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Lucien Jonas

30 Mai 2013

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Valencienne 1880 – Paris 1947
Issu d’une famille d'industriels du Nord de la France, Lucien Hector Jonas, peintre d'Histoire et de genre, est bachelier ès-lettres en juin 1898. Il poursuit ses études à Valenciennes et étudie également le solfège et le violon pendant sept ans au Conservatoire de cette ville.
En 1899, il entre à l'École des Beaux-Arts de Paris et devient membre de la Société des Artistes Français dès 1901.
À la même époque, il rencontre Harpignies qui manifeste rapidement de l’affection pour celui qu’il considère comme son protégé.
Un drame de la mine « Les Consolations » lui vaudra la médaille d’argent au Salon de 1905.
Lucien Jonas obtient le Second Grand Prix de Rome en 1905, il est fêté à Valenciennes avec son ami Lucien Brasseur, Premier Grand Prix en Sculpture, puis obtient une médaille d'or avec bourse de voyage en 1907.
En 1911, le Conseil Supérieur des Beaux-Arts lui décerne le Prix National pour le tableau « La Consultation ».
En février 1915, il est agréé « Peintre militaire attaché au musée de l'Armée », il parcourt le front, de la Belgique aux Vosges, puis il lui sera plus spécialement demandé les portraits de chefs militaires.
En 1916 il est nommé peintre officiel de la Marine. Il connaît également le succès avec des décors muraux dans le style Art déco et réalise la décoration de nombreux édifices, notamment à Paris (maison des Centraux) et à Valenciennes (Hôtel de ville, Chambre de commerce).
En 1929, il est fait Chevalier de la Légion d'honneur.
En 1933, c'est le début de sa collaboration avec la Banque de France pour la création de billets de banque.
En 1937, il réalise des décors pour l'Exposition Universelle de Paris.
En 1945, au Salon des Artistes Français, il lui est attribué la « Médaille d'Honneur de peinture » pour une fresque de 14 mètres de long comportant quelque 120 personnages et intitulée : « Furor teutonicus ».

"Jonas travaille actuellement à une importante décoration du Casino de Pougues-les-Eaux. Nous avons vu ces toiles destinées à être marouflées, traitées d'une manière légère et fraîche avec des couleurs chatoyantes, des bleus délicats, une riche gamme de roses et de verts, rehaussées de couleurs pures, créant des coloris vivants, robustes et délicats tout à la fois. Ces allégories, la Musique, la Danse, la Déesse des Eaux transportée dans les Nues, tant de fois traitées par de nombreux peintres, gardent chacune leur originalité propre en ne tombant pas dans le poncif.
Ces décorations pleines du charme le plus délicat seront un délice pour les yeux des baigneurs qui, cette année, auront la bonne fortune d'aller à Pougues-les-Eaux."
cf/ Robert Cousanges

Lucien Jonas, outre les panneaux décoratifs et affiches du Casino de Pougues, aimait à peindre sur le motif les paysages nivernais. Notamment à La Charité-sur-Loire, son vieux pont et l’église Sainte-Croix ou encore à Pougues l’allée des marronniers et la grande place ; oeuvres reproduites en couleur dans « L’Illustration » du 01/10/1932.

Décorations du Casino de Pougues-les-Eaux - juillet 1930
Décorations du Casino de Pougues-les-Eaux - juillet 1930

Décorations du Casino de Pougues-les-Eaux - juillet 1930

Etudes pour le Casino de Pougues
Etudes pour le Casino de Pougues
Etudes pour le Casino de Pougues

Etudes pour le Casino de Pougues

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