C'est la vie ! Images d'archives

Lambiotte-Prémery avril 2015

30 Avril 2015 , Rédigé par education-programme

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Lambiotte-Prémery avril 2015
Lambiotte-Prémery avril 2015
Lambiotte-Prémery avril 2015
Lambiotte-Prémery avril 2015
Lambiotte-Prémery avril 2015
Lambiotte-Prémery avril 2015
De nombreuses friches ont vu se succéder des entreprises dont il est important de conserver la mémoire. Les collectivités développent peu à peu des bases de données et cartographies spécialisées. En France, deux bases de données BASIAS et BASOL remplissent plus ou moins ce rôle. Des collectivités particulièrement concernées telles que par exemple Lille-LMCU, située dans un département riche en friches, travaillent aussi sur ces questions, avec les services d'archives départementales, les établissements publics fonciers, les archives du monde du travail.
Les poblèmes liés aux friches sont différents selon le paysage et le contexte, mais les friches industrielles restentsouvent issues d'industries ou d'activité polluantes. Il est fréquent que des déchets dangereux y aient été oubliés ou cachés et soient une source durable de pollution des sols. Les friches issues de sites de sous-traitance mal repérée dans les bases de données (telles que BASIAS ou BASOL en France) peuvent aussi conserver des pollutions ou objets dangereux : transformateurs au pyralène, explosifs, etc.
Le recensement n'est pas achevé, mais rien que dans l’Europe des 15, le nombre de sites pollués a été estimé à 1 400 000 environ, essentiellement à la suite des activités minières, pétrolières, carbochimiques et pétrochimiques, sidérurgiques, des cokeries, de la chimie fine.
Les polluants les plus fréquemment retrouvés sont des métaux lourds et métalloïdes (cuivre, zinc, plomb, cobalt, nickel, arsenic, cadmium...), des hydrocarbures légers (fuel, essence, gazole) et lourds (lubrifiants, huiles lourdes, pétrole brut), des solvants halogénés, et diverses molécules organiques (hydrocarbures aromatiques polycycliques, etc.) sans oublier également la présence d'amiante dans la construction des bâtiments.
Des composés organiques sont trouvés dans près de 75 % des sites pollués et il est permis de supposer que des polluants nouveaux comme des nanoparticules ou autres bactéries seront de plus en plus présents dans certaines nouvelles friches.
Certaines friches, carrière, gravières, catiches, correspondent à des activités relativement peu polluantes, mais - parfois sous prétexte de mise en sécurité et requalification paysagère - elles ont parfois laissé des cavités qui ont été comblées par des déchets industriels riches en polluants.
La dépollution des friches est coûteux. Un premier problème est celui de la responsabilité et du transfert de responsabilité quand il y a vente. Souvent la responsabilité ne peut être clairement établie, et le principe pollueur-payeur ne s'applique alors pas, ou le pollueur a disparu ou n'est pas solvable.
Les friches sont généralement plus nombreuses aux abords des canaux, voies ferrées, sites miniers et bassins houillers ou pétrolifères, et sur les ports. Les entreprises y avaient souvent des puits et forages, ou des décharges internes, qui souvent permettent un contact direct de polluants avec la nappe. Elles sont souvent une source durable de pollution de l'eau.
Il est fréquent que tout ou partie des archives d'usines ou ateliers devenus des friches industrielles aient été détruites ou perdues. Une même friche a pu avoir été occupée par des entreprises successives et aux activités différentes depuis la première activité. Les polluants et séquelles peuvent alors interagir de manière complexe.
 
