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Correspondances

6 Février 2013 , Rédigé par Michel Hannecart

 

Quinsac Pougues v

Quinsac - Allégorie de la Peinture dans le parc Saint-Léger

 

A défaut de méthode innovante et révolutionnaire, les peintres de la Belle Epoque ne manquaient généralement pas d’imagination et de technique ; en un mot, ils savaient peindre car, pour eux, il s’agit surtout de cela. Leurs œuvres, de leur vivant, souvent exposées au Salon de Paris et parfois même achetées par l’Etat, commencent aujourd’hui à apparaître en bonne place, entre les impressionnistes et les modernes, sur les cimaises des musées.

Evidemment, on n’est pas obligé de partager ce goût pour la peinture académique, mais il faut savoir qu'elle reste néanmoins très variée dans les sujets, la composition, voire même dans le traité. Complètement occultée pendant des années, grâce à l’Internet, on peut aujourd’hui se rendre compte de cette diversité, de cette fantaisie, de cette richesse.

 

… Le savoir-faire, l’équilibre des sujets traités reste très matériel, sophistiqué, sans risque sauf celui de plaire. Tout est à l’intérieure des choses et, se disperser, au XIXème siècle, n’est pas à l’ordre du jour.

Mais peindre en patience, afin de recevoir les bienfaits d’une parole critique ou d’un silence qui peut disperser la lumière tant recherchée - oui !

On veut nous faire croire au feu de la rampe et que l’on réussira avec des accords qu’il faudra maitriser sans sombrer dans des ornements disparates. Tous à vos pinceaux ! Et la sirène qui pose dans le parc Saint-Léger sera peut-être une œuvre de Sophie Rude. Lui, sculpteur bien connu des dijonnais et des autres. Pourtant, Sophie exposa comme lui au Salon de 1833.

Il est vrai que je ne suis pas très attiré par la manière académique, trop photographique. Mais il reste vrai également que, comme autodidacte, je n’ai pas la prétention d’égaler les anciens. Bien souvent la couleur me suffit pour m’évader et m’exempter des contraintes.

Je me disperse, m’éparpille au fil des jours, parfois c’est un découpage-collage ou encore une rapide impression sur une couleur. L’évolution exprimée sur mes enveloppes provient du fait que, depuis 2010, mes correspondants ont été gratifiés de dessins figuratifs, frémissements d’un au-delà où le tangible demeure fracturé par le naufragé que je suis.

Aujourd’hui c’est un autre concert, une autre approche, une vision où le geste se trouve dans un courant fiable et continu, parce que j’ai le temps de la réflexion, sans pollution. Je dispose de l’instant sans autorité prenante pour la vérité, avec une décision qui n’a pas de règle et j’inscris la couleur pour enrichir la forme et l’esprit.

C’est un langage, un chemin, une intégration de plus d’un individu placé dans un ordre social, racial, avec son illusion et ses rêves…

Donc, pas de misérabilisme et comme chaque matin, juste avant la douche : « Alors ! Pas encore mort ! ».

Il faut bien se dissoudre dans le café soluble et, pourtant, l’année ne fait que commencer.

 

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Gaston Bussiere Pougues-v

Gaston Bussière

 

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