:00

Ateliers des Beaux-Arts

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Atelier des jeunes femmes à l'Ecole des Beaux-Arts en 1903

Atelier des jeunes femmes à l'Ecole des Beaux-Arts en 1903

Les professeurs de l'Académie Julian, fin de siècle

Les professeurs de l'Académie Julian, fin de siècle

Académie Julian rue du Dragon, atelier féminin de Bouguereau vers 1890

Académie Julian rue du Dragon, atelier féminin de Bouguereau vers 1890

Female art students at the Royal Swedish Academy of Fine Arts Stockholm

Female art students at the Royal Swedish Academy of Fine Arts Stockholm

Réunion de l'Académie suédoise

Réunion de l'Académie suédoise

Academy of Fine Arts Stockholm

Academy of Fine Arts Stockholm

Atelier de sculpteur vers 1960

Atelier de sculpteur vers 1960

meltonworks@gmail.com <meltonworks@gmail.com>
Objet : Photos of artists in studios from circa 1900-1920?
 
Sujet : "images" envoyé par keith (meltonworks@gmail.com) le jeudi 07 novembre 2024 à 18:47where are you getting the great vintage photos of artists in studios from circa 1900-1920?
 

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2013-12-07T11:02:00+01:00

La Dernière exposition

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Finalement, les Galeries à Nevers, comme probable dans les autres villes moyennes de province, ont bien du mal à dépasser le cap des dix ans d’existence.
Dans les années 90, Nevers comptait pas moins de trois galeries d’art : la Galerie Saint-Cyr de Maurice Bardin, la Galerie du Puits du Bourg de Marc Vérat et l’éphémère Galerie Médium de Pascale Massicot. Les deux premières ont duré un peu plus de dix ans malgré un certain dynamisme de la ville apporté par le maire Pierre Bérégovoy.
Aujourd’hui, c’est une « dernière » avec la fermeture annoncée de la Galerie des Chapelains d’Agnès Chatré après l’exposition de Bernard Follis. Double « dernière » sans doute puisque le peintre, connu et apprécié dans la région, connaît de sérieux problèmes de santé.

 

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La Galerie du Puits du Bourg et la toute dernière : Artistes Galerie

La Dernière exposition
Agnès CHATRE et Bernard FOLLIS

Agnès CHATRE et Bernard FOLLIS

La Dernière exposition

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