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Chambre de Commerce et Bourse du Travail

15 Avril 2015 , Rédigé par education-programme

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Chambre de Commerce et Bourse du Travail
La Bourse du Travail avec, en rez-de-chaussée, le départ de la future Maison de la Culture. 12 mars 1966, le préfet de la Nièvre Olivier Philip s'est rendu à Nevers en compagnie d'Emile Biasini, représentant d'André Malraux, pour la pose de la première pierre de la maison de la culture.

La Bourse du Travail avec, en rez-de-chaussée, le départ de la future Maison de la Culture. 12 mars 1966, le préfet de la Nièvre Olivier Philip s'est rendu à Nevers en compagnie d'Emile Biasini, représentant d'André Malraux, pour la pose de la première pierre de la maison de la culture.

Juste à côté et quelques temps après, construction de l'hôtel Mercure d'aujourd'hui.

Juste à côté et quelques temps après, construction de l'hôtel Mercure d'aujourd'hui.

Gilles Tasset est arrivé à Nevers à 5 ans. Amateur de patrimoine, il ne décolère pas : « Le potentiel n’est pas assez mis en valeur. D’incroyables erreurs ont été validées. Et les élus successifs ont commis plus de dégâts que les bombardements de juillet 1944 ».
Suite des visites de quartier avec un petit tour, aujourd'hui, à Saint-Genest. C'est un habitant de la rue du Singe, Gilles Tasset, qui sert de guide. Et autant le dire tout de suite, il est assez critique, tant il juge que les atouts de la ville ne sont pas mis en valeur.
« L'ignoble résidence grise »
Il explique : « Grosso modo, Saint-Genest, c'est une zone assez limitée en surface. Elle va de la première enceinte des Remparts, visible très partiellement rue Saint-Genest, derrière la pizzeria Le Florentin, et qui date officieusement du Ve siècle, jusqu'à la deuxième enceinte, visible en particulier dans les Jardins de la Porte du Croux ». Une seconde muraille construite beaucoup plus tard, sur décision de Pierre de Courtenay, au XIIesiècle.
Dans ce périmètre, il y a de très nombreux bâtiments intéressants, comme la Tour Goguin, l'îlot du Grand Monarque, l'îlot du Singe, plusieurs anciennes faïenceries (La Royale, l'Autruche, Ecce Homo…), le Musée de la Faïence, la Cour de l'Abbaye, des rues en escaliers, l'ancienne maison close, l'ancien commissariat, etc. Et puis aussi quelques horreurs : « C'est le cas de l'ignoble résidence grise construite à côté de la Tour Goguin. C'est au moins aussi moche que l'ensemble Maison de la Culture, Maison des Sports et Bourse du Travail. Et on voit bien cette mocheté en arrivant par le pont de Loire. Bonjour l'accueil pour les touristes ».
« L'incurie des édiles de Nevers »
Autre bâtiment que déteste Gilles Tasset, la résidence Arpage : « Si la verrière n'est pas trop mal, le reste est laid ». Idem pour certaines constructions récentes : « Comment peut-on laisser faire dans une ville classée Art et Histoire ? D'autant qu'au départ, il y avait des enduits en chaux grattée sur les murs. Mais, récemment, ils ont été repeints dans un jaune presque fluorescent ».
Gilles Tasset regrette aussi beaucoup le Gai Rivage : « Il y avait une petite bambouseraie derrière, qui aurait très bien pu être intégrée aux Jardins des Remparts. Et des bâtiments du XVII e siècle. Tout ça a été rasé, alors qu'ils auraient pu être restaurés ».
Quant à l'école des Impôts, le CNFP, qui donne rue de Gonzague, cet amoureux des vieilles pierres pense « qu'il aurait très bien pu être construit ailleurs. Surtout que c'est dans une zone inondable. C'est l'un des exemples de l'incurie des édiles de Nevers, toutes tendances confondues. Ils ont fait plus de dégâts dans les quartiers historiques que les bombardements de juillet 1944 », juge t-il.
Arrivé à 5 ans à Nevers, Gilles Tasset regrette qu'il n'y ait jamais eu, à ce jour, « une réelle volonté » de faire classer en Secteur sauvegardé tous les périmètres à valoriser : « D'accord, ce sont des dossiers très lourds à mettre sur pied. Des démarches qui peuvent durer des années. Mais après, les subventions tombent de tous les côtés. Mais voilà, les maires n'osent pas trop se mouiller. Car avoir un périmètre sauvegardé, cela veut dire qu'il faut faire dégager tout ce qui jure sur les bâtiments, comme les fenêtres ou les volets en plastique, les portes de garage hideuses, les réhabilitations faites n'importe comment... Mais si l'on fait ce qu'il faut, ça paye ! Car les touristes arrivent, les acheteurs de bâtiments refaits investissent. Tout cela génère une relance économique. Il y a beaucoup de villes plus petites que Nevers qui ont suivi ces démarches. Et qui sont aujourd'hui magnifiques et extrêmement bien fréquentées. Mais à Nevers, c'est bien connu, on fait surtout tout à l'envers, tout de travers ! »
« Musée tristounet »
S'agissant du nouveau sens de circulation, Gilles Tasset n'a pas d'avis aussi tranché : « C'est pas mieux, c'est pas pire. Par contre, depuis les travaux de réfection, quand il pleut, c'est inondation à chaque fois en bas de la rue ».
Pour le Musée, il juge la réhabilitation réussie : « Mais il manque d'animations. C'est tristounet. Et puis les faïences auraient dû investir le palais ducal. Cela aurait eu un tout autre impact. Car les touristes vont naturellement au palais ducal, alors que le Musée, les gens ne savent pas comment y aller ».
Dominique Souverain/ 26/03/15 - 16H59/ lejdc.fr

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Michele BROUNE 25/04/2015 09:56

From: Michele BROUNE

Sent: Thursday, April 23, 2015 5:57 PM
Subject: blog

Apprécié la série historique : séquences années 60 où la mémoire est une embellie
teintée de nostalgie pour nos années “jeunesse” !
Bien l’article de Gilles TASSET, un vieux pote...
Pour les photos vintage, il ne me reste pas grand chose:
le carnaval de Nevers en 68, une sortie associative à BERLIN en 67.
Je vais voir , le WE étant annoncé très moche, je prendrai le temps et t’enverrai
les numérisation. Tu Vérat si ça mérite...
Côté jardin, j’ai bien trimé, gazon et forêt vierge!
Bises.