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Les années Vespa

28 Février 2015 , Rédigé par education-programme


Fourchambault - Nièvre

La Vespa française a été fabriquée pendant une dizaine d'années, de 1951 à 1962, à Fourchambault par la Société ACMA - Ateliers de Construction de Motocycles et Accessoires. Cette période a profondément influencé la vie locale.
L'usine a regroupé plus de 2 800 salariés en 1958. Certains y ont vu leur vie professionnelle prendre son départ et tous se souviennent avec émotion de cette époque.
"Il fallait travailler dur, parfois plus longtemps que le prévoyait la durée légale du travail, mais on y était bien et le salaire atteignait presque le double de celui des autres entreprises."
Des Vespas frabriquées à Fourchambault partaient au Japon, en Amérique, en Indochine, et l'armée passait des commandes... Toute une vie sociale et associative gravitait autour du scooter.

Octobre 1962
La dépêche vient de tomber :
Simca succède à Vespa, les Italiens à l'origine des deux entreprises ont réussi à s'entendre !
Le délégué général Labbrie, de Simca Industrie, a téléphoné à Monsieur Hostner, maire de Fourchambault, pour lui annoncer que sa maison allait prendre possession au 1er novembre prochain des locaux que lui a vendus la firme ACMA. Dans les jours à venir, seuls quelques ouvriers seront à l'oeuvre pour procéder à la remise en état des lieux et à leur entretien.

Les années Vespa
Les années Vespa
Les années Vespa
Les années Vespa
Les années Vespa
Les années Vespa
Les années Vespa
Les années Vespa
Les années Vespa
Les années Vespa
Les années Vespa
Denise et Suzanne

Denise et Suzanne

Les années Vespa
Les années Vespa
Les années Vespa

Francis Prestat et René Griveau avaient le même âge lorsqu’ils sont entrés à l’ACMA : 17 ans et demi. Ils se souviennent tous les deux de s’y être plusieurs fois croisés. Le premier y a passé un peu plus de six ans. Le second, deux. Intenses tranches de vie...
Incontestablement, la marque “Vespa” a marqué sa vie ! “J’y étais” peut dire aujourd’hui Francis Prestat, sans doute assez fier, à juste titre, d’avoir participé à l’aventure vrombissante de la “guêpe”.
Vespa, sésame pour l’emploi. Son C.A.P d’ajusteur en poche, Francis Prestat, savait que Vespa était un nom magique pour trouver du travail : « L’entreprise faisait appel aux collèges alentour pour recruter des ouvriers sortant de la filière technique ». Lui, était de ceux-là. Alors, tout juste sorti du Collège moderne et technique de Nevers, en 1951, il est entré à l’ACMA, six mois après son ouverture. « C’était une usine où régnait une ferme discipline. On ne pouvait pas circuler dans les ateliers sans autorisation. Chacun avait un badge de couleur au revers du bleu de travail ou de la blouse afin d’identifier l’atelier de rattachement. Des gardiens contrôlaient sans cesse... »

Le secret bien gardé. De ses deux mois passés aux retouches des scooters, Francis Prestat se souvient d’un détail qui le fait encore sourire : « C’était un petit atelier séparé par des planches de celui de la conception où étaient réalisées, dans le plus grand secret, les maquettes en bois de la future Vespa 400. Alors, par les interstices, je regardais. C’était interdit, mais on le faisait tout de même... »
Football et musique. Côté salaire ? « On gagnait bien sa vie, mais il fallait faire beaucoup d’heures supplémentaires... »
L’ACMA savait fédérer son personnel : une équipe de foot pour les sportifs. Et un orchestre, le Vespa Rythmes, pour les amateurs de musique ; il s’est d’ailleurs taillé un joli succès, bien au-delà de Fourchambault et du département, « il tournait dans toute la France ! »
Le bruit « feutré » de la guêpe. Francis Prestat lâche un aveu : « Lorsque ces petits engins sont sortis (les scooters Vespa), je ne voulais pas en acheter un, car j’en voyais toute la journée... » Lui, préférait la moto. Mais, sans se faire prier, il reconnaît : « Le Vespa était très silencieux par rapport à une moto, « un bruit feutré ». Et il avait « de l’élégance ».
Aujourd’hui, Francis profite de sa retraite. Il est vice-président du Vespa Club de Fourchambault depuis 2002. Et a gardé l’esprit Vespa.

Jean-François Perret, le jdc.fr

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PERRET J-F lejdc.com 25/10/2015 18:43

Francis Prestat et René Griveau avaient le même âge lorsqu’ils sont entrés à l’ACMA : 17 ans et demi. Ils se souviennent tous les deux de s’y être plusieurs fois croisés. Le premier y a passé un peu plus de six ans. Le second, deux. Intenses tranches de vie...
Incontestablement, la marque “Vespa” a marqué sa vie ! “J’y étais” peut dire aujourd’hui Francis Prestat, sans doute assez fier, à juste titre, d’avoir participé à l’aventure vrombissante de la “guêpe”.
Vespa, sésame pour l’emploi. Son C.A.P d’ajusteur en poche, Francis Prestat, savait que Vespa était un nom magique pour trouver du travail : « L’entreprise faisait appel aux collèges alentour pour recruter des ouvriers sortant de la filière technique ». Lui, était de ceux-là. Alors, tout juste sorti du Collège moderne et technique de Nevers, en 1951, il est entré à l’ACMA, six mois après son ouverture. « C’était une usine où régnait une ferme discipline. On ne pouvait pas circuler dans les ateliers sans autorisation. Chacun avait un badge de couleur au revers du bleu de travail ou de la blouse afin d’identifier l’atelier de rattachement. Des gardiens contrôlaient sans cesse... »