Depuis le milieu des années 1980, les décideurs en matière de planification et aménagement du territoire en Amérique du Nord et en Europe ont accordé une attention croissante à la requalification des friches industrielles et d’espaces sous-utilisé en zones urbaines, d'abord pour des usages industriels, commerciaux ou résidentiels qui offraient des avantages économiques apparents, via les taxes locales, d'autres recettes fiscales et/ou des emplois. Cependant il y a eu depuis 1990 une demande croissante de la population, des ONG et de certaines collectivités de dépolluer et faire de ces friches industrielles des parcs, terrains de jeux, sentiers, voies vertes et autres espaces ouverts. Dans quelques cas, les bâtiments et certaines machines ont été valorisés ; transformés en musée, logements, école, université, par exemple.
En France, la loi de programmation du 3 août 2009, devant mettre en œuvre le Grenelle de l’environnement, doit faciliter la valorisation de ces friches pour notamment les transformer en éco-quartiers ex : Zone de l'Union sur Roubaix, Tourcoing…
Dans le Nord-Pas-de-Calais, l'association la Chaîne des terrils, le Conseil régional et les communes minières depuis les années 1990 cherchent à intégrer le réseau des cavaliers (anciennes voies ferrées des houillères), les terrils et une partie des friches minières dans la Trame verte et bleue régionale. C'est ainsi que les terrils jumeaux préservés du 11/19 à Loos-en-Gohelle, terrils les plus haut d'Europe, sont devenus les symboles d'un développement durable qui veut se construire sur les ruines du développement non durable.
Des approches pluridisciplinaires sont nécessaires pour traiter des friches et de leurs impacts différés. La plupart des pays industrialisés ont mis en place, avec l'aide des collectivités et d'agences spécialisées des dispositifs d'information, d'aide et de conseil aux acteurs, responsables et riverains de sites pollués.
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Visite guidée

29 Avril 2015 , Rédigé par education-programme

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Préface de la publication "Arts en Friches.Usines désaffectées, fabriques d’imaginaires" - extraits.
Marie Vanhamme. Patrice Loubon. Les Editions Alternatives. Paris. Novembre 2001

