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Chronique Pouguoise

Publié par education-programme
29 juillet 1910 - Ils ont imaginé que le vieux château servant d'hôtel de ville, d'école, de justice de paix, devrait être remplacé par un de ces édifice comme nous en construisent nos architectes d'aujourd'hui. Mais il paraît que les habitants refusent de marcher. Ce projet de nouvelle mairie venait après la construction du nouvel hôtel des Postes, dont l'adjudication à des entrepreneurs pouguois avait été faite en août 1908, et le risque de l'augmentation du montant des impôts rendait certains pouguois nerveux.
 
Le tout Pougues s'était donné rendez-vous le 12 février 1913 dans la salle de la Renaissance. Monsieur le Maire, lui-même avait promis d'honorer le bal des Brandons de sa présence et devait s'y montrer en Cyrano, mais le costume lui avait manqué, il dut donc se contenter d'assister du dehors aux ébats chorégraphiques de ses jeunes administrés. Ceux-ci ne consentirent à abandonner la piste qu'à 2 heures du matin, la clarinette étant sans souffle et le trombone à moitié fourbu.
 
l'entre-deux-guerres
 
Le Paris Centre du 15 août 1921 publie un article de Monsieur Heurtault, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, sous la forme d'une pétition pour empêcher la démolition de l'ancienne mairie. Il écrit néanmoins : n'est-il pas évident qu'une bibliothèque et un musée seraient pour les baigneurs un motif de se plaire à Pougues, en même temps qu'ils offriraient aux habitants un moyen de se recréer et se s'instruire. 
 
Le mois d'août 1925 a vu se produire une grande activité musicale dans le cadre thermal :  matinée dansante au Splendid Hôtel avec jazz-Band, banjo, accordéon ; soirée de gala au casino avec Melle Kerner, partenaire de Challiapine, qui a chanté des airs de la Traviata. Melle Lydia Krasowskaya, soliste danseuse du Grand Opéra de Moscou, a montré toute l'étendue de son talent. Quant à M. Barkoff, baryton du Grand Opéra de Pétrograd, il s'est fait applaudir dans le grand air du Barbier de Séville. Les mêmes chanteurs et danseurs ont pris part à une grande fête de nuit donnée sur le lac, la scène étant disposée dans l'île. 
 
En 1926 eut lieu le gymkana automobile, les 11, 18 et 25 juillet, avec en même temps un tournoi d'escrime. 2 500 spectateurs ont assisté à la Fête des Fleurs et son cortège de voitures joliment pavoisées. Au casino, le Music-Hall, le théâtre de verdure et les bals costumés avec souper froid ont également repris. La troupe du casino comprend deux chanteurs, plusieurs chanteuses et des acteurs ; un nombre impressionnant de concerts figurent à son programme, les auteurs les plus joués étant Offenbach, Rossini, Messager, Lecoq, Massenet... Il est précisé que, pour certains bals, la tenue de soirée reste de rigueur.
Le 28 août une nouvelle nuit se déroula au bord du lac. Sur la scène installée sur l'île se produisirent les musiciens accompagnés par les chanteurs d'Opéra, tandis que sur le lac voguait une gondole romantique. 
 
En 1931 les activités de loisirs organisées par l'établissement thermal sont orientées vers le sport. Le Paris Centre du 5 juillet souligne que de nouvelles installations ont été réalisées : deux tennis et un golf. La pratique de l'équitation et du canotage sur le lac, avec l'ouverture d'un dancing, sont désormais regroupées au sein d'un Sporting-Club. 
Les manifestations sportives comprennent un tournois de tennis et de ping-pong, un concours d'éducation physique et plusieurs journées d'escrime.
 
Le Paris Centre du 20 novembre 1933 rend compte de l'inauguration du monument à la mémoire de Melle Friedrich, qui 21 mois auparavant s'était tuée dans la côte de Pougues lors du rallye Paris-Saint-Raphaël. 
 
L'année 1937 marque le début d'un genre nouveau de manifestation ancré dans la mémoire des Pouguois qui l'ont connue : la Fête des Fleurs composée d'une douzaine de chars, preuve du dynamisme des associations locales. Son remarquable animateur, M. Emile Dayez, vice-Président du Comité des Fêtes, annonce que l'on pourra également admirer de nombreuses voitures fleuries. 
Nous apprenons également par le Paris Centre du 29 juillet 1937 que dans le parc un film sera tourné avec Tino Rossi ; la jolie station nivernaise va recevoir prochainement des cinéastes et un certain nombre de grandes vedettes. Des scènes seront tournées sous les ombrages magnifiques du Parc Saint-Léger, ce grand film en préparation se nommera : Lumières de Paris. 
 
Le 20 juillet 1939 le Comité des Fêtes de Pougues organise son grand corso fleuri avec les concours de la municipalité, de la Compagnie des Eaux, de la Fanfare et des sociétés locales. A 14 h 30 le cortège se formera au parc de la mairie avec la Fanfare et sa clique, sous la direction de son dévoué chef Jean Bourdillon, et défilera dans les rues en compagnie de la Société de Cors de Chasse.
 
Chronique Pouguoise
Chronique Pouguoise
Le Grand Hôtel Guimard, de la famille d'Hector Guimard représentant majeur de l'Art nouveau en France.

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Blouses sombres et culottes courtes restent de rigueur, les mines sont pour le moins sérieuses, il est vrai qu'à l'époque on ne badine pas avec la discipline.

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Groupe devant le Café Conti avec des jeunes, surtout, et une grand-mère. L'avenue éponyme mène au Casino.

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Rifles et revues par la joyeuse troupe du casino

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