Le secret bien gardé. De ses deux mois passés aux retouches des scooters, Francis Prestat se souvient d’un détail qui le fait encore sourire : « C’était un petit atelier séparé par des planches de celui de la conception où étaient réalisées, dans le plus grand secret, les maquettes en bois de la future Vespa 400. Alors, par les interstices, je regardais. C’était interdit, mais on le faisait tout de même... »
Football et musique. Côté salaire ? « On gagnait bien sa vie, mais il fallait faire beaucoup d’heures supplémentaires... »
L’ACMA savait fédérer son personnel : une équipe de foot pour les sportifs. Et un orchestre, le Vespa Rythmes, pour les amateurs de musique ; il s’est d’ailleurs taillé un joli succès, bien au-delà de Fourchambault et du département, « il tournait dans toute la France ! »
Le bruit « feutré » de la guêpe. Francis Prestat lâche un aveu : « Lorsque ces petits engins sont sortis (les scooters Vespa), je ne voulais pas en acheter un, car j’en voyais toute la journée... » Lui, préférait la moto. Mais, sans se faire prier, il reconnaît : « Le Vespa était très silencieux par rapport à une moto, « un bruit feutré ». Et il avait « de l’élégance ».
Aujourd’hui, Francis profite de sa retraite. Il est vice-président du Vespa Club de Fourchambault depuis 2002. Et a gardé l’esprit Vespa.

Jean-François Perret, lejdc.fr

Jean-Louis BALLERET 16/03/2015 10:39

Bonjour et merci Mr Balleret.
Je ne doute pas, vous serez élu ou plus exactement réélu pour ces départementales.
D'ailleurs, en osant un peu vous auriez sans doute pu être maire de Nevers mais, tout comme JP Harris dont vous êtes le digne successeur, ne l'avez-vous réellement souhaité.

Pour ma part, je reste dubitatif...

Compagnons,
Vous demandez à un homme de bonne volonté, qui n'est ni votant ni candidat, de vous exposer quelles sont ses idées sur l'exercice du droit de suffrage.
Le délai que vous m'accordez est bien court, mais ayant, au sujet du vote électoral, des convictions bien nettes, ce que j'ai à vous dire peut se formuler en quelques mots.
Voter, c'est abdiquer ; nommer un ou plusieurs maîtres pour une période courte ou longue, c'est renoncer à sa propre souveraineté. Qu'il devienne monarque absolu, prince constitutionnel ou simplement mandataire muni d'une petite part de royauté, le candidat que vous portez au trône ou au fauteuil sera votre supérieur. Vous nommez des hommes qui sont au-dessus des lois, puisqu'ils se chargent de les rédiger et que leur mission est de vous faire obéir.
Voter, c'est être dupe ; c'est croire que des hommes comme vous acquerront soudain, au tintement d'une sonnette, la vertu de tout savoir et de tout comprendre. Vos mandataires ayant à légiférer sur toutes choses, des allumettes aux vaisseaux de guerre, de l'échenillage des arbres à l'extermination des peuplades rouges ou noires, il vous semble que leur intelligence grandisse en raison même de l'immensité de la tâche. L'histoire vous enseigne que le contraire a lieu. Le pouvoir a toujours affolé, le parlotage a toujours abêti. Dans les assemblées souveraines, la médiocrité prévaut fatalement.
Voter c'est évoquer la trahison. Sans doute, les votants croient à l'honnêteté de ceux auxquels ils accordent leurs suffrages — et peut-être ont-il raison le premier jour, quand les candidats sont encore dans la ferveur du premier amour. Mais chaque jour a son lendemain. Dès que le milieu change, l'homme change avec lui. Aujourd'hui, le candidat s'incline devant vous, et peut-être trop bas ; demain, il se redressera et peut-être trop haut. Il mendiait les votes, il vous donnera des ordres. L'ouvrier, devenu contre-maître, peut-il rester ce qu'il était avant d'avoir obtenu la faveur du patron ? Le fougueux démocrate n'apprend-il pas à courber l'échine quand le banquier daigne l'inviter à son bureau, quand les valets des rois lui font l'honneur de l'entretenir dans les antichambres ? L'atmosphère de ces corps législatifs est malsain à respirer, vous envoyez vos mandataires dans un milieu de corruption ; ne vous étonnez pas s'ils en sortent corrompus.
N'abdiquez donc pas, ne remettez donc pas vos destinées à des hommes forcément incapables et à des traîtres futurs. Ne votez pas ! Au lieu de confier vos intérêts à d'autres, défendez-les vous-mêmes ; au lieu de prendre des avocats pour proposer un mode d'action futur, agissez ! Les occasions ne manquent pas aux hommes de bon vouloir. Rejeter sur les autres la responsabilité de sa conduite, c'est manquer de vaillance.
Je vous salue de tout cœur, compagnons .


Elisée Reclus, lettre adressée à Jean Grave, insérée dans Le Révolté du 11 octobre 1885


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From: Jean-Louis BALLERET
To: marc verat

Sent: Sunday, March 15, 2015 7:35 PM

Subject: overblog


Bonsoir M.Verat

Merci pour l'envoi de ces études toujours intéressantes.
Elles me changent les idées dans cette période très chargée pour moi puisque je termine
la fusion-absorption de mon cabinet avant d'arrêter et je me présente aux élections départementales !

Bien à vous
JLB