Friche industrielle : espace bâti ou non bâti anciennement occupé par une activité industrielle et désormais désaffecté ou sous occupé. La désaffectation d’entreprises industrielles, amorcée pour des raisons de vétusté, d’opération d’urbanisme et de décentralisation, s’est amplifiée au début des années soixante-dix. Ces dernières décennies sont marquées par la fermeture de grandes entreprises, due à de nouvelles stratégies de production, les délocalisations notamment, à la disparition de secteurs d’activité traditionnelle comme la chimie, métallurgie, le textile et au développement de la production de biens immatériels.
La place des espaces abandonnés dans les villes est telle, qu’une étude de l’American Institute of Architects prévoit que durant ce siècle, 90% des interventions architecturales dans les ville concerneront des structures existantes. Les friches représenteraient en Europe 200 000 ha dont 80% liées à la désindustrialisation (usines, entrepôts, halles ...). Seul 20% sont réhabilitées à des fins économiques ou, plus rarement, à l’initiative des Pouvoirs Publics et en raison de leur valeur patrimoniale, à des fins culturelles : musées, universités, médiathèques. La plupart de ces anciens lieux de production ne suscitant ni l’intérêt des promoteurs, ni celui des Pouvoirs Publics sont laissés en l’état, façade noricie, murs lézardés, fenêtres brisées, déchet dans l’espace urbain.
La friche est cet espace vide, inutile, inutilisé, donc disponible, appropriable que des associations, acteurs culturels, spectateurs passionés, artistes investissent et dotent de nouvelles fonctions. Ce mouvement spontanée et informel d’occupation légale ou illégale de friches industrielles a émergé en France au début des années quatre-vingt, dès les années soixante-dix en Angleterre, Allemagne et Hollande. Il s’est suffisamment développé ces dix dernières années pour que le ministère de la Culture décide de se pencher sur ces nouveaux "équipements culturels" atypiques qui commencent à mailler le territoire, tissant leur propre réseau de création, de production et de diffusion.
Le rapport sur les "espaces et projets intermédiaires", commandé à Fabrice Lextrait, ancien administrateur de la Friche Belle de Mai, par Michel Duffour, secrétaire d’Etat au Patrimoine et à la Décentralisation culturelle à donné lieu à l’annonce de premières mesures d’accompagnement.
Les friches artistiques présentées dans la publication sont représentatives de la diversité qui caractérise ce mouvement. Aucune ne se ressemble, elles ne correspondent à aucun modèle, aucun schéma préétabli, c’est l’une de leur première spécificité. Le projet existe, se développe, évolue en fonction de son histoire, de ceux qui les portent, du contexte social, politique, urbain dans lequel il émerge, de la configuration du lieu aussi. Le sommaire qui privilégie une approche par lieu et par ville met en évidence ces différences, il a tendance à occulter les similitudes, les liens qui les rassemblent, qu’ils soient conceptuels ou réels.
Des échanges, des parcours d’artistes, l’appartenance à des réseaux sont autant de circulations, de relations qui, par affinité, les unissent. Les textes ou phrases affichés sur les murs pourrait être représentatif de ce qui, à la fois, les rapproche et les différencie. "J’ai peur d’une société qui est tellement axé sur la compétition, la concurrence. Une société qui ose vous dire “vous devez être des gagnants” Mais qu’est-ce que c’est un gagnant sinon un fabriquant de perdant"( Albert Jacquard), placardé à l’entrée de l’Antre-Peaux de Bourges...
Ce manque dans la politique culturelle rencontre un autre vide, l’usine, l’entrepôt abandonné. L’appropriation parfois illégale est possible en raison du manque d’investissement politique que la friche représente. L’état de délabrement du bâtiment, son abandon, témoigne du mépris du promoteur, mais expriment aussi le désintérêt du pouvoir qui ne lui accorde aucune valeur patrimoniale, n’envisage aucune réaffectation. La friche est cet interstice dans l’ordonnancement de la cité qui “ échappe à l’instrumentalisation du territoire et au contrôle des politiques publiques ” C’est ce vide physique, et politique qui va autoriser la réalisation du désir. Il va permettre d’imaginer et de concrétiser un projet.
En investissant la friche, les nouveaux occupants transgressent les règles économiques qui l’ont taxée d’inutilité et l’ont condamnée à mort. Ils transgressent aussi les règles politiques qui lui ont refusé toutes valeurs symboliques, patrimoniales, toute réhabilitation, tout avenir possible. La transgression des lois peut se lire comme le signe d’une transformation en cours, symptôme de la tombée en désuétude de certaines valeurs. Le pouvoir en serait donc le propre générateur. Les friches artistiques, par leur mode d’émergence, par les projets qui leur sont attachés et les discours qu’elles produisent, expriment cette tombée en désuétude des propositions institutionnelles, leur inadéquation à la réalité artistique et culturelle d’aujourd’hui. Les expériences présentées ici témoignent que des nouvelles modalités de production, de diffusion, de socialisation sont à l’œuvre et que les rapports à l’art, aux artistes, au public sont en permanence mis et remis en question. Elles sont aussi porteuses d’un nouveau type d’aménagement d’espaces urbains désaffectés et d’un nouveau modèle d’intégration de la mémoire urbaine...
 
