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Charlie-Charlot

15 Janvier 2015 , Rédigé par education-programme

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Charlie-Charlot

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Jacques Yves Rossignol 18/01/2015 09:36

Bonjour et meilleurs voeux !

En réponse à J-Y Rossignol : Qu'est-ce que la bonne époque ?
La religion - la politique aussi hélas - peuvent devenir un véritable cancer... Mais d'accord avec "des gosses sortis des banlieues et du moyen âge"

Compagnons,
Vous demandez à un homme de bonne volonté, qui n'est ni votant ni candidat, de vous exposer quelles sont ses idées sur l'exercice du droit de suffrage.
Le délai que vous m'accordez est bien court, mais ayant, au sujet du vote électoral, des convictions bien nettes, ce que j'ai à vous dire peut se formuler en quelques mots.
Voter, c'est abdiquer ; nommer un ou plusieurs maîtres pour une période courte ou longue, c'est renoncer à sa propre souveraineté. Qu'il devienne monarque absolu, prince constitutionnel ou simplement mandataire muni d'une petite part de royauté, le candidat que vous portez au trône ou au fauteuil sera votre supérieur. Vous nommez des hommes qui sont au-dessus des lois, puisqu'ils se chargent de les rédiger et que leur mission est de vous faire obéir.
Voter, c'est être dupe ; c'est croire que des hommes comme vous acquerront soudain, au tintement d'une sonnette, la vertu de tout savoir et de tout comprendre. Vos mandataires ayant à légiférer sur toutes choses, des allumettes aux vaisseaux de guerre, de l'échenillage des arbres à l'extermination des peuplades rouges ou noires, il vous semble que leur intelligence grandisse en raison même de l'immensité de la tâche. L'histoire vous enseigne que le contraire a lieu. Le pouvoir a toujours affolé, le parlotage a toujours abêti. Dans les assemblées souveraines, la médiocrité prévaut fatalement.
Voter c'est évoquer la trahison. Sans doute, les votants croient à l'honnêteté de ceux auxquels ils accordent leurs suffrages — et peut-être ont-il raison le premier jour, quand les candidats sont encore dans la ferveur du premier amour. Mais chaque jour a son lendemain. Dès que le milieu change, l'homme change avec lui. Aujourd'hui, le candidat s'incline devant vous, et peut-être trop bas ; demain, il se redressera et peut-être trop haut. Il mendiait les votes, il vous donnera des ordres. L'ouvrier, devenu contre-maître, peut-il rester ce qu'il était avant d'avoir obtenu la faveur du patron ? Le fougueux démocrate n'apprend-il pas à courber l'échine quand le banquier daigne l'inviter à son bureau, quand les valets des rois lui font l'honneur de l'entretenir dans les antichambres ? L'atmosphère de ces corps législatifs est malsain à respirer, vous envoyez vos mandataires dans un milieu de corruption ; ne vous étonnez pas s'ils en sortent corrompus.
N'abdiquez donc pas, ne remettez donc pas vos destinées à des hommes forcément incapables et à des traîtres futurs. Ne votez pas ! Au lieu de confier vos intérêts à d'autres, défendez-les vous-mêmes ; au lieu de prendre des avocats pour proposer un mode d'action futur, agissez ! Les occasions ne manquent pas aux hommes de bon vouloir. Rejeter sur les autres la responsabilité de sa conduite, c'est manquer de vaillance.
Je vous salue de tout cœur, compagnons .

Elisée Reclus, lettre adressée à Jean Grave, insérée dans Le Révolté du 11 octobre 1885


----- Original Message -----
From: Jacques-Yves Rossignol
To: Marc Vérat ; Michel de Caso ; Michel Terestchenko
Sent: Monday, January 12, 2015 11:38 AM
Subject: De Charlie Hebdo à Charlie bobo

Ce n'était plus le Charlie Hebdo de la bonne époque. Ils étaient tombés dans des obsessions un peu ridicules et infantiles (l'antimilitarisme, les beaufs). Sans compter cette idiotie profonde : s'attaquer de front à des fanatismes archaïsants. Ils en sont morts.
Finalement ce triste événement se résume à ceci : des gosses sortis des banlieues et du moyen âge descendent des gosses attardés et dilettantes, inconscients des vrais rapports de force du moment, à la mitraillette. Pathétique.

Mais ce qui est également triste à pleurer, c'est que c'est la bourgeoisie bobo-gay-arty qui rafle la mise.
Comme toujours depuis 30 ans.
Ils parviennent à tout détruire, à tout souiller, à tout gâcher. La totalité de ce qui faisait la vie.
Nous aurons sans aucun doute prochainement un Charlie Hebdo clean et consensuel, contrôlé par les gays catholiques, les gouines réformées ou d'autres mécaniques mentales de ce genre téléguidées par le capitalisme mondial, avec la dose habituelle de bavardage humanitaire, d'hypocrisie et de froide méchanceté pour tout ce qui n'émarge pas dans les instances du très gros argent.

A travers cet événement un peu délirant opposant deux types de consciences "pré-politiques" dépassées par la réalité politique actuelle (ni les "djihadistes", ni les dilettantes n'ont les outils d'analyse nécessaires pour comprendre l'époque), c'est bel et bien l'esthétisation glacée du monde qui marque des points. C'est ainsi, aussi inattendu que cela puisse paraître. Comme si tout se qui se passe dans le monde contribuait à mettre en place cette "hyperréalité" qui a déjà très largement supplanté la nature et l'histoire. Ici en l'occurrence : conquête très symbolique d'un journal dilettante, encore quelque peu spirituel et corrosif par la nouvelle bourgeoisie méchante et ricanante, et ceci par l'étrange truchement de consciences religieuses anté-diluviennes.

Cette nouvelle bourgeoisie mondiale arty et glacée gagne toujours, je le répète. Entre autres parce qu'il n'y a personne, absolument personne, pour l'identifier et la combattre.

JANCYR 16/01/2015 12:29

BONJOUR... et MERCI !

Je reçois, ce matin, quelques bons encouragements !
Le vôtre est remarquable... Avec le texte qui l’accompagne.
En êtes vous l’auteur ?.. Ou, alors, qui ?..

Dimanche, la sincèrité et la simplicité des foules était
réellement émouvante. D’autant plus qu’elle était joyeuse.
Mais, dans l’avenue d’à côté, c’était la honte !

Le problème est de ne pas savoir trouver les mots exacts.
Ce qui tue CHARLY...n’est autre chose que le “courage”
voire le “sacrifice”. Via des hommes qui sont “petits”
à force d’être abusés....
Si l’on admet ce paradoxe, il faut fermer la gueule aux
jérémiades officielles et aux mauvaises explications.

J’avais dix huit ans en 44 et l’extrême “catholicité” de
mon brave père faisait de moi un “collaborateur “ actif.
Et un “pétainiste” acharné... C’était un truc à se retrouver
sous un casque allemand, dans la LVF (légion-des-
volontaires-français-contre-le-bolchevisme !
Et les prêtres de SAINT-CYR m’y encourageaient
car, dans le même temps, Mgr. PACELLI ( le futur PIE XII )
était ambassadeur de Rome...auprès d’ADOLF....
Je ne savais pas, alors, que je deviendrai un “voltairien”
joyeux et un admirateurs des LUMIERES !
Les porteurs de “certitudes”, depuis la semaine dernière
sont devenus INSUPPORTABLES.

C’est NOUS....les meilleurs !
Cordialement,
j a n c y r