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La Biennale de juillet 1993

6 Décembre 2015 , Rédigé par education-programme

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La Biennale de juillet 1993
La Biennale de juillet 1993
Marc Vérat, commissaire de l'exposition et Christiane Bondoux

Marc Vérat, commissaire de l'exposition et Christiane Bondoux

Le sculpteur Georges Oudot et sa compagne

Le sculpteur Georges Oudot et sa compagne

L'avocat Michel Thuriot, Président du Groupe, et Pierre Bellon

L'avocat Michel Thuriot, Président du Groupe, et Pierre Bellon

Estelle, une charmante visiteuse

Estelle, une charmante visiteuse

Le graveur Richard Lemaitre en compagnie de Daniel Siméon

Le graveur Richard Lemaitre en compagnie de Daniel Siméon

La Biennale de juillet 1993
La Biennale de juillet 1993

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L'Est Républicain 30/05/2016 20:01

Qui veut acheter Madame Pompidou, mais aussi Balladur, Pierre Mendès France ou Gaston Flosse, le sulfureux patron de la Polynésie dans les années 70-80 ? C’est un événement que prépare depuis longtemps MeGérard Dufrêche, à la salle des ventes des Chaprais, à Besançon. La vente de l’atelier de l’artiste bisontin Georges Oudot, décédé en 2004. Ou plutôt un tiers de l’ensemble, réparti entre les trois héritiers. La maison et l’atelier de la rue de la Vaite, désormais vendus, il est question ici de faire table rase du passé d’un artiste qui a marqué sa ville et sa région.
Cote en baisse
Formé à Besançon puis à Paris, Georges Oudot s’était fait le spécialiste des sculptures, reprenant, voire imitant pour ses détracteurs, le style de Volti, de Laurens ou Maillol. 250 lots seront vendus ce jeudi 14 avril à 14 h 30 (visite possible le matin). Beaucoup de lots de moindres importances ont été proposés à la vente durant ces derniers mois. « Cette fois, c’est le meilleur », précise Gérard Dufrêche, « des dessins de belle dimension, des plâtres, des bronzes et même son chevalet avec son tablier en cuir. Il y a déjà des contacts nombreux. »
Même si la cote de Georges Oudot n’atteint plus, aujourd’hui, les prix qu’elle a pu connaître de son vivant, le commissaire-priseur espère plus de 2 000 € pour les plus beaux bronzes. Parmi les lots, quelques vraies originalités, comme ce fusain représentant Édouard Balladur, qui fut aussi immortalisé en statue. On trouve aussi un plâtre de Claude Pompidou, de Pierre Mendès France ou d’Edgar Faure.
Protégé d’Edgar Faure
Georges Oudot, véritable artiste officiel de l’époque, franc-maçon actif, faisait ainsi l’objet de diverses commandes publiques et privées de puissants de l’époque appréciant son talent à les représenter dans des nobles postures. Son amitié avec Edgar Faure l’amènera à reproduire, plusieurs fois, le chauve président comtois. Il créera même son épée d’académicien. Il en fera de même avec Jacques Soustelle.
Georges Oudot, pourtant pas vraiment aux avant-gardes, s’en trouvera aussi parachuté premier président du Fonds régional d’art contemporain, financé par la Région. Un titre qui s’ajoute à ces nombreuses médailles et distinctions.
Qui achètera, demain, Balladur, Gaston Flosse, et les autres ?
La vente de ce jeudi dira aussi où en est le créateur de nombreux monuments à Besançon et en Franche-Comté. Qu’est devenue la gloire de Georges Oudot ?
Georges Oudot, vente le jeudi 14 avril, à partir de 14 h 30 à l’hôtel des ventes des Chaprais à Besançon. Visite le matin de la vente.

Philippe SAUTER/ L’Est-Républicain