A Dijon, ville natale d’Etienne Cabet, inventeur du communisme étatique selon Karl Marx, un ancien bâtiment industriel, recouvert de graffs, a été rebaptisé "Centre Culturel Autogéré". Cette occupation de bâtiments chargés de mémoire intervient à une période de restructuration urbaine et sociale, marquée par le passage d’une société industrielle et de ses rêves avortés, à une société de service. Les friches et leur nouvelle activité sont les signes d’une mutation du secteur culturel dans des villes en crise. Ces quartiers populaires sont fragilisés, paupérisés par la disparition de l’activité de l’ancienne usine qui, au delà de son rôle économique, signait une appartenance identitaire, mettait en œuvre des processus de socialisation. En investissant ces bâtiments abandonnés de nouveaux usages, de nouvelles pratiques, les nouveaux occupants réinscrivent la friche, le quartier dans l’espace et le temps de la ville, instaure une nouvelle mobilité, de nouveaux parcours, de nouveaux frottements.
Ils injectent, à l’heure où nos villes modernes souffrent d’un trop plein d’organisation et d’informations, cette "expérience de l’étrangeté qui est au cœur de toute rencontre dans un espace de circulation et de communication." L’attribution de nouvelles fonctions à ces lieux "oubliés" transforme le passé, la mort annoncée en devenir possible. Eloquent synchronisme qui transforme ces emblèmes de la production industrielle en laboratoire culturel, à une époque où la valeur idéologique du travail qui fut fondatrice de l’organisation fonctionnelle de la société industrielle, n’est pas cotée au Nasdaq. L’organisation politique et économique de la société liée à la révolution industrielle, a fait du travail l’activité humaine essentielle, la seule activité collective et donc la forme majeure du lien social. La valeur du travail est dépecée par la fin du mythe du plein emploi, comme en témoignent aujourd’hui encore les licenciements massifs que les créations d’emploi n’arrivent pas à compenser, et par la glorification de l’argent facile, via l’apologie des starts-up et le culte de la bourse.
Des auteurs, Dominique Méda, Jeremy Rifkin, insistent sur la nécessité "d’enchanter d’autres espaces que celui de la production", de développer d’autres valeurs fondatrices, fédératrices de l’appartenance sociale. Ces artistes, acteurs culturels, associations qui "réenchantent" ces territoires désenchantés, n’explorent-ils pas de nouvelles valeurs ? Ne proposent-ils pas, en revisitant les notions de démarches artistiques, d’action culturelle, de citoyenneté, de collectif, de nouveaux modes d’activation du lien social ? Le terme de production, souvent utilisé comme englobant toutes les phases de la création artistique, de sa conception, à sa socialisation, offre là aussi d’étrange similitude avec l’ancienne fonction des lieux et poussent à réflexion, y compris dans une perspective économique. Ne traduisent-ils pas aussi le désir d’une autre urbanité ?
Les projets développés dans les friches industrielles ne questionnement pas uniquement le domaine culturelle, mais s’inscrivent de fait dans une problématique urbaine, sociale, économique. Ils participent à une reformulation d’un projet politique à une période de restructuration urbaine et sociale, marquée par le passage vers une société de service aujourd’hui dominée par la production de biens immatériels. Les friches industrielles réinvesties à des fins culturelles traduisent ainsi un passage, une transition, et pourraient même en être la métaphore : la transformation des anciens symboles de la production industrielle en fabriques d’imaginaires...
 
Marie Vanhamme - Mis à jour le mardi 26 février 2008
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Usine Lambiotte

28 Avril 2015 , Rédigé par education-programme

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Usine Lambiotte
Usine Lambiotte
Usine Lambiotte
Usine Lambiotte
Usine Lambiotte

FRANCE PRÉMERY (NIÈVRE)
Date : 2011-2014
Durée : 4 ans - Client : Ademe
L'ancien site de production industrielle de charbon de bois Auguste Lambiotte à Prémery a été démoli. Ce site était constitué de près d'une soixantaine de bâtiments de constructions très diverses (Briques, pierres, béton armé, constructions métalliques), récentes ou de plus d'un siècle, hautes de quelques mètres à près de 35 m. parmi les équipements figuraient notamment une cheminée en briques de 42 m, une cheminée métallique de 33 m, des fours et séchoirs verticaux de plus de 35 à 37 m de haut, des anciennes chaudières maçonnées dont l'une haute de près de 15 m, etc.
Egis a réalisé la maîtrise d'œuvre complète de ce projet, les études de démolition et de désamiantage ainsi que le suivi travaux.
L'information n'est pas exacte, la plupart des photos présentes sur ce site Lambiotte datent d'avril 2015

 

Archives/ cg58.fr/ Nevers
NOTICE DÉTAILLÉE

Etablissements Lambiotte frères - E.L.F.
Société industrielle des dérivés de l'acéthylène - S.I.D.A.

