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L'histoire des mots

12 Juin 2013 , Rédigé par Michel Hannecart

 

L’expérience nous tire sans cesse à travers des résultats qui cherchent à émouvoir et de recommencer à courir, de droite à gauche, et de réapprendre à marcher. Le temps, lui, sombre au présent ; il voyage et succombe à l’instant, au possible, à l’émotion, à l’intéret… L’idéal serait d’être inconscient dans le matériel des choses.

Ces choses qui se sont accumulées par égoïsme, par le refus à admettre le monde tel qu’il est, ne pas réveiller notre prochain qui sommeille, qui rêve, qui meurt, que nous aimons.

Encore un peu de temps et le désir sera sans désir, sans lendemain. Tout fonctionne machinalement, sans équilibre, nous sommes des automates journaliers et d’entendre nos os claquer dans un présent où la réalité de l’espace temps est en dedans du vide.

Le savoir je l’ai perdu ; sensible je le ramasse, le porte à mon crâne qui pense, celui-ci charrie mon corps qui lui demande du secours, arrivé au ponton du jour, le tangage suit les variations de la moëlle épinière. Seul reste le sens du frisson et la tempête des neurones qui porte le néant.

Déjà, la mort aux trousses est dans le tiroir des alouettes, ne rien dire, ne pas parler, le cahier des charges a été censuré, incomplet, le temps n’arrête pas la peur.

 

Partout, nulle part, la vie flotte dans un verre d’eau polluée. Sept millions d’années nous contemplent.

L’écriture appliquée se vide, se remplit, s’adapte dans le sens où l’on se perd. D’où je viens ? Où je vais ? Mirage du temps qui laisse des illusions rentrer dans mon crâne d’humain.

Sortir de sa coquille, laisser son cœur se promener en silence, s’allonger, fermer les yeux, ne plus penser, rentrer dans le mystère du vide, en lévitation, l’élévation accroît la libération du crâne.

Ce n’est pas être indifférent à ce qui vit, impalpable, imprenable, la lumière s’éteint sans secret. L’histoire des mots s’écrit encore une fois mais il n’y a plus personne pour la lire et la raconter.

 

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