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Retraites et égalité républicaine

14 Septembre 2017 , Rédigé par education-programme

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Laurent Wauquiez, par exemple, a déjà cumulé - en toute légalité - 13 ans de droits à la retraite pour seulement deux mois passés au Conseil d'état.

Diplômé de l'Ena, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a commencé sa carrière en avril 2001 en tant que fonctionnaire du Conseil d'État. Auditeur de seconde classe, il est promu maître des requêtes en avril 2004.
Un poste qu'il n'occupe que deux mois puisque Laurent Wauquiez décide ensuite de se consacrer à la vie politique et à la campagne législative partielle de 2004 en Haute-Loire. Date à laquelle, il devient député.
L'ancien ministre s'est alors "mis en détachement" de ses fonctions au Conseil d'État. Un statut qui offre un double avantage : premièrement, ce statut garantit une "roue de secours" en cas de défaite électorale mais il permet également d'accumuler des points de retraite. Un arrêté pris le 4 septembre 2017 et publié au Journal officiel explique même que ce détachement "sera effectif jusqu'en 2022". Au final, l'ancien ministre a donc déjà cumulé 13 ans de cotisations pour seulement deux mois de travail dans l'institution du Palais-Royal.
L'ancien maire du Puy-en-Velay n'est pas le premier ciblé pour ce procédé :
en 2014, l'hebdomadaire Marianne avait ainsi révélé que François Hollande était en détachement de la Cour des comptes depuis plus de 30 ans. D'autres politiques cumulent également leurs droits à la retraite avec leurs indemnités d'élus. Quelques-uns ont cependant choisi de démissionner de la fonction publique, comme Bruno Le Maire en 2012. L'actuel ministre de l'Économie avait expliqué vouloir "en finir avec cette logique de caste". "On ne peut pas demander aux plus fragiles de prendre des risques, et en même temps maintenir une sécurité totale pour ceux qui sont les mieux placés dans la société".
Quelques remarques mentionnent qu'après tout les salaires et avantages des "hauts" fonctionnaires et hommes politiques restent relatifs.
Effectivement ! Mais pour les footballeurs, entre-autres, les résultats demeurent directement mesurables, en tout cas aucunement à vie, et personne n’oblige personne à assister aux spectacles, ni à acheter lesdits produits dérivés.
Pour les autres, non seulement la lisibilité de l’action n’est pas toujours évidente mais, ce qui devient franchement plus gênant, ils se rétribuent et financent leurs projets, bons et mauvais, sur les fonds publics.

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