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Nevers - Tranches de vie

31 Mars 2015 , Rédigé par education-programme

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Nevers - Tranches de vie
Bar-Club de La Rotonde

Bar-Club de La Rotonde

1991 - Le patron, c'était Michel Bézé, au centre de la photo... Aujourd'hui décédé. Il avait fréquenté Jean-Charle Willoquet et comptait dans le fameux gang des châteaux, mais cet ancien coureur cycliste (qui courait en duo avec Martin Martinez à ses débuts) n'a jamais, dans toute sa "carrière", utilisé une arme à feu. Il avait réussi à s'évader de la prison de Dijon, en 1977, sans aucune violence et s'était rendu, de lui-même, en contactant un journaliste du Journal du Centre, mon ancien confrère Guy Pommeau, qui le raconte. Un vrai caïd, comme on n'en fait plus !

Pour ce reportage, j'étais avec Bernard Jallat, grand ami du daron... AH
 
D'accord avec Gustave Konhard, cet endroit avait un autre nom que j'ai oublié, Mes parents habitaient rue Jules Renard, juste derrière la rue de la Rotonde. Et à cette époque on le considérait comme un endroit peu fréquentable d'après ce qu'ils me disaient lorsque je venais en vacances. Non ? CB
 
Envoyé de mon iPad=
 
LE JDC - NEVERS : 27/09/14 - 06H07

À l’occasion de ses 70 ans, Le Journal du Centre a convié ses "anciens" pour un revival de leurs glorieuses années. Guy Pommeau, journaliste de 1963 à 1995, revient, à travers une visite des locaux du journal, sur la reddition surprenante de Michel Bezé.

« Un truand entre guillemets »
Il y a bien François Mitterrand : « Je l’ai connu au plus bas, comme au plus haut », explique-t-il. Mais il y a aussi, et surtout, Michel Bezé. Un « truand entre guillemets », insiste Guy Pommeau. « Il a beau avoir fréquenté Jean-Charles Willoquet et fait partie du gang des châteaux, il n’a jamais fait usage de violences ou d’armes à feux », assure le retraité de bientôt 80 ans.
À l’origine, c’est sur les critériums cyclistes de la région que “La Pomme” le découvre. Autre époque, autre vie. « Un avenir de champion s’offrait à lui. Il formait un sacré duo avec Martin Martinez. » À l’époque, le journaliste se plaît à les attaquer dans ses papiers. Plus pour les motiver que pour les critiquer vertement.
Condamné à plusieurs reprises, Michel Bezé va vite passer des comptes rendus sportifs aux chroniques judiciaires. Mais toujours sous la plume du journaliste neversois.
Lors d’une affaire aux Assises de la Nièvre, Guy Pommeau s’aperçoit et insiste dans les colonnes du Journal du Centre que Bezé et sa bande sont jugés sur des intentions et non des faits. « Ils vont alors se pourvoir en cassation et le jugement sera cassé. De cet épisode, il m’accordera une certaine confiance. » Malgré cet avertissement, Bezé ne se refait pas. Et en 1977, le voilà condamné pour une affaire de banditisme. Il se retrouve à purger une peine à Dijon. « Un jour, alors qu’il dirigeait le chargement d’un camion, il réalise que les portes de la cour de la prison sont ouvertes. Il prend la fuite. »
Une traque entre les gendarmes et Michel Bezé débute alors. Celle-ci va perdurer jusqu’à cette journée où Guy Pommeau reçoit un coup de fil… du fugitif.
« Il m’explique que son frère va m’apporter le lendemain une lettre. » Dans cette dernière, Michel Bezé fait part de son évasion, notamment motivée pour rejoindre sa compagne, mais annonce surtout vouloir effectuer sa reddition auprès du journaliste nivernais. Qui accepte.
Un respect mutuel
Rendez-vous est pris le lendemain à l’Hôtel du Laboureur, à Torteron, dans le Cher. « Le lieu n’est pas choisi au hasard. C’est là qu’il a gagné une de ses courses cyclistes. Plus que cela. Il souhaitait se rendre auprès des gendarmes du Cher afin d’éviter en particulier un officier de gendarmerie de la Nièvre. »
Une fois sur place, et entouré d’une dizaine de proches de Michel Bezé, Guy Pommeau contacte la brigade de Jouet-sur-l’Aubois, avec cette recommandation : « Il ne veut pas être menotté devant Monette », sa compagne de l’époque qui la rejoint lors de sa fuite.
Retour à la case départ pour Michel Bezé qui n’oubliera pas pour autant Guy Pommeau. « II y a une quinzaine d’années, connaissant l’issue d’un cancer dont il était atteint, il avait demandé que je sois un des premiers prévenus. » Quelque temps plus tard, Guy Pommeau recevra ce terrible appel. Brisant ce fameux fil rouge.
Pierre Peyret
 
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Louis Sarraud, ébéniste rue des Récollets - photo d'Alain Haye 1991

Louis Sarraud, ébéniste rue des Récollets - photo d'Alain Haye 1991

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