1 - Constitution de l'affaire et dossiers généraux
2 - Bâtiments et matériel d'exploitation
3 - Services techniques d'études
4 - Rapports et comptabilité industrielle
5 - Correspondance
Correspondance entre Auguste Lambiotte et la société H.I.A.G.
Correspondance entre Auguste Lambiotte et François Gall, Henri Gall et Georges-Jean Painvin, administrateurs de la Société d'électro-chimie, d'électrométallurgie et des aciéries électriques d'Ugine.
Correspondance entre Auguste Lambiotte et Bernard Heymann, entrepreneur.
Correspondance entre Auguste Lambiotte et Rogeaux, directeur de l'usine de La Chambre.
Correspondance entre Auguste Lambiotte et Léon Habay, secrétaire général de la S.I.D.A. (1929-1935). Correspondance de Léon Habay : copies de lettres à Auguste Lambiotte (1930-1935).
Correspondance de Rogeaux, directeur de l'usine de La Chambre : copies à Auguste Lambiotte.
Correspondance entre Auguste Lambiotte et André Cuperly, directeur technique de l'usine Lambiotte de Prémery.
Correspondance entre Auguste Lambiotte et Rogeaux, directeur de l'usine de La Chambre.
Comptoir français du charbon de bois épuré
Société des Usines Lambiotte - U.S.L.
Comité d'entreprise de la Société des Usines Lambiotte
Bois et scierie de la Nièvre - BOSNI

Fonds des usines Lambiotte de Prémery
Sommaire > Société industrielle des dérivés de l'acéthylène - S.I.D.A. > 5 - Correspondance
Correspondance entre Auguste Lambiotte et la société H.I.A.G..
1928-1933
Autre cote : 93 J 457

Mots-clés personne : Lambiotte, Auguste

 
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Prémery et son passé industriel

26 Avril 2015 , Rédigé par education-programme

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Prémery et son passé industriel
Prémery et son passé industriel
Prémery et son passé industriel
Prémery et son passé industriel
Prémery et son passé industriel
Prémery et son passé industriel

Ex-usine Lambiotte à Prémery dans la Nièvre

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Lambiotte à Prémery

25 Avril 2015 , Rédigé par education-programme

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Lambiotte à Prémery
Lambiotte à Prémery
Lambiotte à Prémery
Lambiotte à Prémery
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La cicatrice industrielle

23 Avril 2015 , Rédigé par education-programme

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La cicatrice industrielle
La cicatrice industrielle
La cicatrice industrielle
La cicatrice industrielle
Après avoir obtenu un répit judiciaire en 2013, le site industriel de Lambiotte vit ses derniers mois : les travaux de démolition sont prévus pour début 2016.
Deux tours en pierre. Voilà ce qu’il devrait rester, fin 2016 et si tout se déroule cette fois sans fausse note, du mythique site industriel Lambiotte de Prémery.
Fermée en 2002, l’ancienne entreprise chimique, spécialisée dans la carbonisation du bois, devait initialement être démolie en 2014. « Cela n’a malheureusement pas été possible. Il y a eu un vice de procédure lors de l’appel d’offres européen. Nous nous en sommes aperçu une fois le prestataire sélectionné », dévoile Florian Philippon, chef de projet sites et sols pollués à l’Agence de développement et de maîtrise de l’énergie (Ademe).
Une mauvaise surprise alors que la phase de dépollution était terminée. À présent, l’agence de l’environnement doit relancer un appel d’offres européen et sélectionner le prestataire avant la fin de l’année. « Après, il faut laisser le temps aux personnes qui arriveront sur le dossier de se l’approprier. C’est un site très vaste et d’ampleur. Nous espérons débuter au premier trimestre 2016. »
La nouvelle équipe aura ainsi la lourde charge de démolir l’ensemble des bâtiments plus que centenaires pour certains. Seules les deux tours en pierre seront épargnées, conservées pour des raisons patrimoniales. « Nous allons mettre le terrain à nu. Tout ce qui est dalles et fondations ne seront pas touchées dans un premier temps. Il nous manque en effet des données sur la qualité des sols. Nous verrons par la suite. Nous ne voulons rien laisser au hasard », poursuit le chef de projet de l’Ademe qui s’attend logiquement à un sous-sol pollué, « vu ce qui a été trouvé en surface ».
« Nous savons quels sont les secteurs où il y a suspicion de contamination. Au niveau des eaux de surface, l’impact est limité. » Par contre, avec la présence de phénols, benzène et d’hydrocarbures dans les eaux souterraines – « ce qui est logique vu l’activité qu’il y avait sur le site » – « un impact a été constaté entre le site et la station d’épuration », explique Florian Philippon. Et d’assurer : « Mais c’est sans conséquences sur les eaux de la Nièvre. Le milieu s’est adapté. Et les volumes de la Nièvre font qu’il y a une dilution ».
Pour autant, ce chantier, ce sous-sol et le coût de l’opération ont, à l’époque, fini de dissuader la Ville de Prémery et la Communauté de communes de s’en charger, laissant ce site orphelin. Et à l’État de reprendre la paternité du site pour ce qui constitue, quinze ans après la fermeture, « l’un des plus gros chantiers menés par l’Ademe ».
 
Pierre Peyret/ lejdc/ 21/04/15 - 06H02
La cicatrice industrielle
La cicatrice industrielle
La cicatrice industrielle
Au temps des "Lambiotte", l'usine garde son esprit paternaliste. Le patron se doit de connaître chaque ouvrier par son nom et on pratique la politique des petits cadeaux. A la naissance de Georges Lambiotte, en 1928, son père Auguste fait distribuer du vin en quantité aux ouvriers. En 1954, pour la naissance des jumeaux Lambiotte, la tradition est respectée et chaque employé reçoit deux bouteilles de Pouilly. Au moment du départ en retraite, chacun a droit à un cadeau.
On ne produit pas que du charbon de bois à Prémery. De la carbonisation et de la distillation on peut extraire quelque cent-dix produits dérivés comme le formol, l'acide acétique, la créosote, pour ne citer que les principaux sans oublier bien sûr tous les produits à usage pharmaceutique.
La production la plus curieuse reste celles des arômes alimentaires. Lambiotte parfume les confitures, les bonbons, les crèmes. Un arôme renforce le goût du beurre et Prémery sera longtemps l'unique fabriquant de l'arôme à la saveur de fraise des bois - Tagada.
Comme toutes les usines "chimiques", celle de Prémery génère ses nuisances. Il y a l'odeur de la carbonisation qui flotte en permanence. L'odeur est très tenace et finit par imprégner les vêtements. Dans les magasins on entend dire : " Tiens, un Lambiotte est passé par là !" Des fumées noires retombent aussi parfois sur la cité et les eaux polluées ruissellent jusqu'à la Nièvre toute proche. Il existe un risque permanent d'incendie et, en 1947, une explosion dans le stockage du celluloïd provoqua le décès de deux ouvriers. Il n'est donc pas étonnant que le site ait fini par être classé "Seveso".
 
Extrait des Grandes heures du Mouvement Ouvrier dans la Nièvre/ Maurice Joinet/ avril 2004
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Lambiotte - carbonisation et produits chimiques

22 Avril 2015 , Rédigé par education-programme

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Lambiotte - carbonisation et produits chimiques
Lambiotte - carbonisation et produits chimiques
Lambiotte - carbonisation et produits chimiques
Lambiotte - carbonisation et produits chimiques
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Lambiotte - carbonisation et produits chimiques
Lambiotte - carbonisation et produits chimiques
Lambiotte - carbonisation et produits chimiques
Lambiotte - carbonisation et produits chimiques

Lambiotte, ancienne place forte de l’industrie chimique, offre aujourd’hui une vision glaciale de carcasses métalliques et de hangars en ruines. Sans parler du sous-sol, qui a refroidi les collectivités.
La Ville de Prémery et la Communauté de communes ne conserveront aucun bâtiment de Lambiotte. Être propriétaire des pierres, cela signifiait être responsable du sol. Justement le problème... Seules deux petites tours devraient rester en place.
C’était une usine, c’est devenu un monstre. Il n’en restera quasiment rien. La municipalité de Prémery et la Communauté de communes Entre Nièvres et Forêts viennent de renoncer à l’idée de conserver le moindre bâtiment sur le site Lambiotte, qui a fermé ses portes fin 2002. Selon un arrêté préfectoral datant du 21 septembre 2010, seules deux petites tours en pierres devraient être sauvées.

Depuis dix ans, l’ancienne entreprise chimique, spécialisée dans la carbonisation du bois, est une ombre terrifiante qu’un vaste chantier de dépollution, placé sous haute sécurité, s’emploie à chasser. 1.600 tonnes de produits dangereux ont été évacués.
« Il y a quelques années, on a vu des fûts exploser et sauter à dix mètres du sol », rapportent plusieurs témoins. Aujourd’hui, Lambiotte est enfermée derrière un grillage.
Les collectivités ont un temps songé à préserver plusieurs éléments du patrimoine. Une commission réunissant élus, architectes, historiens, anciens de Lambiotte et habitants, a même été créée pour plancher sur la question. « Il fallait se laisser le temps de la réflexion », rapporte le président de l’intercommunalité, Jacques Legrain. Réflechir pour connaître le coût, financier et écologique, de la mémoire.
Lors d’un récent conseil municipal, la Ville de Prémery a tranché. Si Lambiotte « constitue une page très importante de notre histoire », a-t-il été expliqué, les bâtiments présentant un intérêt architectural sont « très dispersés ». La présence massive d’amiante sur certaines toitures a également dissuadé d’aller plus loin.
Par ailleurs, « réclamer le maintien de ces bâtiments revenait à demander la propriété des sols et… de la pollution », justifie le maire, Gilbert Germain. Qui rêve de redorer le blason de la commune : « Dans le passé, il faut quand même savoir que McDonald’s a refusé de recycler ses huiles de friture dans le coin pour ne surtout pas être associé à l’image de Lambiotte »...
Lambiotte, un site orphelin dont personne ne réclame la paternité. « Le principe de précaution prévaut », indique une source proche du dossier. « L’état du sous-sol fait peur. On ne sait pas vraiment ce qui s’y cache et on n’a pas envie de prendre de risques. Les collectivités n’ont pas les moyens ». Selon la municipalité, la pollution des sols « se situerait surtout dans la partie chimie » et « sous les bâtiments ». La présence de benzène est évoquée.
Se souvenir... quand même
La Communauté de communes s’est, elle aussi, refusée à « prendre la propriété ou la responsabilité » des lieux. Mais le président, Jacques Legrain, ne veut pas oublier. Il est prêt à faire table rase du bâti, mais pas du passé. Convaincu qu’« on n’a pas encore fait le deuil » de Lambiotte, il appelle à « conserver une mémoire ». En plus d’un projet de musée virtuel, l’intercommunalité réfléchit à collecter du mobilier et à valoriser un urbanisme local très marqué par l’ère Lambiotte.
La déconstruction du site devrait débuter au premier semestre 2013. En plus d’une desserte routière, qui pourrait préparer une éventuelle reconversion industrielle, Jacques Legrain plaide pour « un aménagement paysager ». Des parcours pédagogiques pourraient être proposés. « Pour qu’on se souvienne de ce qu’il arrive quand on fait n’importe quoi. Et pour montrer que la nature peut reprendre le dessus ».
 
Stéphane Vergeade/ lejdc.fr/ 31/08/12 - 06H17
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Les cars Petits à Fourchambault

21 Avril 2015 , Rédigé par education-programme

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Traversée de la Loire dans la région de Tours lors d'une excursion. Le pont ayant été détruit pendant la guerre, le passage du car Chausson se fit par bac.

Traversée de la Loire dans la région de Tours lors d'une excursion. Le pont ayant été détruit pendant la guerre, le passage du car Chausson se fit par bac.

Gare routière de Nevers, deux véhicules des cars Petit de marque Renault et Delahaye

Gare routière de Nevers, deux véhicules des cars Petit de marque Renault et Delahaye

La gare routière de Nevers vers 1950

La gare routière de Nevers vers 1950

Excursion dans les années 50

Excursion dans les années 50

Epilogue - de gauche à droite: B. Germetz, C. Joumier, R. Migny, R. Ciavaldini, R. Eckert, A. Limoge, J-Y. Bally  F. Targarona, J. Guillaume, P. Philippe, P. Gorget

Epilogue - de gauche à droite: B. Germetz, C. Joumier, R. Migny, R. Ciavaldini, R. Eckert, A. Limoge, J-Y. Bally F. Targarona, J. Guillaume, P. Philippe, P. Gorget

La société des Cars Petit de Fourchambault, entreprise familiale de transport voyageur, a effectué de 1945 à 1987 des ramassages scolaires, des transports de personnel, des voyages touristiques en France et à l'étranger et tout transport à la demande.

Historique des Cars Petit :
1945, Achat aux Et. REMY de la ligne de transport voyageurs POUGUES-les-EAUX  FOURCHAMBAULT MARZY NEVERS par François PETIT
1957, Achat à Mr. FLEURY de la ligne NEVERS MAGNY-COURS - St. PARIZE le CHATEL par Robert PETIT
1958, Création de la Société des AUTOBUS-NIVERNAIS avec Jean MAZAURIC et Robert PETIT pour transporter les ouvriers de l'usine ACMA
1960, Création des services URBAIN de NEVERS par Robert PETIT
1961, Achat à Mr. PROST de la ligne NEVERS St. PIERRE-le-MOUTIER SANCOINS par Robert PETIT
1965, Création de la société CARS PETIT & Cie. par François et Robert PETIT
1971, Achat à Mr. PUZENAT de la ligne BEFFES MARSEILLE-les-AUBIGNY NEVERS
1975, Achat à Mr. PICQ de la ligne PREMERY GUERIGNY NEVERS
1979, Création de l'agence de voyages ECOTOUR avec Serge MERCURE transporteur à CHATEAU-CHINON et Robert PETIT
1980, Achat à Mr. GRIMOIN de la ligne LA GUERCHE sur L'AUBOIS NEVERS
1987, Rachat de la SOCIETE des CARS PETIT par Mr. Serge MERCURE transporteur à CHATEAU-CHINON

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Activités artistiques

21 Avril 2015 , Rédigé par education-programme

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Dîner du Groupe rue du Fer à Nevers, vers 1920

Dîner du Groupe rue du Fer à Nevers, vers 1920

Dans la Nièvre, un atelier de peintre à la même époque

Dans la Nièvre, un atelier de peintre à la même époque

Marc Vérat en train de peindre en 1970

Marc Vérat en train de peindre en 1970

Activités artistiques
Marc Vérat à l'époque des Beaux-Arts de Reims en 1969

Marc Vérat à l'époque des Beaux-Arts de Reims en 1969

Activités artistiques
Marc et Arlette le premier modèle - 1967

Marc et Arlette le premier modèle - 1967

Mademoiselle Fanny Philippe modèle
Mademoiselle Fanny Philippe modèle

Mademoiselle Fanny Philippe modèle

Les Tambours du Bronx

Les Tambours du Bronx

Activités artistiques
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